Tsonga, un tour et puis s'en va

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Tsonga, un tour et puis s'en va
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Eloigné des courts depuis près d'un mois, Jo-Wilfried Tsonga a vécu une rentrée difficile, la nuit dernière, en Californie. Pour ses débuts dans le Masters 1000 d'Indian Wells, le Manceau a subi la loi du Belge Xavier Malisse (7-6, 7-5). Gilles Simon en revanche a franchi le cap du deuxième tour aux dépens de Rainer Schuettler (6-3, 7-6). La désillusion du jour est à mettre au crédit d'Andy Murray, écarté par Donald Young.

Eloigné des courts depuis près d'un mois, Jo-Wilfried Tsonga a vécu une rentrée difficile, la nuit dernière, en Californie. Pour ses débuts dans le Masters 1000 d'Indian Wells, le Manceau a subi la loi du Belge Xavier Malisse (7-6, 7-5). Gilles Simon en revanche a franchi le cap du deuxième tour aux dépens de Rainer Schuettler (6-3, 7-6). La désillusion du jour est à mettre au crédit d'Andy Murray, écarté par Donald Young. Depuis son quart de finale perdu à Marseille devant Mikhail Youzhny, à la mi-février, Jo-Wilfried Tsonga avait brillé par son absence sur les courts. Victime de pépins physiques plus ou moins récurrents, l'intéressé entendait soigner sa rentrée, avec une volonté affirmée d'évolution dans son jeu. Les prémices de ce renouveau, manifestes en cette soirée californienne, n'ont pas livré les fruits escomptés. Si le Manceau a fait jeu égal avec son adversaire cette nuit, ses largesses dans les points cruciaux lui ont été fatales. Et Xavier Malisse n'a pas eu à forcer son talent pour écarter la tête de série n°15 du tournoi (7-6, 7-5). Jusqu'à 6-6 dans le tie-break de la première manche, Jo-Wilfried Tsonga s'est évertué à observer son nouveau credo. Un jeu offensif, tout en variations et fait de services-volées, entaché d'un manque de maîtrise encore trop prononcé pour être payant. Le premier set perdu, le 17e joueur mondial a bien servi pour le gain du deuxième acte, à 5-4. En vain. Rattrapé par sa fébrilité, Jo-Wilfried Tsonga a de nouveau flanché au moment du dénouement. "Comme toujours quand on change quelque chose, il y a des galères, dixit le Sarthois à l'issue de la partie. Mais ça sourira plus tard. Je vais devoir avaler quelques pilules avant que ça marche comme je veux mais j'ai vraiment envie de changer de jeu." Murray ne va pas mieux Gilles Simon, lui, n'a pas revu foncièrement sa copie. Et sa constance a eu du bon contre Rainer Schuettler. Alors qu'il redoutait le contrecoup physique de la campagne menée en Autriche par l'équipe de France le week-end dernier en Coupe Davis, le Niçois a répondu présent pour imposer logiquement son statut de tête de série à l'Allemand (6-3, 7-6). Un rang privilégié dont Rafael Nadal, Fernando Verdasco ou encore Robin Söderling ont également su profiter. Au contraire du tenant du titre Ivan Ljubicic, sorti par un Juan Martin Del Potro qui confirme là son retour au premier plan (5-7, 6-4, 6-2), ou d'un David Ferrer qui a subi la loi du Croate Ivo Karlovic (7-6, 6-3), prochain défi de Gilles Simon. La palme de la surprise a toutefois été décrochée par Donald Young. Classé 143e à l'ATP, l'Américain s'est offert le n°5 mondial Andy Murray, en deux manches (7-6, 6-3). "Je n'ai rien fait de bien", soufflera après coup l'Ecossais, tandis que son bourreau, tombeur pour la première fois d'un Top 10, confessera: "C'est de très loin la plus importante victoire de ma carrière." Battu en finale de l'Open d'Australie par Novak Djokovic en janvier dernier, le Britannique n'a visiblement toujours pas digéré cette énième déconvenue en Grand Chelem. Ecarté dès le premier tour à Rotterdam il y a quelques semaines, Andy Murray, qui souffre du reste d'un mal tenace au poignet, n'a plus gagné un match depuis sa demie à Melbourne...