Une année Bayern ?

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Une année Bayern ?
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Les saisons paires, c'est le Bayern qui gagne... Depuis 2006, le plus titré des clubs allemands est branché sur courant alternatif, détrôné par Stuttgart, Wolfsburg et enfin Dortmund au printemps dernier. 2012 devrait donc être l'année de l'ogre munichois. D'autant que la concurrence n'a pu se renforcer à sa guise cet été...

Les saisons paires, c'est le Bayern qui gagne... Depuis 2006, le plus titré des clubs allemands est branché sur courant alternatif, détrôné par Stuttgart, Wolfsburg et enfin Dortmund au printemps dernier. 2012 devrait donc être l'année de l'ogre munichois. D'autant que la concurrence n'a pu se renforcer à sa guise cet été... Un 23e titre de champion, voilà l'objectif annoncé du Bayern alors que s'ouvre vendredi soir le nouveau chapitre de la Bundesliga. La saison passée, le Borussia Dortmund lui a volé la vedette, sacré avec une avance confortable (7 points sur Leverkusen, 10 sur Munich) bâtie avant la trêve hivernale. Un exploit dont l'écho paraît peu probable, selon l'aveu de l'entraîneur du BVB même: "En général, nous ne pouvons pas suivre le rythme imposé par le Bayern." Pour Jürgen Klopp en effet, réaliser la passe de deux serait "comme célébrer Noël et Pâques le même jour". Médiocre sur la scène continentale l'an passé, éclipsé dès la phase de poules de la Ligue Europa par le PSG et le FC Séville, le Borussia Dortmund aura à coup sûr fort à faire cette saison pour défendre son titre de champion tout en redécouvrant la Ligue des champions. Nuri Sahin, son maître à jouer, s'est envolé pour rejoindre les Galactiques madrilènes nouvelle génération et les Ilkay Gündogan, Ivan Perisic ou Chris Löwe, recrutés à l'intersaison et certes prometteurs, ont encore tout à prouver au plus haut niveau. Comme toujours une fois le titre abandonné, le Bayern, lui, n'a pas hésité à mettre la main à la poche cet été. 22 millions pour débaucher Manuel Neuer, le gardien de Schalke 04, 13,5 millions pour s'allouer les services du Citizen Jérôme Boateng et 6 millions pour arracher Rafinha au Genoa, le club phare de Munich a misé un peu plus de 40 millions d'euros sur le marché des transferts pour assurer ses arrières. Une enveloppe plutôt rondelette alors que l'investissement global des formations de Bundesliga se limite pour l'heure à 140 millions d'euros. L'exode des stars Vice-champion d'Allemagne sortant, le Bayer Leverkusen a bien recruté le Mayençais André Schürrle pour huit millions d'euros, mais dans ce transfert réside sa seule folie alors que son meneur chilien Arturo Vidal est parti exercer ses talents en Italie. Schalke 04, grand animateur du précédent mercato et orphelin de Manuel Neuer, n'a pas été plus actif. Le Werder Brême, Stuttgart ou encore Hambourg, ces équipes de premier plan qui ont beaucoup à se faire pardonner cette saison, non plus. Globalement, la Bundesliga a perdu de grands noms en cette intersaison - les Miroslav Klose (Lazio), Piotr Trochowski (Séville), Joris Mathijsen (Malaga), Hamit Altintop (Real Madrid), Ruud Van Nistelrooy (Malaga), Torsten Frings (Toronto), Ze Roberto (Al-Gharafa), Nuri Sahin (Real Madrid), Grafite (Al-Ahly), Demba Ba (Newcastle), Arturo Vidal (Juventus) Jonathan Pitroipa (Rennes) ou Frank Rost (New York). Sans toutefois séduire de nouveaux talents si ce n'est les Jérôme Boateng (Bayern), Rafinha (Bayern) ou Hasan Salihamidzic (Wolfsburg), déjà bien connus outre-Rhin. Avec son effectif stable mais renforcé, l'expérience de Jupp Heynckes sur le banc et le potentiel du tandem Robbery (Arjen Robben-Franck Ribéry), le Bayern Munich semble avoir tous les atouts en main cette saison pour récupérer le Meisterschale, le massif trophée d'argent remis chaque année au champion d'Allemagne.