Un rouge qui fait débat

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Un rouge qui fait débat
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L'expulsion de Robin van Persie, survenue mardi soir à la 56e minute du choc Barcelone-Arsenal (3-1), fait couler beaucoup d'encre. Ecopant d'un second carton jaune pour avoir poursuivi son action, le Néerlandais n'a pas compris la réaction de l'arbitre, monsieur Busacca, qui a alors "tué le match" selon Arsène Wenger. Une analyse que ne partagent pas du tout les Catalans, à commencer par Josep Guardiola, très dur envers les Gunners.

L'expulsion de Robin van Persie, survenue mardi soir à la 56e minute du choc Barcelone-Arsenal (3-1), fait couler beaucoup d'encre. Ecopant d'un second carton jaune pour avoir poursuivi son action, le Néerlandais n'a pas compris la réaction de l'arbitre, monsieur Busacca, qui a alors "tué le match" selon Arsène Wenger. Une analyse que ne partagent pas du tout les Catalans, à commencer par Josep Guardiola, très dur envers les Gunners. On ne saura jamais quel aurait été le dénouement de ce Barcelone-Arsenal sans l'expulsion de Robin van Persie survenue à la 56e minute de ce match des étoiles. Il ne sert peut-être à rien de refaire l'histoire, les erreurs d'arbitrage étant monnaie courante dans un sport qui se refuse toujours à l'utilisation de la vidéo. Mais ce carton rouge reçu par le Néerlandais suscite forcément des réactions, et elles n'ont pas tardé dans les deux camps, tant il peut être jugé sévère et surtout déterminant sur le sort de la rencontre. Car quand monsieur Busacca, l'arbitre de ce huitième de finale retour de Ligue des champions, a décidé de renvoyer l'attaquant des Gunners aux vestiaires, ce sont bien les Anglais, lesquels tenaient alors le match nul 1-1, qui avaient posé une option sur la qualification. Le directeur du jeu, après avoir averti Van Persie dans le temps additionnel de la première période pour un geste de mauvaise humeur sur Dani Alves, a appliqué au début du second acte la règle à la lettre quand le joueur d'Arsenal, signalé hors-jeu, a poursuivi son action en frappant au but. Incompréhension dans les rangs londoniens, bonheur du Camp Nou, ce carton rouge a forcément divisé les acteurs de ce choc majuscule que toute l'Europe du football attendait. "La décision de l'arbitre est absolument incroyable, pestait Arsène Wenger devant les caméras de Canal+ après s'être verbalement accroché avec monsieur Busacca. Quand vous entendez le bruit derrière... C'est le regret de la soirée que l'arbitre n'ait pas pris plus de distance sur cette décision, c'est dommage, il a tué le match. A dix contre une équipe de cette qualité, c'est trop lourd à porter." Les buts de Xavi et Messi, son deuxième de la soirée, étaient passés par là entre temps pour offrir au Barça son billet pour les quarts de finale. Guardiola: "La réalité, c'est qu'ils n'ont pas aligné trois passes de suite" Une qualification qui, sur le plan du jeu proposé par les deux équipes, ne peut souffrir d'aucune contestation possible tant la différence était flagrante sur le pré. Josep Guardiola, la tête pensante du FC Barcelone, en fait le constat, quitte à être dur envers les Anglais. "La réalité, c'est qu'ils n'ont pas aligné trois passes de suite, ils n'ont pas tiré au but. Ils ont pourtant des joueurs de classe comme Van Persie, Nasri, Rosicky..." Difficile de donner tort à l'entraîneur des Catalans, peut-être étonné de ne pas avoir vu le vrai Arsenal mardi soir. Totalement inoffensifs, repliés dans leur camp la majeure partie du temps, les partenaires de Samir Nasri ont sans doute voulu gérer leur avantage du match aller (victoire 2-1, ndlr) en attendant les champions d'Espagne. Une tactique risquée qui n'a pas porté ses fruits. Au moment d'analyser ce deuxième acte, Guardiola, toujours devant la presse à la fin du match, refusait d'ailleurs de penser que l'infériorité numérique des Gunners pendant 35 minutes ait pu changer quoi que ce soit à l'affaire. "Ils peuvent dire qu'ils sont éliminés parce qu'ils ont joué à 10 contre 11, s'ils croient cela, si c'est leur manière d'analyser, d'accord. Il est arrivé beaucoup de choses au match aller, beaucoup. On a regardé le match, on a vu qu'on avait bien joué mais fait quelques erreurs, on a essayé de les corriger. C'est comme ça que nous, on fonctionne." De son côté, sur son Twitter, Van Persie reconnaissait sans difficulté que le Barça avait dominé les débats. Mais il gardait le mot de la fin, avec une certaine ironie, pour celui qui lui a gâché sa soirée. "Nous avons joué contre une super équipe et un arbitre encore meilleur. Il a été absolument incompétent, je pense que nous sommes d'accord là-dessus."