Une année de volley

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Une année de volley
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La Serbie marche sur l'Europe ! Joueurs et joueuses serbes sont montés sur le toit du Vieux Continent cette année, durant laquelle le passeur belge Frank Despestele aura une nouvelle fois fait parler de lui. La demi-finale de l'Euro 2011 entre la Serbie et la Russie et le départ de Tours du clan Ngapteh ont également marqué cette édition 2011 riche en enseignements.

La Serbie marche sur l'Europe ! Joueurs et joueuses serbes sont montés sur le toit du Vieux Continent cette année, durant laquelle le passeur belge Frank Despestele aura une nouvelle fois fait parler de lui. La demi-finale de l'Euro 2011 entre la Serbie et la Russie et le départ de Tours du clan Ngapteh ont également marqué cette édition 2011 riche en enseignements. Le joueur de l'année : Frank Depestele Plutôt que de couronner d'habituels stars internationales comme le Brésilien Giba, le Serbe Miljkovic ou encore l'Italien Mastrangelo, notre rédaction a décidé de vanter les mérites d'un joueur atypique qui, malgré ses 33 printemps bien tassés, ne cesse de démontrer l'étendue de sa palette technique match après match. Instigateur et orchestrateur d'un jeu rapide et fluide, le passeur belge Franck Depestele a confirmé son statut de poison pour les défenses adverses cette saison. Grâce notamment à une vision du jeu hors-norme et à sa vitesse d'exécution, ce dernier parvient à mettre ses coéquipiers dans des situations idylliques, aussi bien en club que sur la scène internationale. L'équipe de France ne dira pas le contraire, elle qui, à chacune de ses ultimes confrontations avec la Belgique, n'est jamais parvenue à museler ce "passeur de talent qui fait briller une bonne génération d'attaquants". Le sélectionneur tricolore Philippe Blain ne s'y trompe pas au moment de faire l'éloge de Depestele, dont le titre de meilleur joueur du championnat de Belgique reçu en avril 2011, du temps où il évoluait à Roulers, après ceux glanés en 2006 et 2010, ne peut que confirmer l'immense talent d'un maître à jouer qui n'a pas fini de nous surprendre. L'équipe de l'année : La Serbie Comment ne pas adresser un grand coup de chapeau à la Serbie au sortir de cette année 2011 durant laquelle joueurs et joueuses serbes seront tout à tour montés sur la plus haute marche européenne. Portée par l'intenable Ivan Miljkovic, la sélection masculine avait rapidement montré la voie à la fin septembre en glanant son premier sacre européen au nez et à la barbe de l'Italie (3-1). Une performance sur laquelle les femmes se seront appuyées deux semaines plus tard pour s'accaparer la plus belle des breloques aux dépens des Allemandes (3-2). A l'instar des hommes, les femmes ont prouvé qu'elles étaient bien les plus fortes sur le Vieux continent cette année et que la Serbie était devenue en l'espace d'un mois la référence du volley-ball européen. Le match de l'année : Serbie-Russie, demi-finale de l'Euro 2011 Quel match ! Les plus inconditionnels du volley-ball européen n'ont pas pu oublier cette demi-finale du dernier Championnat d'Europe opposant la Russie à la Serbie. Pas favoris pour un sous au moment d'aborder les hostilités face aux Russes, vainqueurs de la Ligue mondiale quelques mois plus tôt, les Serbes ont déjoué tous les pronostics en validant leur billet pour la finale de la dite compétition au prix d'un scénario renversant (3-2). Menés deux sets à un et peu en verve depuis la fin du premier acte, ces derniers ont puisé dans leurs réserves pour effacer quatre balles de match dans la quatrième manche et conclure leur cinquième balle de set au terme d'une manche complétement folle (33-31). Un coup de massue pour la sélection russe qui ne s'en relèvera pas et qui s'inclinera de deux petits points dans le tie-break (15-13) voyant les portes de la finale de l'Euro se refermer brusquement... comme en 2009, où une certaine équipe de France lui avait déjà soufflé la vedette au même stade de la compétition (3-2). La polémique de l'année : Le départ du clan Ngapeth En décidant d'annoncer la non-reconduction de son entraîneur, Eric Ngapeth, avant même la fin de la saison, prétextant le choix d'un nouveau mode de fonctionnement, le président du Tours Volley-ball Jacques Bouhier n'avait probablement pas imaginé qu'il perdrait aussi gros, tant humainement que sportivement. Car à l'arrivée, outre la perte d'un coach compétent qui aura su glaner quatre titres depuis son arrivée en 2008, le TVB a perdu son meilleur joueur, Earvin Ngapeth, qui, sitôt l'annonce d'éviction de son père, s'est empressé de faire ses valises et de quitter le navire tourangeau à l'intersaison, comme son jeune frère, Swan. Coïncidence ou non, le TVB laissera échapper le titre de champion de France aux dépens du meilleur ennemi poitevin quelques semaines plus tard. Il faut que dire que le clan Ngapeth ne devait probablement pas être dans les meilleures dispositions possibles au moment d'aborder cette finale de Championnat de France. Et les instances dirigeantes tourangelles de se mordre les doigts... Le voeu pour 2012 : La qualification olympique des Bleus A l'heure où bon nombre d'enfants rédigent leur liste de cadeaux à transmettre au père Noël, notre rédaction a décidé de faire preuve de chauvinisme et espère que le gentil barbu vêtu de rouge et de blanc n'oubliera pas de gâter l'équipe de France en lui offrant un billet pour un tournoi de qualification mondial lui même qualificatif pour les Jeux Olympiques de Londres. Un cadeau de Noël à retardement qui permettrait aux Bleus de goûter à nouveau au rêve olympique après les épopées de 1988, 1992 et 2004. "Un rêve accessible", selon Antonin Rouzier, le pointu tricolore, qui nous confiait dernièrement que l'équipe de France était "solide avec des joueurs qui jouent à l'étranger et qui prennent de l'expérience". Des joueurs capables de déjouer les meilleurs cadors internationaux ? Le rêve est permis.