Une 700e très particulière...

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Une 700e très particulière...
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Quatre jours après sa défaite en finale de la Coupe de la Ligue Montpellier est attendu à Lyon, mercredi soir, pour mettre à jour la 32e journée de Ligue 1. Un déplacement délicat d'autant plus que les Héraultais sont rentrés de Paris avec le moral dans les chaussettes. Pas idéal au moment de célébrer le 700e match du club dans l'élite du football français.

Quatre jours après sa défaite en finale de la Coupe de la Ligue Montpellier est attendu à Lyon, mercredi soir, pour mettre à jour la 32e journée de Ligue 1. Un déplacement délicat d'autant plus que les Héraultais sont rentrés de Paris avec le moral dans les chaussettes. Pas idéal au moment de célébrer le 700e match du club dans l'élite du football français. Ç'aurait pu être une grande fête. Célébrer la Coupe de la Ligue sur la pelouse de Lyon, ville natale du président Nicollin, l'homme qui a relancé le club montpelliérain en le rachetant en 1974 alors qu'il végétait en division d'honneur. Mais pour cela, il aurait fallu que le MHSC, rebaptisé ainsi en 1989, batte l'Olympique de Marseille samedi dernier au Stade de France. Au lieu de cela, c'est avec une sévère gueule de bois que les joueurs de la Paillade ont quitté la capitale, défaits sur la plus petite des marges après avoir concédé un but à dix minutes du coup de sifflet final d'un match sans relief. Le rêve des joueurs d'offrir à Montpellier son premier titre depuis la Coupe de France en 1990 s'est donc envolé. Et ils vont désormais devoir se relever. En seront-ils capables ? Dixièmes de Ligue 1 à sept levées de la fin, les hommes de René Girard ne pointent qu'à un point de la sixième place qualificative pour la Ligue Europa avant de disputer, à Lyon ce mercredi, son match en retard de la 32e journée. Mais à l'heure de lancer le sprint final, cette défaite dans ce qui constituait depuis de longues semaines leur gros objectif de la saison risque de laisser des traces. "Les joueurs étaient effondrés, commente Louis Nicollin en racontant dans les colonnes du Midi-Libre l'état du vestiaire samedi soir, certains pleuraient comme des gamins. C'était à chialer... Franchement, je me fais du souci pour la suite." Et la suite elle arrive très vite avec ce déplacement à Lyon qui veut de son côté profiter de l'occasion pour se rapprocher de Lille et Marseille en tête du championnat. Nicollin: "Lyon, ça risque d'être terrible" Plus encore parce qu'en raison des absences (Utaka, Aït-Fana, Martin) et des suspendus (Spahic, El Kaoutari), Montpellier alignera à Gerland une équipe assez proche de celle du Stade de France. Ce seront donc les malheureux vaincus de samedi qui essaieront de relever le défi lyonnais. "Lyon, ça risque d'être terrible, annonce Nicollin, parce que les pauvres, ils sont effondrés. Mais dès le match de Brest, on va se remobiliser, relever la tête et essayer de terminer en beauté." Mieux vaudrait néanmoins que les partenaires de Romain Pitau n'attendent pas dimanche pour sortir du trou au risque de le payer cher dans la capitale des Gaules. René Girard, lui aussi abattu, confiait, dans les travées du SDF, attendre désormais une réaction de son groupe. "On n'est pas franchement dans une phase euphorique alors il faut resserrer les rangs, ne pas s'éparpiller et repartir de l'avant. On va s'accrocher, et ne surtout pas lâcher. La 6e place, on verra bien..." Si les Héraultais peuvent encore envisager ce dernier billet pour la Ligue Europa - pour laquelle ils étaient tombés dès le 2e tour préliminaire l'été dernier -, la concurrence est féroce puisqu'ils sont cinq clubs à se tenir en un point entre la sixième et la dixième place. Et amoindris psychologiquement, les Montpelliérains ne partent pas favoris dans cette quête européenne. L'heure n'est vraiment pas à la fête.