Un pétard mouillé...

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Un pétard mouillé...
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La pluie, tombée avec intensité au Pays de Galles vendredi, a noyé la première journée de la Ryder Cup. Si le jeu a repris à 18 heures, après sept heures d'interruption, les quatre premiers duels en 'quatre balles' entre Européens et Américains n'ont pu aller à leur terme. Et pour la première fois de son histoire, la Ryder Cup pourrait se terminer un lundi...

La pluie, tombée avec intensité au Pays de Galles vendredi, a noyé la première journée de la Ryder Cup. Si le jeu a repris à 18 heures, après sept heures d'interruption, les quatre premiers duels en 'quatre balles' entre Européens et Américains n'ont pu aller à leur terme. Et pour la première fois de son histoire, la Ryder Cup pourrait se terminer un lundi... "Il faudra faire attention à la météo car c'est un endroit sujet au brouillard. Et s'il pleut, ça peut vite devenir problématique car c'est dans une cuvette." Thomas Levet, l'ambassadeur français de la candidature française à l'organisation de la Ryder Cup 2018 et consultant pour Canal+ sur place, avait senti le coup venir. Ça n'a pas loupé ! La pluie, tombée en masse depuis la veille au soir sur le parcours du Celtic Manor Resort, a noyé le coup d'envoi de la Ryder Cup 2010. Après seulement deux heures de jeu vendredi matin, le temps tout de même de lancer les quatre parties de la matinée, les organisateurs ont interrompu les débats. "Comme nous sommes en match-play, nous avons les joueurs libres de continuer. Mais à un moment donné, même avec toutes les ressources dont nous disposons, ça fait trop", s'est défendu John Paramor, l'arbitre en chef de l'European Tour, organisateur de l'épreuve. "Nous sommes dans un système orageux très fort mais nous espérons pouvoir relancer le jeu dans l'après-midi. Nous allons étudier la possibilité de jouer dimanche matin et nous avons le choix de jouer lundi", a-t-il ajouté. Une extrémité jamais atteinte dans l'histoire de la Ryder Cup. Mais même à Valderrama en 1997, année de la dernière perturbation du jeu, les organisateurs n'avaient eu à faire à une si longue interruption. Résultat, ces derniers doivent faire face désormais à un drôle de casse-tête : caser en deux jours douze parties en double et douze simples, sans compter les quatre premiers 'quatre balles' qui n'ont pu aller à leur terme. En espérant que le brouillard annoncé samedi matin ne s'invite pas à la fête... Au programme de samedi donc, la fin des quatre premiers matches, suivis dans la matinée de six foursomes au lieu de quatre, et enfin dans l'après-midi quatre nouveaux 'quatre balles' plus les deux derniers foursomes pour conserver un total de 28 points. Un programme riche. Reste à savoir si l'équipe européenne, bien partie ce vendredi matin, digérera mieux cette seconde interruption, cette fois-ci en raison de la tombée de la nuit effective, que la première. Contrairement à ce qu'avait espéré Colin Montgomerie, les Européens, moins habitués que leurs homologues américains à ce genre d'interruption, ont vu leur élan brisé après sept heures d'attente au clubhouse. De deux trous après cinq trous au moment du rappel des troupes, Lee Westwood et Martin Kaymer ne menaient plus que d'un trou à l'attaque du green du 13. Pire, le duo nord-irlandais Rory McIlroy-Graeme McDowell a laissé échapper un avantage d'un trou pour être mené par l'attelage Matt Kuchar-Stewart Cink (1 down au trou n°11). La paire anglaise Ian Poulter-Ross Fisher a adandonné son avantage d'un trou, accrochée après neuf trous par Tiger Woods et Steve Stricker. Enfin, Bubba Watson et Jeff Overton, deux rookies en Ryder Cup, disposaient encore d'un trou d'avance sur le tandem Luke Donald-Padraig Harington (au trou n°8).