Un avertissement sans frais

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Malgré les réalisations de Delie et Georges en seconde période, les Bleues, menées 2-0 à la pause et réduites à dix après l'expulsion de leur gardienne Sapowicz, se sont inclinées devant l'Allemagne lors de leur troisième et dernier match de poule du Mondial 2011 (4-2). Si elles ont souffert face aux hôtes et favorites du tournoi, les filles de Bruno Bini ont eu le mérite de ne jamais abdiquer. Face à l'Angleterre en quart, il faudra néanmoins resserrer les rangs.

Malgré les réalisations de Delie et Georges en seconde période, les Bleues, menées 2-0 à la pause et réduites à dix après l'expulsion de leur gardienne Sapowicz, se sont inclinées devant l'Allemagne lors de leur troisième et dernier match de poule du Mondial 2011 (4-2). Si elles ont souffert face aux hôtes et favorites du tournoi, les filles de Bruno Bini ont eu le mérite de ne jamais abdiquer. Face à l'Angleterre en quart, il faudra néanmoins resserrer les rangs. Le mistigri de Bruno Bini n'a pas fonctionné. Enfin pas complètement. Les Françaises qui ambitionnaient de réaliser le gros coup de ce premier tour en surfant sur un début de Coupe du monde parfait ont dû rendre les armes. La faute à une équipe d'Allemagne double championne du monde en titre et encore trop solide, surtout en première période, pour les Tricolores. Devant 45 000 personnes dans le Borussia Park, les filles de Sylvia Neid ont donc fait le métier pour valider la première place du groupe et un quart de finale contre le Japon. De fait, dès les premières minutes de la rencontre, on sent les Françaises plus en difficultés, avec davantage de déchet technique et des pertes de balle trop rapides. La faute au placement de l'équipe d'Allemagne qui débute elle aussi assez doucement mais qui aura eu le mérite de rester parfaitement en place et d'appuyer là où ça fait mal. Avant la fin du premier quart d'heure, les premiers frissons arrivent par Okoyino et Garefrekes. Et si Bajramaj, remplaçante de Kulig ménagée, fait des misères à Soubeyrand (16e), le premier but survient sur un long coup franc signé Peter, Sapowicz hésite à sortir - elle n'y va finalement pas - et Kerstin Garefrekes, qui a échappé à Wendy Renard, en profite pour placer sa tête (0-1, 25e). Les Bleues sont sonnées et malgré une frappe lointaine ainsi qu'un coup franc de Soubeyrand (28e et 31e), les Allemandes s'installent pour de bon dans le camp français. Suite à un corner pour les Bleues, Grings effectue un énorme effort plein axe, elle se fait contrer par la capitaine tricolore, mais le ballon revient de suite sur Laudehr qui centre vers Grings lâchée par... une Wendy Renard manifestement mal à l'aise au marquage pour le 2-0 (32e). La fin du premier acte est rude pour les filles d'un Bruno Bini qui réagit à la pause en lançant Delie et Abily à la place de Thomis et Necib. Ce qui a pour conséquence de faire passer Le Sommer à gauche et Thiney dans l'axe. Les Bleues reviennent à 10 contre 11 ! Ces changements ont le mérite de remettre les Bleus d'équerre. Et de faire subitement douter les Allemandes. En témoigne cette frappe de Bussaglia (50e) ou ce slalom d'une Thiney qu'on n'avait quasiment pas vue jusque-là (51e). Marie-Laure Delie apporte un plus avec une frappe (54e), puis un corner obtenu (55e) et surtout un but sur coup de pied de coin de Soubeyrand (1-2, 56e). L'Allemagne tente de réagir avec cette frappe de Goessling (57e) et un public qui se réveille sur ce coup franc très dangereux de Grings capté par Sapowicz (59e). La gardienne tricolore va malheureusement se faire expulser pour un contact dans la surface avec Bajramaj (65e). Le penalty suit après un moment de flottement avec la sortie de Le Sommer pour permettre à Deville d'entrer. Grings, elle, ne se pose pas de questions et met fin au doute qui commençait à s'installer dans les esprits germaniques, transformant la sentence (3-1, 68e). Les Françaises n'abdiquent cependant pas et suite à un corner de Soubeyrand, Laura Georges jaillit pour relancer les Tricolores d'un coup de tête rageur (2-3 72e). A dix, les filles de Bruno Bini se sont remises dans le sens de la marche et deux minutes plus tard, Delie, servie par Bussaglia, se trouve seule face à Angerer mais croise trop sa frappe ! L'orgueil de l'équipe de France a parlé, son esprit de révolte également. Les coéquipières de Thiney ne lâchent rien et s'accrochent même lorsque ça se complique comme lorsqu'Abily sauve sur sa ligne avant que Deville ne soit sauvée par la transversale (76e)! Les dernières minutes deviennent difficiles et les jambes lourdes comme sur ce contre à 2 contre 2 avec Thiney qui remonte tout le terrain mais ne peut assurer sa passe pour Delie (85e). Le mot de la fin revient finalement à Okoyino qui met définitivement fin au suspense d'une belle reprise de volée (4-2, 88e). Cette courte défaite face à l'ogre allemand n'a cependant rien d'infamante. La première période laissait même augurer une rencontre bien plus délicate. Les Françaises ont fait preuve d'une vraie capacité de réaction, elles sont revenues à deux reprises, une fois en infériorité numérique. Leur Mondial est loin d'être terminé, elles auront de gros atouts à faire valoir face à l'Angleterre en quarts de finale.