Un Chili pimenté ?

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Un Chili pimenté ?
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Les Bleus reçoivent ce mercredi à Montpellier le Chili d'Alexis Sanchez, pour un match amical qui s'annonce des plus spectaculaires. La principale caractéristique de la Roja est en effet l'attrait de son jeu en une touche de balles, à l'image de ce que font Lille en France et Barcelone en Europe. De plus, les récents bons parcours des hommes de Claudio Borghi en Coupe du monde et en Copa America plaident en faveur de cette jeune équipe dont la France devra grandement se méfier. Car amical ou pas, le Chili vient à la Mosson pour gagner.

Les Bleus reçoivent ce mercredi à Montpellier le Chili d'Alexis Sanchez, pour un match amical qui s'annonce des plus spectaculaires. La principale caractéristique de la Roja est en effet l'attrait de son jeu en une touche de balles, à l'image de ce que font Lille en France et Barcelone en Europe. De plus, les récents bons parcours des hommes de Claudio Borghi en Coupe du monde et en Copa America plaident en faveur de cette jeune équipe dont la France devra grandement se méfier. Car amical ou pas, le Chili vient à la Mosson pour gagner. Le dernier match disputé par le Chili en France remonte à juin 1998, et une lourde défaite concédée contre le Brésil de Ronaldo en huitièmes de finale de la Coupe du monde (1-4). Trois ans plus tard, le Chili recevait à Santiago lors d'un match amical les champions du monde français pour ce qui constitue à ce jour le tout dernier match disputé entre les Bleus et la Roja (et une victoire 2-1 des coéquipiers de Salas et Zamorano). A l'époque, Alexis Sanchez avait 13 ans. Dix ans plus tard, le Chili défie à nouveau la France, avec sa nouvelle génération dorée. Il faut dire que le football chilien a subi quelques turbulences entre 1998 et 2010, ne participant à aucune des deux Coupes du monde disputées durant cette période. En 2007, le Chili frôle même le ridicule en se faisant corriger par le Brésil en quarts de finale de la Copa America (1-6 !). Mais deux ans plus tard, arrivent en sélection de nouveaux joueurs remplis de talent, parmi lesquels Alexis Sanchez et Arturo Vidal. Le Chili fait alors son retour sur la scène internationale en 2010 (huitièmes de finale, comme en 1998), puis sur la scène continentale cet été (quarts de finale). Aujourd'hui le monde entier connaît Alexis Sanchez, dans la mesure où il évolue désormais au Barça. Mais l'ancien attaquant de l'Udinese n'est pas le seul joueur dont les Bleus devront se méfier mercredi soir. Le nouveau joueur de la Juventus, Arturo Vidal, est en effet le véritable moteur de l'équipe et chef d'orchestre du milieu de terrain, à la manière d'un Xavi Hernandez. Principal pourvoyeur en ballons de Sanchez et Suazo, sa complémentarité avec Mauricio Isla est des plus abouties. De plus, l'apport offensif de milieux de terrain comme Matias Fernandez ou encore Marco Estrada n'est pas négligeable. D'autant plus que ce dernier sera finalement le seul joueur de la rencontre à évoluer à domicile (il évolue à Montpellier). La défense, maillon faible de l'équipe Du côté des attaquants, outre Sanchez et Suazo, la défense expérimentale des Bleus (en l'absence de Mexès et Rami) devra également se méfier de Mauricio Pinilla. L'attaquant de Palerme reste en effet sur une très bonne fin de saison en Serie A, et rêve désormais de s'imposer dans le onze de départ de Claudio Borghi. Finalement le maillon faible de cette équipe chilienne reste sa défense, qui ne possède guère de "noms ronflants", et dont Karim Benzema et autre Florent Malouda devront profiter. La tâche des Bleus ne s'annonce donc pas de tout repos contre l'actuel 11e du classement FIFA, qui rêve de rétablir l'honneur de la dernière sélection chilienne à avoir joué contre l'Equipe de France dans l'Hexagone. C'était en 1994 à Lyon, et les Bleus emmenés alors par Papin et Djorkaeff s'étaient imposés 3-1. Une autre époque.