Un but en or

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Un but en or
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Si l'équipe de France nourrit de grandes ambitions à l'Euro 2011, qui débute mercredi, d'autres sérieux candidats au titre seront à surveiller. L'Espagne, décevante au Mondial 2010, sera revancharde et voudra défendre son bien mais la Lituanie, qui jouera à domicile, la Turquie, la Russie et la Serbie font également partie des favoris. Etat des forces en présence.

Si l'équipe de France nourrit de grandes ambitions à l'Euro 2011, qui débute mercredi, d'autres sérieux candidats au titre seront à surveiller. L'Espagne, décevante au Mondial 2010, sera revancharde et voudra défendre son bien mais la Lituanie, qui jouera à domicile, la Turquie, la Russie et la Serbie font également partie des favoris. Etat des forces en présence. ESPAGNE L'or en 2006 et 2009, l'argent en 2007 et 2008: depuis cinq ans, l'Espagne collectionne les récompenses sur la scène internationale. Et à ce titre, elle était attendue au sommet lors du dernier Mondial, en 2010. Mais en Turquie, les joueurs de Sergio Scariolo avaient balbutié leur basket et échoué à la cinquième place. Une déconvenue que Juan Carlos Navarro et ses partenaires vont vouloir effacer cette année en Lituanie. La force des Espagnols, c'est que leur équipe ne change pas trop d'un été à l'autre. Et si pour cet Euro 2011 les frères Pau et Marc Gasol seront là, un nouveau venu a rejoint les rangs, musclant davantage le secteur intérieur: Serge Ibaka, joueur du Thunder en NBA, naturalisé il y a quelques mois. Avec lui, difficile de ne pas faire de la Roja le favori n°1 de la compétition. LITUANIE Personne ne l'avait vue venir, l'été dernier, avec le seul Linas Kleiza - forfait pour l'Euro 2011 - comme tête d'affiche et pourtant, la Lituanie avait surpris son monde en ramenant d'Istanbul une médaille de bronze grâce à une génération de jeunes joueurs prometteurs. Un an plus tard, c'est devant son bouillant public que la formation balte va partir à la conquête de l'or. Et avec presque toutes ses stars estampillées Euroligue puisque les jumeaux Krystof et Darius Lavrinovic, Sarunas Jasikevicius et Rimantas Kaukenas devraient être de la partie. Ajoutez à cela Darius Songaila, intérieur des Philadelphia 76ers, et le petit nouveau Jonas Valanciunas, désigné MVP du Mondial des moins de dix-neuf ans il y a quelques semaines à peine, et vous obtenez une équipe impressionnante. Voire injouable. SERBIE Sans un incroyable miracle qui a sauvé la Turquie, la Serbie serait allée en finale du dernier Mondial face au Team USA. Et ne serait pas rentrée bredouille d'Istanbul, où elle a impressionné en éliminant notamment l'Espagne en quarts de finale. Mais les joueurs de Dusan Ivkovic ne comptent pas rester sur cette déception et viennent en Lituanie avec de vraies raisons d'y croire. Même si leur préparation a été pénible, avec notamment trois défaites en cinq matches au tournoi de Londres, ils ont un tel réservoir de talents avec notamment Milos Teodosic et Nenad Krstic qu'ils peuvent, eux aussi, croire à la victoire. Le souci, c'est qu'à l'instar de l'équipe de France, ils n'ont pas été épargnés par les blessures, Marko Keselj ayant rejoint Novica Velickovic sur la liste des blessés. RUSSIE Championne d'Europe en 2007, la Russie a un peu perdu de son aura depuis quelques années. Au Mondial de l'an dernier, elle avait été stoppée net aux portes des demi-finales, par les Etats-Unis certes... Mais le retour aux affaires d'Andrei Kirilenko change tout: l'ailier du Utah Jazz donne une autre allure à cette équipe, qui avec des joueurs comme Timofey Mozgov, Victor Khryapa, Serguei Bykov ou encore Andrei Vorontsevich possédait déjà quelques armes de destruction massive. Le bémol pour le sélectionneur David Blatt reste le forfait de Sasha Kaun, qui va forcément réduire l'impact des Russes dans la peinture. Tout dépendra, en fait, de leur adversaire en quarts de finale, le match à ne pas manquer dans une compétition comme celle-là. Le problème est le même pour tout le monde. TURQUIE Devant son public, la Turquie avait répondu présent au Championnat du monde l'an passé, ne cédant qu'en finale face aux Etats-Unis de Kevin Durant et Derrick Rose après un tournoi qu'elle avait survolé. Depuis, si Bogdan Tanjevic a laissé les rênes de l'équipe à Orhun Ene, les ambitions des Turcs n'ont pas changé. Avec le vieillissant mais toujours efficace Hedo Turkoglu (Orlando Magic), le bondissant Ersan Ilyasova (Milwaukee Bucks) et le puissant Omer Asik (Chicago Bulls), cette équipe a le potentiel pour aller très loin. L'apport du jeune Enes Kanter dans la raquette peut aussi beaucoup aider les "douze géants" à jouer les premiers rôles. Mais dans un contexte qui ne lui sera pas aussi favorable qu'en 2010, car moins euphorique, peuvent-ils avoir la même réussite ?