Tuia: "Il faut être optimiste"

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Tuia: "Il faut être optimiste"
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Plus que convaincant lors du dernier championnat d'Europe, Samuele Tuia n'a pas tardé à devenir l'un des rouages essentiels au bon fonctionnement de l'équipe de France de volley-ball. Le natif de Mata-Utu (Wallis-et-Futuna) semble avoir la pleine confiance de son sélectionneur, Philippe Blain, et espère démontrer l'étendue de ses qualités physiques et athlétiques lors du tournoi de pré-qualification olympique de Tourcoing (23-27 novembre).

Plus que convaincant lors du dernier championnat d'Europe, Samuele Tuia n'a pas tardé à devenir l'un des rouages essentiels au bon fonctionnement de l'équipe de France de volley-ball. Le natif de Mata-Utu (Wallis-et-Futuna) semble avoir la pleine confiance de son sélectionneur, Philippe Blain, et espère démontrer l'étendue de ses qualités physiques et athlétiques lors du tournoi de pré-qualification olympique de Tourcoing (23-27 novembre). Samuele, comment se sont passé les retrouvailles avec vos coéquipiers tricolores ? Très bien. On a repris tout doucement parce que tous les joueurs arrivent un peu de chaque coin de l'Europe, à savoir d'Italie, de Pologne... On essaye de démarrer doucement avant d'attaquer à fond. On espère avoir le même niveau qu'au Championnat d'Europe. Y a-t-il certains joueurs avec qui vous entretenez de meilleures relations ? Je suis avec Gérald Hardy-Dessources dans la chambre. Avec lui on parle tout le temps, c'est peut-être avec lui que j'ai de meilleures relations. Après, sur le terrain, je m'entend bien avec tout le monde. On est obligé si on veut que le collectif soit très bon. C'est automatique. Un mot sur le retour de Guillaume Samica ? Ça fait plaisir qu'il revienne. C'est un joueur important, qui a vécu et qui a de l'expérience. Il va apporter de la stabilité au groupe. Le fait de savoir qu'il est là permet de nous booster. La course aux Jeux Olympiques est lancée. Est-ce un rêve accessible pour les Bleus ? Bien sûr. Il faut être optimiste. Le but d'un sportif est de gagner. Si on part pessimiste, c'est qu'on se trouve sur le mauvais chemin. On a le potentiel avec les joueurs qu'il faut, une très bonne équipe. Il faut juste qu'on travaille sur la stabilité. Il ne faut pas tomber dans la difficulté et essayer de s'amuser à un niveau correct "Je dois vraiment stabiliser mon jeu, rien n'est acquis" Quelles sont en les forces en présence de ce groupe France ? On a beacoup de joueurs qui sont des cadres dans des grands clubs comme Earvin Ngapeth, Pierre Pujol, Antonin Rouzier, Jean-François Exiga... Et Samuele Tuia... (Rires) Oui, on va dire ça mais en dernier alors. Non mais ces joueurs peuvent faire la différence à eux tout seul à n'importe quel moment du match. C'est aussi pour ça que je reste vraiment optimiste par rapport aux qualifications. On imagine que le fait d'évoluer à domicile (Tourcoing) est appréciable. Bien sûr que oui. On est en France, on sera poussé par le public de Tourcoing. J'espère qu'il y aura beaucoup de spectateurs. C'est sympa de jouer devant son public, c'est quand même mieux. Quand on arrive dans une salle pleine et que le public crie "allez les Bleus"... Dans les moments durs, on se regarde et on se dit que le public est là et qu'il faut pousser. Comment jugez-vous vos adversaires de poule, à savoir l'Allemagne et la Grèce ? Ce sont de très bonnes équipes. Tous les joueurs allemands jouent à l'étranger dans des grands clubs. L'Allemagne a vraiment de très bons joueurs. La Grèce, c'est pareil. Après, ce sont des petits détails qui feront probablement la différence. Comment jugez-vous votre progression en Bleu ? Je n'y pense pas trop. J'essaye juste de penser à ce que je dois travailler. Je ne regarde pas en arrière, ce que j'ai fait. C'est vrai que quand vous me posez la question, je peux me dire "Ah oui, je suis quand même dans le six de base". Ça prouve quand même que j'ai progressé. Mais j'ai encore une grande marge de progression. Je dois vraiment stabiliser mon jeu, rien n'est acquis. Avec la concurrence, je vais travailler encore plus. Je suis fier de mon parcours mais il faut avoir cette niaque permanente de vouloir progresser à l'entraînement.