Un Français peut-il gagner à Melbourne ?

  • A
  • A
Un Français peut-il gagner à Melbourne ?
@ Montage Reuters
Partagez sur :

LA POLEMIQUE - Avant le début de l'Open d'Australie, Europe1.fr lance le débat. Votez.

"Oui, Tsonga a les armes"

Alban Lepoivre, du service des sports d'Europe 1

"Jo-Wilfried Tsonga est plus qu’un challenger pour remporter l’Open d’Australie. Blessé au genou fin 2010, et donc forfait pour la finale de la Coupe Davis, il a pu profiter d’une large plage de repos afin de se soigner mais aussi recharger ses batteries. Avec son jeu basé sur la puissance et le physique, Tsonga a cette faculté à pouvoir être au top dès qu’il revient sur les courts. Il le prouve encore en ce début de saison puisqu’il a atteint la demi-finale du tournoi de Doha, battu avec les honneurs par Roger Federer. Le Suisse semble être le seul à pouvoir rivaliser avec le Manceau actuellement. Quant à Rafael Nadal, il souffre d’un virus depuis le début de l’année et ne sera pas au mieux à Melbourne. Novak Djokovic et Andy Murray n'auront pas disputé un seul match en 2011. A Jo-Wilfried d’en profiter dans un tournoi qui lui réussi traditionnellement (finale en 2008, quarts de finale en 2009 et demi-finale en 2010). Les autres français, Gaël Monfils inclus, semblent un ton en-dessous".

"Non, les Français ne sont pas au niveau"

Jean-Charles Banoun, du service des sports d'Europe 1

Certes Tsonga a été le dernier français à atteindre une finale de grand chelem en Australie…. Mais il semble bien que cette année sa forme précaire et la défaite cinglante subie à Doha face au "Maestro" Federer n’augurent rien de bon quant à l’édition 2011 de l'Open d'Australie. Et, finalement, le cas de Tsonga résume assez bien la situation du tennis français chez les hommes : de très bons joueurs, convalescents physiquement, comme Monfils , Simon, Gasquet ou Benneteau , et tous incapables de réussir la perf' face aux meilleurs mondiaux. Or, en grand chelem, sans cette capacité à inquiéter les meilleurs dans des matchs en 5 sets, point de victoire finale à l’arrivée… C’est là que le bât blesse, et cette année encore, hélas, il semble bien que nos français n’aient pas encore franchi ce cap…