Un BO à maturation lente

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Un BO à maturation lente
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Cinq ans après son dernier titre en championnat, le Biarritz Olympique a conclu une nouvelle saison blanche. Compétitifs sur les deux tableaux du Top 14 et de la H Cup, les Basques, fidèles à la politique de formation voulue par le président Blanco, ont aussi brillé par leur inconstance. Un BO perfectible à l'image de sa jeunesse prometteuse, incarnée par la révélation Raphaël Lakafia.

Cinq ans après son dernier titre en championnat, le Biarritz Olympique a conclu une nouvelle saison blanche. Compétitifs sur les deux tableaux du Top 14 et de la H Cup, les Basques, fidèles à la politique de formation voulue par le président Blanco, ont aussi brillé par leur inconstance. Un BO perfectible à l'image de sa jeunesse prometteuse, incarnée par la révélation Raphaël Lakafia. Le puzzle biarrot se met en place. Le dernier Brennus du BO date de 2006, mais le président Serge Blanco, engagé depuis la fin de son mandat à la tête de la Ligue nationale (LNR) dans un long travail de reprise en mains et de restructuration de son club, est persuadé d'être sur la bonne voie. Ecartés il y a un an des phases finales, les Biarrots y ont le mois dernier refait surface en matches de barrages, éliminés (27-17) sur la pelouse des Champions de France clermontois non sans avoir mené à la pause (17-6). Un retour au premier plan sur le front du championnat qui n'a pas empêché les Basques, vice-champions d'Europe sortants, de disputer un nouveau quart de finale à Anoeta. Un rendez-vous perdu face aux Toulousains en prolongation (0-27, a.p.) sur l'autel de cette fâcheuse inconstance, qui n'aura cessé de rythmer la saison d'Harinordoquy et de ses coéquipiers capables justement de refaire un écart de dix-sept points lors de ce même match face aux futurs Champions de France poussés dans leurs derniers retranchements. Mais une équipe qui peut aussi toucher le fond et s'incliner à la surprise générale en Italie, sur le terrain d'Aironi (28-27). Biarritz se reconstruit, fait le choix courageux de la jeunesse, révèle et envoie à la Coupe du monde un Raphaël Lakafia, mais paye aussi parfois cette prise de risques, comme le club basque demeure dépendant de ses internationaux sans lesquels le passage de témoins se fait plus aléatoire. L'investissement se veut à long terme, un calcul qui pourrait finir par payer à mesure que les pièces du puzzle s'imbriquent les unes aux autres. Celle du retour de Patrice Lagisquet, le technicien des années dorées, n'est sans doute pas la moins importante... L'oeil de Yann DELAIGUE: "La carte jeunes enclenchée par Biarritz, c'est vraiment pas mal, même si on se rend bien compte que malgré tout trois ou quatre joueurs restent déterminants dans cette équipe, et ces cadres-là seront présents en Coupe du monde. Je pense à Dimitri (Yachvili), à Imanol (Harinordoquy) et à Damien (Traille). C'est un BO qui se veut solide sur ses bases, mais qui reste aussi capable du meilleur comme du pire, un groupe qui lorsqu'il se met en tête d'aller chercher des points peut aussi se montrer redoutable. On trouve aussi beaucoup de réalisme dans cette équipe, dont l'accent mis sur la jeunesse relève de la nécessité, même si tous les clubs ne le font pas. C'est très important pour l'équipe de France de voir ainsi éclore de jeunes Tricolores. Lakafia en est le plus bel exemple." Le "prono" de DELAIGUE: "Il manque quelque chose à Biarritz pour renouer pour de bon avec son lustre passé, même si selon moi le retour de Lagisquet au sein du staff peut être très bénéfique de par son expérience, lui qui a vécu les années fastes du BO. Je pense que Patrice va leur amener beaucoup." A suivre aujourd'hui: Le bilan de CLERMONT