Un bon coup à jouer pour VA et Rennes

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Un bon coup à jouer pour VA et Rennes
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FOOT - Valenciennes se déplace à Rennes dimanche, alors que Nice accueille Le Mans.

Valenciennes et Rennes s'affrontent dimanche au Stade de la Route de Lorient, en match décalé de la 12e journée de Ligue 1. Une rencontre importante pour les deux équipes, qui, en cas de victoire, ont l'occasion de se rapprocher de la tête du classement. De son côté, Nice tentera de confirmer son succès face à Lyon (4-1) à l'occasion de la réception du Mans.La page est définitivement tournée. Et la transition désormais digérée. Antoine Kombouaré, dragué par le PSG, a laissé sa place cet été sur le banc valenciennois à Philippe Montanier et un vent nouveau souffle sur Nungesser. S'il ne renie pas, loin de là, les valeurs de combat, de générosité et de courage sur lesquelles son prédécesseur a construit son succès pendant trois ans dans le Nord, le nouvel entraîneur du VAFC a apporté sa patte comme il nous l'expliquait fin juillet : "Chaque entraîneur a ses qualités, ses convictions, ses principes. Chacun essaie d'amener une part de lui-même. Tout en bien sûr considérant l'environnement du club et l'esprit de la région."Si l'abnégation et le don de soi sont toujours des marques de fabrique fortes du club du Hainaut, l'arrivée de l'ancien entraîneur de Boulogne-sur-Mer, club qu'il a hissé de CFA à la Ligue 1, se traduit depuis le début de la saison par un jeu plus ambitieux, dans le sens noble du terme. Après un début de saison difficile, marqué par trois défaites consécutives, dont deux à Nungesser où il était jadis si difficile de venir s'y imposer, les joueurs valenciennois ont pris leurs marques dans le 4-3-3 instauré par Montanier. "Ce n'est pas le système qui fait le résultat. Non, c'est surtout l'animation au sein de ce système qui compte", aime-t-il à rappeler. Et du mouvement, il y a en a, pour preuve ces 19 buts inscrits en dix journées qui font de Valenciennes la meilleure attaque du championnat avec Bordeaux.Valenciennes privé d'Audel et SamassaComment expliquer cette révolution au sein du club nordiste qui, les saisons passées, avait l'habitude de pointer dans le bas du tableau de cet exercice particulier ? "Je ne suis pas surpris parce que, depuis le début de saison, on a presque tout le temps marqué", notait Montanier la semaine dernière avant le déplacement à Saint-Etienne sanctionné de deux nouveaux buts et d'une victoire dans le Chaudron (2-0). "Et je reste persuadé qu'on a de bons attaquants mais aussi des milieux et des défenseurs qui sont bien capables de les mettre sur les rails. Tout est une question d'équilibre. Bien attaquer, c'est une chose, bien défendre en est une autre. On a surtout besoin de cet équilibre pour être performant." Les résultats suivant, la confiance s'est installée dans le groupe nordiste comme en témoigne Johan Audel. "On voit qu'on a un groupe de qualité. Sur un match, on est capable de battre n'importe qui. Sans prétention, on l'a démontré contre Marseille et Toulouse, des équipes qui jouent la Coupe d'Europe, soulignait-il dernièrement. On est aussi capable d'aller chercher des résultats à l'extérieur, chose qu'on ne faisait pas l'année dernière. Il y a une super entente dans le groupe, peu importe qui joue, on donne le meilleur. On n'est pas meilleure attaque pour rien. Le coach nous fait travailler individuellement devant le but, il y a vraiment des exercices spécifiques. Cette année, on est plus adroit et on frappe beaucoup. A force de répéter les gestes et les frappes à l'entraînement, il n'en faut pas dix en match." Une force de frappe qui fera cependant défaut dimanche à Rennes, qui vient de calmer les ambitions montpelliéraines, Audel (adducteurs) et Mamadou Samassa (genou), qui ont marqué à eux deux près d'un tiers des buts valenciennois, étant forfaits, laissant le seul Grégory Pujol, meilleur réalisateur du club avec quatre buts, en pointe. De quoi rappeler le VAFC à l'humilité. "Ce qui m'incite à la prudence, c'est par exemple les séquences où on n'arrive pas à faire deux passes de suite", relève Montanier. Un entraîneur pour qui rien n'est acquis. La véritable expression de l'ambition.