Un choc majuscule

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Un choc majuscule
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Si la Conférence Ouest a fait la part belle aux surprises, éliminations prématurées des Spurs et des Lakers obligent, l'Est s'offre une finale de conférence de rêve avec le choc entre Chicago et Miami, les deux meilleures équipes en saison régulière. Avec dans le coin gauche, le MVP de la Ligue Derrick Rose et les tours jumelles Boozer-Noah et dans le coin droit les Tres Amigos du tandem James-Wade. Les clés de la série.

Si la Conférence Ouest a fait la part belle aux surprises, éliminations prématurées des Spurs et des Lakers obligent, l'Est s'offre une finale de conférence de rêve avec le choc entre Chicago et Miami, les deux meilleures équipes en saison régulière. Avec dans le coin gauche, le MVP de la Ligue Derrick Rose et les tours jumelles Boozer-Noah et dans le coin droit les Tres Amigos du tandem James-Wade. Les clés de la série. Arrières: avantage Miami Le duel s'annonce somptueux. Le MVP de la Ligue contre, sans doute, le meilleur joueur de ces playoffs. N'en déplaise à Keith Bogans, Mario Chalmers ou Mike Bibby, appelés à faire le nombre dans le cinq majeur des deux équipes, tous les yeux seront évidemment braqués, à l'arrière, sur ces deux natifs de Chicago. Avec 28,8 points et 8,2 passes de moyenne depuis le coup d'envoi des playoffs, Derrick Rose est impliqué sur 45 des 95 points inscrits par match par les Bulls. Mais son adresse est en berne, la star des Bulls affichant 42% de réussite contre 45 durant la saison régulière. A l'inverse, Dwyane Wade n'en finit plus d'impressionner - le MVP des Finales 2006 ayant été vu particulièrement à son avantage face au Celtics avec plus de 30 points de moyenne, et son expérience sera évidemment un atout précieux pour les Floridiens. La tâche s'annonce donc ardue pour Bogans, néanmoins performant en défense face à Joe Johnson lors des dernières manches de la série face aux Hawks. Ailiers: avantage Miami LeBron James est en mission. Si Dwyane Wade a souvent été la star du Heat la plus spectaculaire depuis le début des playoffs, King James n'est pas en reste. Les Celtics, achevés par dix points de l'ancien Cav dans les deux dernières minutes du match 5 peuvent en attester. Plus encore que ses 26,1 points, 9,4 rebonds et 5 passes de moyenne, ce sont bien ces coups d'éclats répétés, face aux Sixers puis aux Celtics, qui ont marqué les esprits. Souvent décisif, King James est en pleine confiance. A Chicago, Luol Deng n'est certes pas en reste, mais le Britannique, pourtant le Bull le plus constant dans le sillage de Derrick Rose, aura bien du mal à tenir la comparaison face au MVP de ces deux dernières saisons. Le ralentir serait déjà une réussite pour les troupes de l'Illinois. Le duel entre Carlos Boozer et Chris Bosh devrait, lui, être bien plus équilibré. Et malgré le label Big Three de Miami, l'intérieur floridien ne présente pas les mêmes gages que ses compères. A tel point que le trio est en passe de se réduire à un simple duo. Carlos Boozer, longtemps diminué par des douleurs à sa cheville gauche, semble a contrario recouvrer tous ses moyens. L'ancien Jazz devrait ainsi confirmer la domination attendue du secteur intérieur de Chicago. Pivots: avantage Chicago Malgré ses efforts et sa détermination, Joel Anthony pourrait n'apparaitre que comme une pâle imitation de Joakim Noah, le Français évoluant certes dans le même registre de l'énergie et de l'envie, mais avec de meilleures mains, une plus grande envergure, un rôle plus important en attaque et l'expérience de deux Final Four remportés avec les Gators. Pourtant, l'intérieur floridien n'est pas pour rien dans la réussite du Heat. Particulièrement précieux en défense, Anthony tiendra d'ailleurs un rôle capital face aux Bulls en devant essayer de couper au maximum l'accès au cercle à Derrick Rose. Ce qu'il avait d'ailleurs réussi face à Rajon Rondo lors des demi-finales de Conférence. Banc: avantage Chicago Trois, voire deux joueurs peuvent-ils suffire à faire triompher une équipe ? Tel est le débat qui accompagne ces playoffs 2011. Si James Jones a bien flambé lors du match 1 de la série face aux Celtics, les Tres Amigos représentent en effet 80% des points et 70% des rebonds du Heat. Aussi, les remplaçants floridiens sont-ils réduits à la portion congrue. Erick Dampier et Jamal Magloire n'ont toujours pas décollé du banc, Zydrunas Ilgauskas et Juwan Howard ne font que de la figuration et Mike Bibby et James Jones jouent les utilités. Côté Bulls, à l'inverse, les doublures n'hésitent pas à jouer les premiers rôles, tout particulièrement Kyle Korver et Taj Gibson, respectivement 8 points à 48% à trois points et 7 points-4 rebonds et souvent décisifs dans les fins de match à suspense. Et en cas de problèmes de fautes, Noah et Boozer peuvent compter sur le jeune turc Omer Asik pour prendre le relais. Verdict: Miami en 6 Chicago a beau avoir l'avantage du terrain, mener 3-0 dans les confrontations directes en saison régulière, Miami semble transformé depuis le début des playoffs. Après avoir géré face aux Sixers, le Heat a en effet impressionné face à Boston. Les Celtics ont certes dû composer avec la blessure de Rajon Rondo, mais le tandem Dwyane Wade-LeBron James a marqué les esprits. Plus que Derrick Rose et les Bulls, tout d'abord inquiétés par les Pacers puis par les Hawks malgré un match 6, lui, convaincant.