Un dernier chrono en plat pays

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Un dernier chrono en plat pays
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Le deuxième et dernier volet des finales de la Diamond League se déroule ce vendredi sur la piste du stade du roi Baudoin, à Bruxelles. De nombreuses têtes d'affiches seront présentes pour tenter une dernière fois d'abaisser le chrono, alors qu'un 100m spécialement ajouté pour Usain Bolt verra le recordman du monde tenter d'accrocher la meilleure performance mondiale, quelques jours après un échec à Zagreb.

Le deuxième et dernier volet des finales de la Diamond League se déroule ce vendredi sur la piste du stade du roi Baudoin, à Bruxelles. De nombreuses têtes d'affiches seront présentes pour tenter une dernière fois d'abaisser le chrono, alors qu'un 100m spécialement ajouté pour Usain Bolt verra le recordman du monde tenter d'accrocher la meilleure performance mondiale, quelques jours après un échec à Zagreb. Clap de fin ! La Diamond League se termine ce vendredi à Bruxelles où Usain Bolt tentera de déposséder Asafa Powell de la meilleure performance mondiale de l'année (9''78). Le Jamaïcain, vexé par son faux départ aux Mondiaux de Daegu, a obtenu spécialement qu'un 100m soit ajouté au meeting belge qui ne devait comprendre qu'un 200m. Pas de demi-tour de piste pour le champion et recordman du monde qui s'assoie donc de facto sur le Diamant qui lui était promis... Mais la simple prime d'engagement du Jamaïcain, star incontestée de l'athlétisme mondial devrait largement compenser l'absence de ce petit pécule. A noter que Yohan Blake, champion du monde du 100m, sera lui engagé... sur le 200m ! Un chassé-croisé surtout voulu par l'entraîneur des deux Jamaïcains, Glenn Mills, qui a pris soin d'éviter la confrontation directe. Auteur de 9''85 à Zagreb, Bolt ne se décourage pas: "Je suis bien sûr content de cette course. Je ne me sentais pas bien au départ et j'ai perdu ma concentration pendant quelques secondes. Mais j'ai heureusement pu me reprendre", souligne le triple champion olympique. "Mes 30 à 40 premiers mètres sur 100m peuvent être meilleurs. Avec encore beaucoup de travail, je pense que je peux aller encore plus vite". Il lui faudra pour cela faire abstraction d'une certaine pression au départ: "Si je suis nerveux au départ ? Non, mais cela joue quand même encore un peu dans ma tête". Ou comment le maître du sprint doit encore gérer les vestiges psychologiques d'un faux pas qui restera de toute façon dans l'histoire. Pearson dans l'histoire ? La Foudre attirera sûrement tous les regards mais ne sera pas la seule à être obnubilée par le chrono. David Rudisha, qui a échoué dans sa tentative de record du monde sur 800m à Rieti, remet le couvert sur les terres du fameux record de Kipketer en 1997. Une marque que le Kenyan a abattu l'an passé. Même objectif pour sa compatriote Milcah Chemos sur 3000m steeple, le record étant détenu par la Russe Gulnara Samitova-Galkina depuis 2008 en 8'58"81 et surtout pour l'Australienne Sally Pearson, qui dans la lancée de son titre mondial en 12"28, s'attaque au fameux record du monde de la Bulgare Yordanka Donkova en 12"21. Cette meilleure marque date de 1988, un autre temps que la championne du monde rêve de rayer de l'histoire. Ce rendez-vous bruxellois pourrait donc faire date...