Un final sur les nerfs

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Un final sur les nerfs
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Partie dimanche, la dernière étape de la Solitaire du Figaro entre les Sables-d'Olonne et Dieppe donne lieu à un final éprouvant pour les 44 marins encore en course: devant pendant tout le tour de la Bretagne, le leader au général, Jérémie Beyou, a été freiné mardi à cause de conditions orageuses qui ont provoqué une redistribution des cartes. Si le skipper de BPI reste en position idéale pour remporter la Solitaire mercredi, les derniers milles s'annoncent bien longs.

Partie dimanche, la dernière étape de la Solitaire du Figaro entre les Sables-d'Olonne et Dieppe donne lieu à un final éprouvant pour les 44 marins encore en course: devant pendant tout le tour de la Bretagne, le leader au général, Jérémie Beyou, a été freiné mardi à cause de conditions orageuses qui ont provoqué une redistribution des cartes. Si le skipper de BPI reste en position idéale pour remporter la Solitaire mercredi, les derniers milles s'annoncent bien longs. "J'oscille entre rire et pleurer ! Un orage m'est tombé dessus: on est passé du portant au près, ça occasionne des regroupements avec des calmes et des bascules imprévisibles. Je fais le «marqueur» et c'est plus facile pour ceux qui sont derrière... " Ainsi parlait Jérémie Beyou mardi après-midi au moment de commenter la situation sur l'eau au sein d'une flotte qui faisait route vers la pointe du Cotentin après être passée sous l'île de Guernesey. Jusqu'ici, le skipper de BPI, en tête du général avant l'ultime étape entre les Sables-d'Olonne et Dieppe, avait connu un scénario idéal, ne laissant à personne d'autre le soin de prendre les commandes des opérations dès les côtes vendéennes. Seulement, mardi matin au large de Bréhat, coup d'arrêt pour tout le monde, avec des conditions orageuses et parfois "pétoleuses" qui ont provoqué un rassemblement général et surtout permis à deux rancs-tireurs, Michel Bothuon et Laurent Gouezigoux, partis très au large au passage de l'île de Batz, de réussir le gros coup de la journée en remontant toute la flotte, ne cessant d'avancer là où tous les autres concurrents connaissaient de violents coups de frein sous des nuages. Pas de crainte cependant pour Jérémie Beyou, puisque les deux impétrants sont loin au général, le leader n'ayant a priori plus qu'un concurrent à surveiller, Fabien Delahaye, deuxième à 34'15" avant de quitter les Sables, puisque le troisième, Nicolas Lunven, a été décroché dès le début de cet ultime parcours. "Juste à côté, je vois Fabien qui vient de se planter dans un calme, racontait-il mardi en début d'après-midi. J'essaie tout de même de la surveiller parce que dans ces conditions, il pourrait se créer des écarts." Le Finistérien reste donc sur ses gardes, mais sa position de contrôle semble idéale pour s'éviter de grosses frayeurs et remporter mercredi matin sa deuxième Solitaire du Figaro.