Un PSG bien Nenê

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Un PSG bien Nenê
@ REUTERS
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COUPE DE FRANCE - Le PSG de Nenê (1 but, 2 passes) s'est qualifié pour la finale à Angers (3-1).

Une sixième finale en 9 éditions. Le PSG et la Coupe de France, c'est une histoire qui dure. Le club de la capitale, qui a déjà remporté le trophée à 8 reprises, va disputer sa sixième finale en neuf éditions après son succès à Angers, mardi (3-1). Sur ces cinq finales, le PSG en a remporté trois (2004 contre Châteauroux, 2006 contre l'OM et 2010 contre Monaco) et perdu deux (2003 face à Auxerre et 2008 face à Lyon). Lille n'ayant plus été en finale de la Coupe depuis 1955 et le PSG étant né en 1970, l'affiche PSG-Lille sera évidemment une première à ce stade. Et sur le plan du jeu, ça promet. A lire :Paris tient sa finale

Lille-PSG, un beau final. Lille et le PSG sont les deux équipes qui ont offert le plus de jeu cette année. La Coupe de France, plus vieille compétition de clubs de l'Hexagone, ne pouvait rêver plus belle affiche pour sa finale du 14 mai. "On a fait le boulot, on a été sérieux, appliqués", a commenté Antoine Kombouaré au micro de France 2. "Lille-PSG, c'est une très belle affiche, on est super fiers parce qu'on était attendus partout. Mais maintenant, la finale, elle n'est belle que quand tu la gagnes." En cas de victoire le 14 mai, le PSG reviendrait à une longueur seulement de l'OM, qui a soulevé la Coupe à dix reprises.

Nenê, la fin de la disette. Nenê n'avait plus marqué depuis le 8 janvier dernier et le 32e de finale de Coupe de France face à Lens, au Parc (5-1). C'est donc dans cette compétition que le Brésilien a fait à nouveau tremblé les filets, lui qui avait inscrit 13 buts lors de la phase aller du championnat. Son but, le deuxième du PSG, mercredi soir, à Angers, est splendide. Le n°10 du PSG, qui participa à la contre-attaque, en fut à la conclusion sur une reprise de volée après une ouverture de Mathieu Bodmer. Bodmer-Nenê, ce fut le duo majeur du PSG mercredi soir.

Nenê double passeur. Non seulement le Brésilien a marqué, mais il a également frappé sur la barre (44e) et délivré les deux passes décisives. La première a une saveur particulière. En effet, le Brésilien déboula sur le côté gauche dans une position qui rappela son occasion au Vélodrome, lors du clasico retour face à l'OM, le 20 mars dernier (1-2). Mais, cette fois, le Brésilien n'a pas oublié son coéquipier Mathieu Bodmer en retrait. Et l'ancien Lillois a parfaitement ouvert son pied pour tromper Grégory Malicki, son ancien coéquipier dans le Nord (22e). Et peu après l'heure de jeu, c'est à Guillaume Hoarau, qui l'avait tancé pour son individualisme le mois dernier, que Nenê offrit le troisième but parisien, celui de la qualification pour la finale.

Supporters d'Angers (930x620)

© MAXPPP

Angers a tout tenté. Rapidement pris de vitesse par les Parisiens en première période, les Angevins n'ont pas pour autant baissé les bras et ils ont été logiquement récompensés de leurs efforts par Sébastien Renouard (57e). L'ancien Messin fit preuve d'un bel opportunisme et d'une belle technique pour adresser une frappe enroulée sur la gauche de Grégory Coupet. Mené 3-1, le SCO, bien soutenu par son public, aurait pu une nouvelle fois réduire le score sur une frappe de Claudio Keserü mais le Roumain trouva la barre sur un coup franc excentré (68e).

Sous les yeux de Willy Bernard. Malgré sa mise en examen pour "abus de biens sociaux, abus de crédit et faux en écriture" le 10 février dernier, le président angevin Willy Bernard a pu assister à cette demi-finale entre le SCO et le PSG, dans l'attente du délibéré le 1er juin prochain. Le jeune trentenaire est soupçonné d'avoir emprunté plusieurs centaines de milliers d'euros à son club pour régler des dépenses personnelles ou professionnelles. Il encourt deux ans de prison dont 18 avec sursis. A lire : De la prison pour Willy Bernard ?