Un sacré caractère !

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Un sacré caractère !
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Contre la Grèce, comme depuis le début de cet Euro 2011, l'équipe de France a su faire preuve d'un mental à toute épreuve pour l'emporter à l'arraché (64-56), jeudi à Kaunas, et ainsi valider son billet en demi-finales. "C'est ma plus grande satisfaction", a réagi Vincent Collet, qui espère que cette force de caractère emmènera les Bleus le plus loin possible.

Contre la Grèce, comme depuis le début de cet Euro 2011, l'équipe de France a su faire preuve d'un mental à toute épreuve pour l'emporter à l'arraché (64-56), jeudi à Kaunas, et ainsi valider son billet en demi-finales. "C'est ma plus grande satisfaction", a réagi Vincent Collet, qui espère que cette force de caractère emmènera les Bleus le plus loin possible. Les Bleus ont changé, c'est désormais une certitude. Leur plus gros défaut est devenu, cet été, l'une de leurs plus grandes qualités. Mentalement friables depuis des lustres, surtout lors des matches qui comptent, les joueurs tricolores n'ont aujourd'hui plus peur de perdre. Ni de gagner. L'équipe de France l'avait prouvé sur ses premières sorties dans cet Euro 2011, à part contre l'Espagne bien sûr, mais elle devait le confirmer en quarts de finale. Car c'était là, contre une Grèce qui lui avait causé bien des misères par le passé, que tout se jouait vraiment. C'était là qu'elle avait, aussi, calé tant de fois. A l'entame du dernier quart-temps, tout indiquait que les Bleus allaient encore rater leur rendez-vous. Avec trois points de retard (40-43, 30e), et des leaders aux abonnés absents, on voyait alors mal comment les hommes de Vincent Collet pouvaient renverser la vapeur. Sauf que cette équipe a les nerfs solides, à l'image de Tony Parker et Nicolas Batum, qui ont pris les choses en mains. "On a été sereins, calmes, il n'y a eu pas de précipitation, note l'ailier des Blazers. Dans les trois dernières minutes, on n'a perdu aucune balle. Il n'y a pas eu de shoot précipité. Maintenant, on sait gérer ça." Parker: "Les années précédentes, on n'aurait pas gagné ce match-là" Cette progression a un nom: l'expérience. Et elle peut permettre à Boris Diaw et ses partenaires de voir plus loin que le tournoi pré-olympique pour lequel ils sont déjà qualifiés. Même dans des situations compliquées, même en courant après le score pendant trente-deux minutes, ces Bleus-là sont restés une menace pour les Hellènes. "Les Grecs avaient posé un verrou, on a su l'ouvrir au bon moment. Mais pour y arriver, il fallait avoir le courage de rester au contact pendant plus de trente minutes, explique le sélectionneur tricolore. Si on avait lâché prise devant la difficulté, on n'en serait pas là. C'est la plus grande satisfaction de la soirée." Un avis que partage Tony Parker. Depuis deux semaines et demie, lui et ses coéquipiers répètent qu'ils sont plus mûrs. Ils n'auront plus besoin de le dire. "Il faut qu'on soit fiers de cette victoire parce que les années précédentes, on n'aurait pas gagné ce match-là, savoure le meneur de jeu des Spurs. Là, on n'a pas paniqué, on était dedans et on a mis les shoots importants dans le quatrième quart." Reste que leurs débuts de match sont souvent poussifs. Le contexte l'explique sans doute. Mais cela fera partie des choses à améliorer contre la Russie, vendredi soir. "On sait qu'un match, c'est quarante minutes. Mais ce serait quand même bien de démarrer les rencontres un peu mieux que ça...", souffle Joakim Noah. S'ils y parviennent, les Bleus devraient être à Londres pour de bon.