Un commando... à moustache

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Un commando... à moustache
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Tout au long de cette VIIe Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. A en croire Marc Lièvremont, les Tricolores se sont enfin retrouvés autour d'une idée et... d'un système pileux communs. Estebanez est en pleine déprime, M. Walsh sera encore l'arbitre des Bleus samedi et le "Doc'" lui ne chôme pas...

Tout au long de cette VIIe Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. A en croire Marc Lièvremont, les Tricolores se sont enfin retrouvés autour d'une idée et... d'un système pileux communs. Estebanez est en pleine déprime, M. Walsh sera encore l'arbitre des Bleus samedi et le "Doc'" lui ne chôme pas... Tout n'est donc peut-être pas perdu... 48 heures après le constat plein d'amertume dressé par un Marc Lièvremont écoeuré d'avoir été abandonné dans la nuit de Wellington par des joueurs plus préoccupés par le fait de rejoindre leurs proches ou, plus grave pour certains, leurs agents que de réunir le conseil de guerre qu'imposait la situation, force est de constater que les Bleus ont enfin été frappés par un éclair de lucidité. Provocateur, on dirait qu'ils ont fini par descendre du bus. Marc Lièvremont affichait en tout cas ce mardi, à l'heure de dévoiler son quinze de départ, une assurance nouvelle qu'on n'osait plus espérer... Il l'avoue dans un sourire: "Il s'est passé beaucoup de choses au cours d'un dimanche peu commun en termes de récupération." A l'évidence, les trois fameux packs de bière qui la veille lui étaient restés sur les bras ont trouvé preneurs. Pour le reste, sans aller peut-être jusqu'à "l'envoyer chier (sic)", selon le souhait exprimé par le coach lui-même, un groupe s'est retrouvé et s'est parlé. "C'est aux joueurs de se faire du bien ensemble. Moi, j'ai partagé quelques moments avec eux, mais au bout d'un moment, il faut savoir les laisser, c'est leur aventure." Les Bleus auraient donc pris conscience de l'urgence, même avec un peu de retard, ce que Lièvremont, passé son courroux du moment, aura fini par comprendre. "On avait fixé des règles, mais je ne suis pas dupe non plus, des joueurs ont fait le mur pour pouvoir aller voir leurs épouses et je ne peux pas les en blâmer du moment où je ne les ai pas vus, reconnaît-il. Ils ont besoin de réconfort. Encore une fois, je peux être excessif dans mes propos au lendemain du match en regrettant que certains soient allés chercher le réconfort dans les bras de leurs chères et tendres, c'est humain aussi ; l'essentiel, c'est qu'ils aient pris 24 heures pour se retrouver et pour se dire les choses." Une intimité retrouvée qui fut aussi l'occasion pour Lièvremont d'alerter son groupe, profitant de l'absence de l'intéressé, parti soumettre son épaule à des examens, sur la nécessité d'épauler un Thierry Dusautoir qu'il décrira comme "très affecté". "Je leur ai demandé de l'aider d'une certaine manière parce qu'il se sacrifie, il se met en quatre, il porte beaucoup sur lui et il est toujours exemplaire. Donc c'est aussi aux autres cadres de prendre le relais et de prendre les choses en mains." 24 heures pour que les joueurs se mettent aussi face à leurs manquements en revoyant le match face aux Tonga, sans le staff: "Ils ont passé la séance vidéo la plus longue de notre histoire commune depuis quatre ans", souligne encore dans un sourire Lièvremont, qui comme plusieurs de ses joueurs arborent donc cette fine moustache, clin d'oeil à David Ellis, l'Anglais du staff. Comme un autre signe de ce resserrement des hommes. Mais aussi: De la "révolte" pour Estebanez En préambule à l'annonce du XV de France retenu pour affronter l'Angleterre, Marc Lièvremont a rendu hommage à Fabrice Estebanez qui, suspendu 3 semaines, ne rejouera plus dans ce Mondial. "Nous sommes évidemment très tristes pour lui, lâchera le coach, qui s'il se veut respectueux du règlement, évoque un sentiment "de révolte aussi, parce que Fabrice a eu un réflexe malheureux et n'avait absolument pas la volonté de faire mal à son adversaire." Et de comparer avec la sanction de l'Anglais Courtney Lawes, qui "n'a pris que deux matches" pour un coup de genou. "Il y a de la révolte aussi quand le juge dit avec un grand sourire qu'il voulait mettre six semaines et qu'il a fait preuve de clémence en n'en mettant que trois." A ses enfants et à sa femme, Lièvremont s'adressera ainsi: "même si ce n'est pas le joueur le plus connu et qu'il compte peu de sélections, il aurait amplement mérité de rester avec nous. Nous le lui avons proposé. Vu sa déception, je peux comprendre qu'il ait envie de retrouver ses proches et qu'il ait besoin de réfléchir". Sur sa messagerie, le futur Racingman avouait dès ce matin sa déprime et se fendait d'un laconique: "Moral au plus bas", mais prenait part, malgré tout, dans l'après-midi à l'entraînement aux côtés de ses partenaires. Encore M. Walsh pour les Bleus ! C'est le Néo-Zélandais, inscrit à la fédération australienne, Steve Walsh, qui dirigera les débats lors du choc entre l'Angleterre et la France samedi, à l'Eden Park d'Auckland. Walsh qui a la particularité d'avoir fait l'objet d'une suspension de 3 jours en 2003 suite à une altercation avec l'un des membres du staff anglais, mais qui surtout s'apprête à diriger les Bleus pour... la 4e fois en l'espace de deux mois. Après le match de préparation face à l'Irlande, à Bordeaux, mais aussi le France-Japon, pour l'entrée en lice des Tricolores dans cette Coupe du monde, et le sinistre France-Tonga du week-end dernier. Une répétition qui n'interpelle pas Marc Lièvremont outre mesure: "C'est assez curieux", note le sélectionneur, qui se veut reconnaissant envers l'arbitre: "Je tiens à remercier Monsieur Walsh de son intervention auprès de Fabrice Estebanez parce qu'il a bien senti qu'il n'y avait aucune intention de la part de Fabrice de nuire ou de blesser, même si son témoignage n'a pas suffi pour gracier Fabrice." Pour le reste: "C'est comme ça, ce sont les aléas des nominations. Ça s'est bien passé sur les derniers matches, victoire ou défaite... Lui ou un autre..." Quoi de neuf, Doc' ? Tandis que Marc Lièvremont martèle le fait que ce n'est pas tant le contenu qui importe cette semaine que la conviction que ses joueurs vont mettre dans tout ce qu'ils entreprennent, on peut se demander si, avec deux joueurs du calibre de Thierry Dusautoir (contusion épaule gauche) et d'Aurélien Rougerie (luxation épaule droite) titularisés face aux Anglais, mais incertains et d'ailleurs absents à l'entraînement des Bleus et restés aux soins ce mardi, ce n'est pas une bonne partie des chances de qualification de l'équipe de France qui va se jouer dans l'infirmerie de Jean-Philippe Hager, le médecin des Bleus. Le Doc' qui ce mardi, à la mi-journée, a dû accompagner Julien Bonnaire pour une autre série d'examens, liés à un souci ORL pour le Clermontois, autre titulaire face au XV de la Rose. Dans l'après-midi, la séance au Mount Smart Stadium avait vu Jean-Baptiste Poux se soumettre à un entraînement adapté au côté d'un des préparateurs physiques en raison des douze points de suture que le pilier toulousain a reçu suite au match face aux Tonga. LUNDI: Rougerie est en sursis