Tsonga, valse et tango

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Tsonga, valse et tango
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Jo-Wilfried a remporté ce dimanche à Vienne le septième titre de sa carrière en dominant en finale Juan Martin Del Potro en trois manches (6-7, 6-3, 6-4). Le n°1 français a donc quitté l'Autriche avec 100 points supplémentaires, un pécule important dans la course au Masters. Place désormais à Valence et Paris-Bercy pour terminer l'année en boulet de canon.

Jo-Wilfried a remporté ce dimanche à Vienne le septième titre de sa carrière en dominant en finale Juan Martin Del Potro en trois manches (6-7, 6-3, 6-4). Le n°1 français a donc quitté l'Autriche avec 100 points supplémentaires, un pécule important dans la course au Masters. Place désormais à Valence et Paris-Bercy pour terminer l'année en boulet de canon. Jo-Wilfried Tsonga ne sera pas venu à Vienne pour rien. Le Manceau repart de la capitale autrichienne avec un septième titre dans la besace, après sa victoire ce dimanche en finale contre Juan Martin Del Potro (6-7, 6-3, 6-4), son deuxième de la saison après celui décroché à Metz il y a un mois. Et surtout avec 100 points de plus qu'il peut ajouter à son total de l'année 2011, ce qui lui permet de ravir la septième place à Mardy Fish dans la course au Masters. Engagé à Valence la semaine prochaine, puis au Masters 1000 de Paris-Bercy, le dernier de la saison, le n°1 tricolore est idéalement placé pour s'inviter au rendez-vous des maîtres à Londres fin novembre, trois ans après sa première apparition dans l'épreuve. C'est un sérieux test que Tsonga a passé ce dimanche contre Del Potro, le joueur le mieux classé qu'il ait affronté cette semaine (15e), un ancien n°4 mondial titré à l'US Open en 2009 avant de voir sa progression stoppée nette en 2010 par une méchante blessure au poignet. Ce test, le Manceau l'a réussi avec mention parce qu'il a dominé l'Argentin pour la première fois en quatre confrontations et parce qu'il doit s'attendre à sortir ce type de matches dans les prochaines semaines dans l'optique du Masters. Il a en tout cas tenu son rang de tête de série n°1 et confirmé la statistique précisant que Tsonga n'a jamais perdu une finale contre un joueur moins bien classé que lui. Mais Del Potro dispose de sérieuses références, comme celles qui l'ont porté jusqu'au Masters en 2008 et 2009. Le Masters, c'était aussi le cadre d'un de leurs affrontements. A Shanghai en 2008, sur une surface rapide similaire à celle de Vienne, Del Potro s'en était sorti après deux jeux décisifs. Il y en a eu un autre dans cette finale autrichienne, dans la première manche, et Tsonga l'a perdu. La faute à une vilaine double faute, qui offrait une balle de set à Del Potro, alors qu'il venait de lâcher son spécial "Big Jo", un passing de revers à une main en bout de course, pour effacer son mini break de retard (6-7). Peut-être touché moralement par la perte du premier set, le n°1 français réalisait son plus mauvais jeu de service à l'entame de la deuxième manche. Un mal pour un bien puisque ce break rapide (1-2) avait valeur d'électrochoc. Fernando Gonzalez aurait apprécié les deux cogneurs Plus percutant, notamment côté revers, Tsonga effaçait sans tarder son service de retard, alors qu'en face, Del Potro baissait d'intensité dans ses frappes et commettait plus d'erreurs derrière sa ligne de fond de court. Sur un coup de feu en coup droit, encore du "made in Tsonga", le Manceau se détachait avec un certain aplomb et recollait logiquement à une manche partout (6-3). Entre le punch du Français et les frappes tout en amplitude de l'Argentin, ça cognait sévère sur le court. Au service aussi d'ailleurs où les balles tombaient régulièrement à plus de 200 km/h, et Tsonga prenait un net avantage à ce petit jeu-là en claquant 25 aces au total. Fernando Gonzalez, le cogneur chilien, aurait apprécié. Cogner, c'est bien, mais la prise de risque est immense. Del Potro, qui venait de lâcher une toile en coup droit pour offrir le break décisif à Tsonga dans le troisième set (4-3), mesurait l'importance de son erreur à ce moment de la partie et passait ses nerfs dans un coussin de ramasseurs de balle qui volait à la force de son coup de pied. Mieux vaut retenir plutôt l'image des deux joueurs réunis au filet après une balle heureuse de Tsonga que l'Argentin ne manquait pas, avec un certain humour, de rappeler à son adversaire en lui tapotant le front avec cette fameuse balle. La chance était bien du côté du Français, le titre à Vienne aussi sur une ultime accélération de coup droit (6-4).