Tsonga, plus rien dans le bras

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Tsonga, plus rien dans le bras
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Douloureuse fin de parcours pour Jo-Wilfried Tsonga. Diminué par une douleur au biceps droit, le Manceau s'est résolu à jeter l'éponge contre Novak Djokovic au milieu de la seconde manche (6-4, 3-0 ab.), en demi-finale à Montréal. Le Français n'était plus de taille à lutter face à la puissance du n°1 mondial, qui tentera dimanche soir face à Mardy Fish de remporter, déjà, son 5e Masters 1000 de la saison.

Douloureuse fin de parcours pour Jo-Wilfried Tsonga. Diminué par une douleur au biceps droit, le Manceau s'est résolu à jeter l'éponge contre Novak Djokovic au milieu de la seconde manche (6-4, 3-0 ab.), en demi-finale à Montréal. Le Français n'était plus de taille à lutter face à la puissance du n°1 mondial, qui tentera dimanche soir face à Mardy Fish de remporter, déjà, son 5e Masters 1000 de la saison. Une avalanche de sifflets. Voilà comment s'est tristement et injustement terminé le parcours de Jo-Wilfried Tsonga à Montréal. Toujours prompt à tirer du positif de ses matches, le Manceau, malicieux, a préfèré y voir "un compliment. "Cela montre qu'ils appréciaient le spectacle", a-t-il asséné en conférence de presse. Le show, malheureusement, n'a duré qu'un set et demi. Jusqu'à ce que le Français, mené 6-4, 3-0 par Novak Djokovic, ne soit définitivement rattrapé par une douleur au biceps droit qui le chasse depuis trois jours. Au changement de côté, Tsonga a fait appel au kiné. Après une brève discussion, sans même avoir été manipulé, le Français a préféré quitter le court, conscient du mal qui le rongeait. Quitte à susciter l'incompréhension du public canadien, qui attendait monts et merveilles de celui qui avait brillamment battu Roger Federer dans la semaine, et qui s'attaquait à la montagne Djokovic. Dommage, le combat était devenu trop inégal. "Je n'ai pas la prétention de battre Novak sans mon bras !", a réagi Tsonga, plus réaliste que déçu après la rencontre. "Il était donc sage d'arrêter, car il n'y avait aucun espoir que je gagne ce match avec un bras dans cet état-là." Le Français avait pourtant brillamment entretenu l'illusion durant la première manche, contre un adversaire qu'il adore défier (cinq victoires en huit confrontations avant hier soir). Déterminé à prendre sa revanche de la demi-finale de Wimbledon, et à oublier ce fichu bras, Tsonga avait attaqué la rencontre plein pot. Jusqu'à 4-4 dans la première manche, il y a eu match. Mais la pression constante imposée par le Serbe a fini par avoir raison de la résistance du Tricolore. On connaît la suite... Même si Tsonga n'était pas à 100%, Djokovic a eu le mérite de ne lui laisser aucun espoir. "Il joue tout mieux que les autres. Il ne frappe pas plus fort, il ne frappe pas plus tôt la balle, mais il est toujours là", a résumé la 52e victime du Djoker cette année, en 53 rencontres ! Le Serbe, qui n'a abandonné aucun set cette semaine, est en passe de devenir le premier joueur depuis Pete Sampras en 1993 à remporter son premier tournoi en tant que n°1 mondial. Plus fort encore, en cas de succès dimanche soir, il remporterait son 5e Masters 1000 de la saison (en cinq tentatives !), ce qui n'a encore jamais été réalisé. C'est dire l'ampleur de la tâche qui attend Mardy Fish. "Je passe des heures sur le court et hors du court à travailler dur", a martelé Djokovic samedi soir. "Ce n'est pas un don ou quelque chose comme ça, c'est vraiment du travail et du dévouement." A ce titre, il est intéressant de noter que le Serbe n'a concédé que 4 jeux durant les trois "deuxième set" et demi qu'il a disputés cette semaine. Plus le match avance, plus l'ogre de Belgrade est fort. Tsonga a eu le temps de s'en rendre compte. Il a préféré abandonner pour ne pas aggraver ce qui semble être une contracture. Le Français espère être rétabli pour son 1er tour à Cincinnati la semaine prochaine contre Marin Cilic. Sinon, ce sera direction l'US Open. Avec les dents longues.