"Un demi-objectif d'atteint"

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"Un demi-objectif d'atteint"
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Retrouvez les réactions des principaux acteurs du quart de finale de l'Euro 2011 entre la France et la Grèce, disputé ce jeudi après-midi à Kaunas et remporté par les Bleus (64-56).

Retrouvez les réactions des principaux acteurs du quart de finale de l'Euro 2011 entre la France et la Grèce, disputé ce jeudi après-midi à Kaunas et remporté par les Bleus (64-56). Boris Diaw: "C'est déjà un demi-objectif d'atteint avec cette qualification pour le tournoi pré-olympique. La première partie du contrat est remplie mais on ne veut pas s'arrêter là. On veut toujours aller le plus loin possible. Ce match a exactement ressemblé à ce qu'on attendait. Les Grecs ont très bien fait ce qu'ils avaient à faire, en essayant de limiter le nombre de points le plus possible. Ça a été difficile pour nous mais le quart de finale, c'est de toute façon toujours compliqué. On a eu le mérite de toujours rester dans le match et à la fin, on a pu jouer la victoire dans les dernières minutes. On a confiance en nous, on sent qu'on peut aller plus haut. Tout ce qu'on a fait depuis le début de l'Euro, c'est au mental." Kevin Séraphin: "On savait que ça allait être dur, mais pas autant. On a très mal commencé ce match. Les trois jours de repos nous ont mis un peu K.-O. On n'était pas forcément crispés mais on n'avait pas de jambes. On s'est fait un peu peur mais on s'est bien rattrapés. On a pris beaucoup de rebonds et ensuite, les extérieurs ont fait le boulot. Ils nous ont permis de bien terminer cette rencontre. Tony (Parker) a pris feu, Nico (Batum) et Nando (De Colo) aussi. On a gagné notre ticket pour Londres mais bon, on n'a pas encore traversé la Manche... C'est demain (vendredi) que ça va se jouer. Pour l'instant, ce n'est qu'un premier pas." Tony Parker: "On est qualifiés pour le tournoi pré-olympique, donc le premier objectif est rempli et ça c'est très bien. C'est clair qu'on a envie de faire plus. C'est toujours difficile de battre les Grecs, ils ont cassé le rythme, on n'a pas réussi à imposer notre jeu. On en a parlé pendant toute la semaine, imposer notre jeu, mais ils sont forts à ce jeu-là. Ils nous sont rentrés dedans dès le début de match. Nous, on était peut-être un peu crispés. On avait tellement envie de bien faire qu'on n'arrivait pas à installer notre jeu. Nando (De Colo) a fait une très bonne entrée, en deuxième mi-temps on a mieux défendu, Florent (Pietrus) a été énorme, Ali (Traoré) a fait une très bonne entrée aussi. Et après dans le quatrième quart-temps, on a réussi à mettre des shoots importants pour passer devant et garder l'avantage." "On n'a pas douté, mais on s'est dit que les Grecs étaient forts. Avec leur faux rythme, ils ont réussi à nous endormir, ils avancent à deux à l'heure. On le sait, on s'est préparés toute la semaine pour ça et ils arrivent quand même à nous la faire. On a réussi à rester dedans et c'est ce qui est bien avec cette équipe, on ne fait pas notre meilleur match ce soir, ça c'est clair, et on arrive quand même à gagner. C'est vrai que c'est une bonne victoire. Maintenant, j'espère que demain on pourra sortir un grand match parce qu'il va falloir un grand match de notre part si on veut battre les Russes ou les Serbes. Il faut qu'on soit fiers de cette victoire parce que les années précédentes on ne l'aurait pas gagné ce match-là. Et là, on n'a pas paniqué, on était dedans et on a mis les shoots importants dans le quatrième quart." Collet: "Une victoire à la grecque..." Joakim Noah: "On aurait pu mieux jouer. Mais il faut toujours trouver une façon de gagner, c'est ce qui compte. On sait qu'un match, c'est quarante minutes. Mais ce serait quand même bien de démarrer les matches un peu mieux que ça. Malgré tout, on ne s'est jamais affolés. On a pas mal de joueurs avec de l'expérience. Les shoots ne rentraient pas et on a finalement trouvé un moyen pour s'imposer. (A propos de sa famille venue l'encourager) Je les ai vus dans les tribunes. Ils étaient en feu. C'est toujours un plaisir de pouvoir gagner devant eux. Pour moi, c'est la cerise sur le gâteau." Nando De Colo: "On est contents. C'est ce qu'on voulait, un objectif de plus. On ne fait pas forcément un gros match, mais bon, il y a la victoire à la fin et c'est le plus important. On n'a pas douté, il fallait juste se remettre dedans. On sait que sur certains matches on a eu un peu de mal au début. On est revenu en agressivité et ça nous remet dedans. Cette année, dans cette équipe, chacun peut apporter quelque chose et il faut continuer comme ça. Comme je le dis depuis le début, moi, il faut que je joue mon jeu, que je fasse ce que je sais faire sur le terrain et que je défende dur. J'ai un bon premier shoot, c'est toujours plus facile après." Florent Pietrus: "Au début, on a été un peu crispés mais je pense que c'était d'abord à cause de notre envie de bien faire. Et les quatre jours de repos nous ont un peu coupé les jambes. Ça explique notre début de match, où on n'était pas en rythme. L'équipe grecque nous a ralentis et ça nous a posés beaucoup de problèmes. Mais on ne s'est pas affolés, on est restés unis pendant toute la rencontre et l'essentiel est fait. A deux matches de la finale, seul le résultat compte. Et il est positif. On a fait un beau parcours jusque-là et quoi qu'il arrive, le plus important est toujours de gagner à la fin. Demain (vendredi), avec un match de plus dans les jambes, je pense qu'on aura plus de rythme. Ça sera une demi-finale et, quel que soit l'adversaire, il faudra l'aborder avec sérénité et motivation." Vincent Collet: "C'était un match à la grecque et, ce qui me fait encore plus plaisir, une victoire à la grecque. Cette fois, c'est nous qui avons fait la course derrière eux, on n'a jamais su trouver le bon rythme. Ils ont fait ce qu'il fallait pour nous ralentir. Ils nous ont posé des problèmes défensifs avec des prises à deux, ils ont gardé la balle en attaque vingt secondes à chaque possession. Ce sont des choses que l'on savait avant le match. Nous, on n'avait pas de vitesse collective. Ce qui me ravit, c'est qu'il s'agit avant tout d'une victoire d'état d'esprit. On n'a jamais lâché. On s'est souvent rapprochés d'eux sans revenir à hauteur et puis, à un moment, ça a fini par payer. Si on corrige quelques petites choses, et qu'on a en plus ce courage-là, on peut faire de belles choses."