Un nul, deux perdants

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Un nul, deux perdants
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Si Lille a repris à Rennes la place de leader ce dimanche soir, grâce à une meilleure différence de buts, le match nul concédé contre Lyon (1-1), en clôture de la 25e journée de Ligue 1, n'est pas une bonne affaire. Même constat pour l'OL, qui reste à quatre longueurs des Dogues. La réponse de Källström à l'ouverture du score de Sow a juste sauvé les meubles.

Si Lille a repris à Rennes la place de leader, grâce à une meilleure différence de buts, le match nul concédé contre Lyon (1-1), dimanche soir en clôture de la 25e journée de Ligue 1, n'est pas une bonne affaire. Même constat pour l'OL, qui reste à quatre longueurs des Dogues. La réponse de Källström à l'ouverture du score de Sow a juste sauvé les meubles. Oui, Lille est toujours leader du championnat. Mais c'est bien là la seule satisfaction pour une équipe du Losc qui marque le pas en tête du championnat. Une défaite, deux nuls et une victoire en Ligue 1, une élimination en Ligue Europa: tel est le bilan des Nordistes en ce mois de février. Le partage des points contre Lyon (1-1), dimanche soir en clôture de la 25e journée, confirme cette tendance. Rien de très positif à une semaine d'un délicat déplacement à Marseille, contre une formation de l'OM redevenue ambitieuse après son succès à Nancy dans l'après-midi (2-1). "Avant le match, on aurait aimé faire le break et mettre Lyon à distance, a concédé Landreau devant les caméras de Canal+. Les grosses situations dangereuses, ce sont eux qui les ont eues, donc on va se contenter du match nul. C'est plutôt positif car si Lyon avait gagné, ça n'aurait pas été immérité. Avec la Coupe d'Europe et la Coupe de France, on a eu un hiver très difficile, et on a perdu peu de points à domicile, malgré la pelouse. On est dans une série compliquée, donc je suis plutôt content de faire un match nul. On va essayer de faire pareil face à Marseille et de se placer pour les places européennes. Le titre, ça sera plus tard." Pour l'OL aussi. Les Gones comptent toujours quatre longueurs de retard sur les deux co-leaders, Rennes et Lille, et ont vu Marseillais et Parisiens l'emporter. Ce nul, plutôt logique, a donc une saveur de contre-performance. "On savait à quoi s'attendre ici face à une équipe qui met beaucoup de pression, a déclaré Gourcuff. On n'est pas bien entré dans le match mais on a égalisé rapidement. On a eu des possibilités en seconde période donc on a des regrets car on a fini mieux qu'eux, il y avait la place pour gagner ici. C'était important de ne pas perdre puisqu'on a vu que nos poursuivants ont gagné. C'est très serré. On a affronté une équipe de Lille qui, malgré un terrain difficile, a su faire des combinaisons intéressantes." Une vraie prouesse vu l'état pitoyable du terrain. Landreau joue les sauveurs Pour son retour dans le Nord, Claude Puel espérait y aller mollo en début de match et profiter des espaces en contre. Il a vite dû revoir ses plans. Car Lille n'a pas traîné pour ouvrir le score, Sow concluant tel un renard des surfaces un coup franc frappé par Hazard et dévié au premier poteau par Rami (1-0, 9e). "On voulait attaquer fort et leur mettre une grosse pression", a expliqué Cabaye. Obligés de faire le jeu pour revenir au tableau d'affichage, les Gones n'ont pas fui leurs responsabilités, non sans risque vu l'explosivité des Dogues. Si Cabaye a failli doubler la mise d'un tir soudain (22e), ce sont bien les Lyonnais qui ont pris le contrôle de la rencontre et Källström a profité d'un renvoi plein axe de la défense nordiste pour fusiller Landreau de vingt-cinq mètres (1-1, 26e). Un soulagement assez bref puisqu'une minute plus tard, l'OL a perdu son patron en défense, Cris, qui a dû laisser sa place à Diakhaté en raison d'une pointe derrière la cuisse. Sans grande conséquence, la piètre qualité de la pelouse n'ayant permis au Losc de montrer ses qualités techniques que par intermittence. Ce n'est qu'après le repos, sur une tentative hors cadre signée Gervinho (47e), que les joueurs de Rudi Garcia se sont à nouveau montrés dangereux. Hazard, sur quelques accélérations tranchantes, s'est heurté au mur bâti par les Rhodaniens et sans un coup franc en deux temps de Rami (68e), Lloris n'aurait pas eu grand-chose à se mettre dans les gants. Au contraire de Landreau, qui a sauvé les siens en toute fin de partie. Par trois fois, le gardien lillois s'est effectivement montré décisif: la première sur une mine de Toulalan, qui s'est frayé un chemin après un bon travail dos au but (76e) ; la deuxième sur une frappe enroulée de Briand qu'il a repoussée dans les pieds de Gourcuff avant de stopper à nouveau le tir à bout portant du meneur de jeu lyonnais ; et la troisième en remportant un face-à-face que Briand a bien mal négocié (88e). Des parades à poings nommés, qui ont évité au Losc un deuxième faux pas consécutif après sa défaite subie à Montpellier le week-end dernier (0-1). De Melo, seul de la tête (89e), aurait lui aussi pu délivrer les Dogues. Qui peuvent souffler. Ils sont toujours en tête. Mais pour combien de temps encore ?