Un gazon qui fait débat

  • A
  • A
Un gazon qui fait débat
@ Reuters
Partagez sur :

LIGUE 1 - Quand les clubs de Ligue 1 découvrent les pelouses synthétiques, il y a débat.

LIGUE 1 - Quand les clubs de Ligue 1 découvrent les pelouses synthétiques, il y a débat. Les binious ont plombé les Aiglons. En raison du Festival inter celtique de Lorient, l'OGC Nice ne pourra pas s'entraîner au Stade du Moustoir, à la veille de leur match contre les Merlus. La demande du club azuréen a été rejetée car la journée de vendredi sera consacrée au démontage des podiums de la nuit inter celtique débutée jeudi soir. Eric Roy, l'entraîneur niçois, regrette que ses hommes ne puissent pas tester la pelouse synthétique, grande nouveauté du club breton cette saison. Il s'agit même d'une première en France qui n'avait d'ailleurs pas enchanté au départ Christian Gourcuff. "Vu des tribunes, on ne voit pas la différence avec un gazon naturel. La qualité des nouveaux synthétiques est étonnante. Ces derniers n'ont rien à voir avec celui dont on dispose comme terrain d'entraînement", expliquait l'entraîneur lorientais finalement convaincu de cette pelouse dernière génération. Ses hommes l'ont inauguré en match amical contre le Legia Varsovie le 31 juillet (0-1), ce qui devrait leur offrir un petit avantage sur les Niçois. Une pelouse favorable pour le jeu au sol ? La surface favorise en tout cas une équipe comme Lorient, adepte du jeu à terre bien léché. L'AS Nancy-Lorraine ne rentre pas forcément dans cette catégorie mais le club du président Rousselot a également opté pour le synthétique. Après trois entraînements, les protégés de Pablo Correa affichent un semblant de scepticisme sur les effets sur le jeu. "La précision va jouer un plus grand rôle aussi bien dans les passes courtes que longues. Le ballon va beaucoup plus vite et nous allons devoir trouver le bon dosage. Changer notre style ? On n'y pense pas quand on se trouve dans le feu de l'action", estime Pascal Bérenguer. Toujours interrogé par le site officiel de l'ASNL, Julien Féret abonde dans le sens de son coéquipier: "Nous allons devoir nous adapter au rebond et à la vitesse de balle. Le jeu va aussi peut-être s'accélérer un peu. Avant ce premier match, on est tous en phase d'apprentissage et donc dans l'inconnu." Les Rennais, en déplacement à Marcel Picot samedi soir, ne devraient pas être trop dépaysés après avoir travaillé toute la semaine sur le terrain synthétique du centre de la Piverdière, loin des binious lorientais. De quoi rendre envieux les Niçois.