Un combat des chefs au Mans

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Un combat des chefs au Mans
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Après une soirée catastrophique, conclue par l'abandon sur accident de deux prototypes, Audi a passé une nuit plus paisible, la numéro 2 survivante restant longuement en tête, tout en échangeant régulièrement sa position avec la Peugeot numéro 7. La 908 de Bourdais a pris la tête au petit matin mais la R18 n'a pas baissé les armes au gré de chronos impressionnants.

Après une soirée catastrophique, conclue par l'abandon sur accident de deux prototypes, Audi a passé une nuit plus paisible, la numéro 2 survivante restant longuement en tête, tout en échangeant régulièrement sa position avec la Peugeot numéro 7. La 908 de Bourdais a pris la tête au petit matin mais la R18 n'a pas baissé les armes au gré de chronos impressionnants. Quelle course ! Débutée avec le crash impressionnant de Mike Rockenfeller à 22h45, causant l'abandon d'une deuxième Audi, la longue nuit du Mans a vu une succession de neutralisations (trois en plus de celles à 15h50 suite à l'accident de McNish) et de changements de leader. Après 2h20 d'interruption, la course a repris ses droits à une heure du matin avant d'être de nouveau stoppée pour des durées plus courtes suite à l'accident de la Rebellion numéro 13 puis aux difficultés de la Ferrari n°59, arrêtée sur la piste. Et, quasiment à chaque fois, en fin stratège, Audi en a profité pour réduire son retard ou reprendre une petite avance sur les 908. Elles ne sont d'ailleurs plus que trois Lionnes à pouvoir viser la victoire puisque celle d'Oreca, vainqueur des 12 Heures de Sebring en début d'année, a perdu près d'une demi-heure à 2h du matin suite à une sortie de piste de Loïc Duval. Audi résiste dans la nuit et tient, même privé de tout joker. Les records du tour tombent Du moins jusqu'au petit matin puisque Bourdais finit par prendre la tête peu après 6h30, Gené lui emboitant le pas pour se saisir de la deuxième place. Mais la bataille fait rage au lever du jour. Audi et Peugeot se battent au chrono, les records du tour tombant régulièrement alors que les positions s'échangent au fil des arrêts ravitaillements. Après avoir vu sa meilleure marque égalée par Bourdais, Lotterer sur l'Audi a réagi de nouveau, l'abattant d'une seconde (3'25''289) ! "La voiture est efficace dans ces conditions avec les pneus que nous utilisons. Nous sommes en lutte pour la victoire, tout va bien. Espérons que cela tienne jusqu'au bout. La route est encore longue et cela va être dur. Les conditions ne sont pas faciles, il faut rester concentré", note Simon Pagenaud, pilote de la n°9, dans un communiqué. A près de huit heures de l'arrivée, bien malin qui peut donner l'identité du vainqueur de cette 79e édition. Une édition 2011 troublée par ces accidents spectaculaires et des interruptions mais qui conserve nombre de ses participants puisque, à sept heures, seuls 18 abandons ont été enregistrés sur 56 partants. Parmi eux, l'un rêve encore de podium. Henri Pescarolo, cinquième pour son retour au Mans, croise les doigts. Monsieur Le Mans sait que la course est encore longue.