Un jeu de dames !

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Le Championnat d'Europe de volley-ball féminin ouvre ses portes, ce samedi, en Serbie et en Italie. A l'instar de leurs homologues masculins, sacrés champions d'Europe la semaine passée, les Serbes auront une carte à jouer dans cet Euro, tout comme l'Italie, tenante du titre, et la Russie double championne du monde. De son côté, la France endossera un rôle d'outsider.

Le Championnat d'Europe de volley-ball féminin ouvre ses portes, ce samedi, en Serbie et en Italie. A l'instar de leurs homologues masculins, sacrés champions d'Europe la semaine passée, les Serbes auront une carte à jouer dans cet Euro, tout comme l'Italie, tenante du titre, et la Russie double championne du monde. De son côté, la France endossera un rôle d'outsider. Bien heureux est celui capable de pronostiquer le nom du vainqueur de ce Championnat d'Europe serbo-italien tant les prétendants au sacre se bousculent au portillon. Le sélectionneur français, Fabrice Vial, ne s'y trompe d'ailleurs pas au moment de prédire le nom du futur sacré et préfère botter en touche, en énumérant plusieurs sélections de renom capables de grimper sur le toit de l'Europe. Car si la logique voudrait que le double champion du monde russe fasse respecter la hiérarchie en montant sur la plus haute marche du podium, l'Italie et la Serbie auront également leur mot à dire sur leurs terres. "Si on tient compte du classement mondial, la Russie est la championne du monde sortante. Mais ça dépendra aussi des filles qui joueront. Il y a des joueuses vieillissantes qui ne seront certainement pas dans le tournoi". "Le championnat d'Europe se passant conjointement en Serbie et en Italie, les Serbes auront à coeur de faire un résultat sur place", nous confiait récemment le sélectionneur tricolore, joint pas téléphone avant de s'envoler vers Belgrade. D'autant que l'Italie a prouvé à travers les deux ultimes éditions (2007, 2009) qu'elle régnait sur la scène européenne. "L'Italie "performe" depuis pas mal d'années sur toutes les compétitions internationales. C'est du lourd", ajoute Fabrice Vial qui, s'il estime que la compétition est ouverte, reste convaincu que la Serbie sera "le gros morceau" de ce Championnat d'Europe. Une chose est sûre, à l'instar de leurs compatriotes masculins, Russes, Italiens et Serbes semblent les mieux armés pour rafler la mise. De son côté, l'équipe de France ne se fait guère d'illusions quant à la possibilité d'aller titiller les cadors européens mais aborde les hostilités avec une petite idée derrière la tête. Celle de composter son billet pour les quarts de finale de la dite compétition, objectif fixé par la délégation tricolore. "C'est la troisième fois consécutive que l'on se qualifie pour un Championnat d'Europe. Le but maintenant, ce n'est plus d'y participer mais d'aller chercher un résultat, un quart de finale qui, pour moi, est tout à fait accessible". Encore faudrait-il arriver à se dépêtrer d'un groupe A de tous les dangers, également composé par la Serbie et l'Allemagne et où seule l'Ukraine semble être un adversaire à la mesure des Bleues. Reste qu'un Championnat d'Europe est l'occasion pour certaines écuries de moyen-rang de se sublimer et de contrarier les parieurs...