Tsonga sans pitié

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Tsonga sans pitié
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ROLAND-GARROS - Le Manceau a facilement disposé de son ami, Josselin Ouanna.

ROLAND-GARROS - Le Manceau a facilement disposé de son ami, Josselin Ouanna.Si Jo-Wilfried Tsonga craignait de rencontrer son ami, Josselin Ouanna, avec qui il a partagé sa jeunesse de tennisman en herbe, le Manceau fut bien vite rassuré. De match il n'y en aurait pas. Une victoire expéditive (6-0, 6-1, 6-4), dûe en grande partie au non-match livré par son adversaire, à côté de ses pompes, et dépassé par le contexte, peut-être autant personnel que celui du Lenglen. Un succès aisé finalement le bienvenue après le marathon de dimanche, face au modeste Brands, et en perspective du troisième tour où il affrontera le vainqueur du match entre Garcia-Lopez et De Bakker. Pour Ouanna en revanche, le constat est terrible. Tout commence par une première manche catastrophe, durant laquelle il n'aura jamais remporté de points sur son deuxième service (0 sur 10). En face, si Tsonga est crispé, il tient toutefois la cadence pour provoquer les fautes de son adversaire, qui erre telle une âme en peine sur le court, incapable de réagir, puisqu'il concède même le set sur jeu blanc, sur son service (6-0).Tsonga termine sur un aceLe deuxième set démarre de la même manière, et il faut attendre le 10e jeu de la rencontre pour voir le Tourangeau enfin remporter son service. Malheureusement pour lui, en face, "Jo" est lui aussi monté en régime et sa première balle, tout comme son coup droit, provoque des fissures que son adversaire ne parvient plus à combler. C'est ainsi qu'en 23 minutes, le numéro 10 mondial continue sa balade de santé en empochant la manche (6-2).Vient alors la troisième manche, franchement plus disputée puisque Ouanna ne va concéder qu'une seule fois son service. Une fois de trop sachant que Tsonga est lui réglé comme du papier à musique, et, sans se montrer brillant, va assurer tranquillement sa mise sans s'inquiéter outre mesure, et finir le travail sur un ace (6-4), avant d'aller serrer la main de son pote, sans en faire trop. L'euphorie a bien le temps de pointer le bout de son nez.