"Un truc historique !"

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"Un truc historique !"
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Retrouvez les réactions des principaux acteurs de la demi-finale de l'Euro 2011 entre l'équipe de France et la Russie, disputée ce vendredi soir à Kaunas et remportée par les Bleus (79-71).

Retrouvez les réactions des principaux acteurs de la demi-finale de l'Euro 2011 entre l'équipe de France et la Russie, disputée ce vendredi soir à Kaunas et remportée par les Bleus (79-71). Ali Traoré: "Ce que je ressens ? De la joie, de l'allégresse. On vient quand même de faire un truc historique ! Ça faisait un moment qu'on n'était pas allés aux Jeux, ni en finale. Ce match-là était vraiment d'un très haut niveau. On a mieux joué que la dernière fois (face à la Grèce, ndlr) parce qu'on était plus détendus. On est mieux entrés dans le match et ça nous a permis de bien joué ensuite. Dans le vestiaire, on s'est dit qu'on allait boire un petit coup, parce qu'on l'a bien mérité. Et après, remobilisation pour la finale. On a l'argent mais on essayer d'aller chercher l'or. On n'aura aucune pression contre les Espagnols. Elle sera sur eux. Quoi qu'il arrive, notre Euro est réussi. Mais ça ne me dérangerait pas de leur piquer l'or. Cette année, on s'en fout du passé. On veut écrire notre propre histoire pour que la roue tourne. Et pour l'instant, elle tourne dans le bon sens." Joakim Noah: "Ça fait plaisir, je suis super heureux pour tous ces gars dans cette équipe qui ont vraiment tout donné. On est contents d'être dans cette position. Etre qualifiés pour les J.O., ce n'est pas rien du tout. Je pense surtout à mon gars Ronny (Turiaf), qui est resté avec nous en Lituanie alors qu'il s'est blessé à la main en début de préparation. Il y a beaucoup de gars qui, dans son cas, ne seraient pas là. Ça montre vraiment le caractère de cette équipe. Il a donné beaucoup d'étés pour les Bleus et je pense surtout à lui. C'est vraiment beau... Dans le vestiaire, il y avait beaucoup d'émotion. Pouvoir danser avec la famille, avec le public après le match, avec les joueurs, ce sont vraiment les bons moments du sport. C'est pour ça qu'on a fait une énorme préparation. Mais il faut qu'on continue. Il reste encore un match contre une très bonne équipe. On devra jouer notre meilleur basket pour battre l'Espagne." Florent Pietrus: "Je ne réalise pas vraiment. On n'a même pas un jour pour le faire. Mais c'est vraiment énorme, on est très fiers de ce qu'on a réalisé. Ce soir, on avait notre sujet sous contrôle. On est bien entrés dans ce match, mieux qu'hier (jeudi). L'équipe a montré beaucoup de courage et détermination. Cette envie nous a emmenés à Londres. Pour nous, être aux Jeux, c'est une consécration. Défiler autour du stade olympique derrière le drapeau français, il n'y a pas plus beau. Mais il reste une finale à jouer. Le plus important maintenant, c'est de savourer cette victoire et, dès demain, se concentrer sur le match contre l'Espagne. Ça sera un match très difficile. Ce sont eux les favoris de la compétition mais sur un match, tout peut arriver. Je pense qu'on peut les embêter. Et si c'est serré sur la fin, ça tournera en notre faveur." Nicolas Batum: "Je pense à Flo (Pietrus), à Ronny (Turiaf) qui est avec nous, Tony (Parker) ou Boris (Diaw) qui ont galéré ces dernières années pour en arriver là. On a fait un match énorme mais il reste quarante minutes dans cet Euro, il faudra les jouer à fond. Les Espagnols seront clairement favoris, c'est la deuxième meilleure équipe du monde derrière les Etats-Unis. Ce sera à nous de tout donner. [...] Ce soir, on a bien géré. Dans le premier quart-temps, c'était un peu un round d'observation. On a vu qu'on pouvait faire quelque chose alors on a poussé dans le deuxième. A la mi-temps, on a entendu que les Russes se sont pris une rouste dans le vestiaire. On pouvait quasiment tout entendre... Donc on savait qu'ils allaient revenir fort. Mais on a bien contrôlé, sans paniquer. On a fait un énorme boulot au rebond et puis on a mis des bons shoots. Vincent (Collet) a fait un très bon coaching aussi." "Un vrai moment de bonheur" Boris Diaw: "C'est un rêve. Depuis ma première sélection en équipe de France, on recherchait cette qualification. On est vraiment contents. Ce n'était pas joué d'avance. Au début de l'été, on s'était dits qu'il y aurait peut-être un tournoi pré-olympique mais finalement, on a réussi à l'éviter, c'est super. Aujourd'hui (vendredi), c'était vraiment un match agréable. On a pris du plaisir comparé au match contre la Grèce, où c'était très difficile, où ça ne jouait pas trop. Là, il y a eu du beau jeu. Les Russes ont pratiqué un bon basket, c'est une belle performance. Dans le dernier carré, il ne reste que des bonnes équipes et il fallait faire un match parfait défensivement pour passer. Maintenant, on reste concentrés sur le reste de l'objectif. Il nous reste un match. On sera dans une forme d'euphorie, sans pression. On va jouer contre une équipe d'Espagne qui est très forte, qui domine depuis de nombreuses années. On va arriver comme des outsiders." Nando De Colo: "Tout le monde est content de ce qu'on a pu réaliser. On savait que c'était un match avec beaucoup d'enjeu, il fallait le gagner. On a travaillé deux mois pour en arriver là. Au début, ce n'était pas facile. On avait beaucoup de nouveaux joueurs mais on a tout fait pour réussir ce qu'on voulait. Je ne sais pas si, ce soir, on a fait le match parfait. Nous, on ne retient que la victoire. La manière, on s'en fout un peu, surtout à ce niveau-là. Malgré tout, je trouve qu'on fait un gros match. On progresse défensivement, on est plus compacts. On le voit sur certaines séquences. La clé de cette rencontre, c'était le rebond. On a eu du mal sur les trois-quatre premières minutes mais on s'est tous concentrés là-dessus après. Contre l'Espagne, on ira chercher la victoire. Cette équipe a de la qualité mais elle a aussi des défauts. On est sur une bonne dynamique, on a tout à gagner. On jouera avec le coeur." Vincent Collet: "C'est un vrai moment de bonheur. De vivre ça avec cette équipe me donne énormément de joie. Ça fait deux mois qu'on est ensemble et je suis content qu'on en soit là ce soir. Si on s'était arrêtés sur la victoire d'hier (jeudi), on aurait encore dû en passer par des qualifications l'année prochaine pour aller aux Jeux. On a obtenu ce qu'on était venus chercher mais ça ne doit pas nous empêcher de rêver encore pendant deux jours et de faire une grande finale. Ce soir, c'est important de savourer. Pour le basket français, c'est une énorme victoire. Ces garçons ont toujours montré de la cohésion, un état d'esprit sans faille. On était beaucoup plus relâchés qu'hier (jeudi). On savait que ce match pouvait nous envoyer plus haut donc on a mieux joué (que face à la Grèce). Maintenant, il ne faut pas s'arrêter là. Si on veut en profiter pleinement, il faut qu'on joue le dernier match à fond."