Un France-Japon de gala

  • A
  • A
Un France-Japon de gala
Partagez sur :

Un petit mois après les championnats du monde, les deux équipes de France reçoivent vendredi à Paris Bercy leurs homologues japonais pour une rencontre caritative en faveur des sinistrés. Si certaines tête d'affiche comme Riner chez les garçons ou Emane et Décosse chez les filles n'ont pas pu répondre présents, les Bleus savent qu'ils auront fort à faire face à des Japonais revanchards.

Un petit mois après les championnats du monde, les deux équipes de France reçoivent vendredi à Paris Bercy leurs homologues japonais pour une rencontre caritative en faveur des sinistrés. Si certaines tête d'affiche comme Riner chez les garçons ou Emane et Décosse chez les filles n'ont pas pu répondre présents, les Bleus savent qu'ils auront fort à faire face à des Japonais revanchards. L'initiative est belle et elle dépasse du cadre strictement sportif. En organisant un gala, et surtout deux belles rencontres par équipes, à Paris Bercy quelques semaines après les Mondiaux, en faveur des victimes japonaises, les dirigeants du judo tricolore ont fait une belle action. Ils avaient déjà proposé à la Fédération japonaise de profiter d'installations sportives en France dans l'optique de la préparation des Mondiaux, ce qu'ils avaient refusé. Cette fois, ils vont venir pour deux rencontres par équipes de très haut niveau. France-Japon, c'est avant tout une exhibition pour aider les victimes de Fukushima, des gens qui ont tout perdu. C'est symbolique mais il ne faut pas oublier que le judo est un sport japonais, glisse Dimitri Dragin. Je l'aborde avec beaucoup d'envie d'autant que c'est une belle opération caritative, c'est vraiment une bonne chose, ajoute Axel Clerget. Les deux hommes qui participaient à un tournoi en Ouzbékistan le week-end dernier savent cependant que malgré l'étiquette de gala, une fois sur les tatamis, les deux équipes de France auront face à eux ce qui se fait de mieux en judo. Et pour amplifier un peu plus la motivation des Japonais, le souvenir de la victoire en finale des filles et en demi-finales des garçons sera encore vivace... Ça va être costaud, les Japonais ne vont pas se déplacer pour rien. On aura envie de faire bonne figure dans des combats de très haut niveau, il faudra mettre de l'engagement. Ils devraient venir avec leur équipe numéro 1 et je devrais être opposé à Masahiro Takamatsu. C'est costaud, ça peut donner de bons repères pour la saison, explique Axel Clerget qui combat en -81kg. Même son de cloche pour Dimitri Dragin, finaliste le week-end dernier à Tashkent et très remonté. Il ne faut pas oublier que c'est une saison olympique. France-Japon, c'est un combat à faire. Je pense retrouver Ebinuma (le champion du monde en titre qu'il a battu lors des par équipes à Bercy), il aura sans doute envie de me battre, de tester des choses face à moi, consent celui qui est désormais totalement intégré à la catégorie des -66kg. Une grosse envie de bien faire qui devrait rapidement faire oublier les absences de certaines têtes de pont. Et face à des Japonais revanchards, il devrait y avoir match. Les deux sélections françaises : Sélection féminine : Jossinet, Bonna, Pavia, Agbegnenou, Pasquet, Tcheumeo, Mondière. Sélection masculine : Nour, Dragin, Darbelet, Clerget, Buffet, Maret, Bataille.