Un Dauphiné gratiné

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Un Dauphiné gratiné
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Contrairement à Alberto Contador et Andy Schleck, une meute de prétendants au podium du Tour de France a choisi de passer par le Critérium du Dauphiné, qui débute dimanche, pour parfaire leur condition physique avant le mois de juillet. Cadel Evans, Ivan Basso ou encore Bradley Wiggins s'expliqueront lors du chrono de 42 km ou lors des trois arrivées au sommet pour tenter de succéder à Janez Brajkovic.

Contrairement à Alberto Contador et Andy Schleck, une meute de prétendants au podium du Tour de France a choisi de passer par le Critérium du Dauphiné, qui débute dimanche pour parfaire, leur condition physique avant le mois de juillet. Cadel Evans, Ivan Basso ou encore Bradley Wiggins s'expliqueront lors du chrono de 42 km ou lors des trois arrivées au sommet pour tenter de succéder à Janez Brajkovic. Depuis sa prise en mains par ASO l'an passé, le Critérium du Dauphiné mérite de plus en plus son surnom de petit frère du Tour de France. Entre plateau et parcours similaires, l'édition 2011 pousse le mimétisme jusqu'à proposer un contre-la-montre de 42,5 km autour de Grenoble totalement identique à celui de la Grande Boucle. Si l'on ajoute des arrivées aux Gets vendredi, au Collet d'Allevard samedi et à La Toussuire dimanche lors de la dernière étape - "Le parcours est fait pour les grimpeurs", selon Christian Prudhomme-, ce Dauphiné a décidément tout d'une répétition générale à un mois du Tour de France. D'ailleurs, si Alberto Contador a décidé d'alléger au maximum son planning avant le Grand Départ de Vendée le 3 juillet prochain, et si Andy Schleck privilégie le Tour de Suisse, la liste des engagés de ce Dauphiné ne manque pas de grands noms, avec par exemple le vainqueur sortant Janez Brajkovic, Cadel Evans, Ivan Basso, Bradley Wiggins, Robert Gesink, Jürgen van den Broeck ou encore Joaquin Rodriguez. Déçu de ne pas avoir remporté de victoire d'étape sur le Giro, l'Espagnol s'est invité à la dernière minute pour essayer de "profiter de la forme construite durant trois semaines de course", comme il l'indique sur son site personnel. Il a clairement une carte à jouer d'autant que ses rivaux ont semble-t-il déjà la tête au mois de juillet. Naturellement, Cadel Evans pourrait endosser l'habit de favori n°1. Le leader de la BMC a tout simplement remporté deux des trois courses auxquelles il a participé, et pas des moindres: Tirreno-Adriatico et le Tour de Romandie. Mais l'Australien ne fait de ce Dauphiné un réel objectif. "Ce sera une course intéressante pour évaluer mon niveau et celui des autres coureurs qui n'ont pas disputé le Giro. J'y vais sans grande attente. Je le prends comme un test, pas comme un objectif", explique-t-il sur le site de l'épreuve avant de confier: "Bien sûr, selon comment se passe la course, il est possible que je me prenne au jeu, ça m'est déjà arrivé par le passé. J'aime cette épreuve et les montagnes où elle se déroule. Mon test le plus important sera le chrono de Grenoble. Pour le reste, je veux improviser, sans pression." Coppel veut confirmer Ivan Basso, lui, en a déjà un peu plus. L'Italien, qui a fait du Tour de France son objectif suprême cette saison au point de renoncer à défendre son titre sur le Giro, court après sa forme après un début d'année compliqué pourri par un virus et plus récemment par une chute à l'entraînement. "En ce moment j'essaye encore de récupérer de cette chute, déplore le Varésan. Je vais de mieux en mieux, mais ma forme est loin d'être au niveau de ce que j'attendais pour cette période. Du coup, je n'ai aucune ambition pour le Dauphiné, je vais simplement essayer de reprendre un rythme de course, de façon à pouvoir démarrer correctement le Tour." Un pour qui en revanche tout se passe comme prévu, c'est Jérôme Coppel. Le natif d'Annemasse, régional de l'étape, garde d'excellents souvenirs du Dauphiné. En 2010, le leader de la formation Saur-Sojasun, qui s'apprête à disputer son 2e Tour de France, le premier pour son équipe, s'était révélé en tenant tête aux cadors du peloton sur les pentes du Glandon, avant de terminer à la 5e place du classement général final. "Pour moi, le Critérium du Dauphiné a été la confirmation que je peux jouer avec les costauds. Depuis cette étape de haute montagne, je sais où me situer, je me suis étalonné et cela m'a permis de définir mon plan de carrière. Je suis ambitieux parce que je sais de quoi je suis capable", explique le 2e du Tour du Murcie. Coppel compte bien poursuivre sa progression, même s'il estime "ne pas être à 100%", pour atteindre son pic de forme dans un mois.