Un dernier carré royal

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Un dernier carré royal
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Si Russes, Polonais et Américains sont éliminés de la course au titre, le dernier carré du Championnat du monde, dont les demi-finales sont programmées samedi à Rome, réunit quatre des plus grandes nations du volley. Cuba-Serbie, un remake de la deuxième phase remporté par les Serbes, illuminera l'après-midi avant le choc que toute l'Italie attend entre le pays hôte et le Brésil, double tenant du titre.

Si Russes, Polonais et Américains sont éliminés de la course au titre, le dernier carré du Championnat du monde, dont les demi-finales sont programmées samedi à Rome, réunit quatre des plus grandes nations du volley. Cuba-Serbie, un remake de la deuxième phase remporté par les Serbes, illuminera l'après-midi avant le choc que toute l'Italie attend entre le pays hôte et le Brésil, double tenant du titre. Nous y voilà enfin. Après trois phases de poules et 66 matches, les demi-finalistes du Mondial 2010 sont connus depuis mercredi soir. Et si la formule de ce Championnat du monde, pensée par les Italiens et critiquée par de nombreuses équipes, n'a pas évité les petits calculs de certains, on retrouve un dernier carré royal, avec quatre des grands favoris initiaux à la succession du Brésil, double tenant du trophée. Les Brésiliens sont toujours en course pour défendre une couronne décrochée en 2002 et conservée au Japon quatre ans plus tard. Face à eux ce week-end à Rome, l'Italie, la Serbie et Cuba ont gravi toutes les marches menant aux demi-finales. Aux dépens notamment de la Russie, la Pologne, championne d'Europe en titre, les Etats-Unis, sacrés à Pékin en 2008, ou encore la Bulgarie. Seule équipe invaincue dans la compétition, l'Italie a remporté ses sept premiers matches, portée par son public, et caresse désormais du doigt son rêve de régner à nouveau sur le monde. Maîtres du globe de 1990 à 1998, les Italiens, après être rentrés quelque peu dans le rang, aspirent à redevenir la grande nation du volley-ball. Mais pour y parvenir, les coéquipiers du taulier Luigi Mastrangelo (35 ans) devront renverser le grand favori brésilien samedi soir pour une demi-finale que toute l'Italie rêvait de voir le lendemain, pour la médaille d'or. Battus par les Cubains lors de la première phase, les tenants du titre ont remis les pendules à l'heure lors de la troisième malgré une victoire obtenue à l'arraché face aux valeureux Tchèques. Serbes et Cubains ont leur chance Leur défaite volontaire concédée en trois petits sets devant la Bulgarie lors de la dernière journée de la deuxième phase, disputée sans passeur avec l'ambition de tomber dans une troisième poule plus faible, n'a elle rien d'inquiétant. Et si elle n'honore pas les Brésiliens, certains diront qu'ils se sont juste adaptés à une formule alambiquée qui favorisait les petits calculs. Lauréats de la Ligue mondiale l'été dernier, les partenaires du bondissant Giba se voient donc proposer samedi un défi de taille avec ce match contre une Squadra Azzurra qui bénéficiera d'un soutien sans faille et déterminée à réussir l'exploit. Avant cela, Serbes et Cubains se seront retrouvés quelques jours après la victoire des premiers (3-1) lors de la deuxième phase. Une affiche indécise entre deux équipes assez fantasques, capables d'alterner le meilleur et le moins bon. Les athlétiques cubains, qualifiés in extremis après avoir écarté une balle de match contre la Bulgarie mercredi soir, peuvent néanmoins sérieusement ambitionner une qualification pour la finale mondiale, vingt ans après leur première, à Rio de Janeiro. Mais les Serbes, que l'on sait difficiles à manoeuvrer lorsqu'ils sont en confiance, possèdent en leurs vétérans Grbic et Milinkovic deux guides déterminés à ramener au pays son premier titre mondial.