Tsonga, la vie est dure

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Tsonga, la vie est dure
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Après Gilles Simon, Jo-Wilfried Tsonga s'est lui aussi incliné au deuxième tour du Masters 1000 de Rome. Le Français, convaincant il y a deux jours contre Baghdatis, a subi la loi de Roger Federer, facile vainqueur en deux manches (6-4, 6-2). Le Suisse, finaliste à deux reprises en Italie, retrouvera un autre Tricolore, Richard Gasquet, en huitièmes de finale.

Après Gilles Simon, Jo-Wilfried Tsonga s'est lui aussi incliné au deuxième tour du Masters 1000 de Rome. Le Français, convaincant il y a deux jours contre Baghdatis, a subi la loi de Roger Federer, facile vainqueur en deux manches (6-4, 6-2). Le Suisse, finaliste à deux reprises en Italie, retrouvera un autre Tricolore, Richard Gasquet, en huitièmes de finale. Les semaines se suivent et se ressemblent pour Jo-Wilfried Tsonga. A Madrid, il avait démoli Nicolas Almagro avant de buter sur Robin Söderling. A Rome, il a démoli Marcos Baghdatis avant de buter sur Roger Federer. Le Suisse l'a en effet dominé en deux manches au deuxième tour ce mercredi (6-4, 6-2). Rien d'illogique finalement mais sans doute un peu rageant pour le Manceau, qui subit là les conséquences d'un classement moins bon qu'il y a quelques mois. En Masters 1000, son 18e rang mondial l'oblige d'abord à jouer un premier tour, avant de tomber sur un gros poisson selon le tirage au sort. Son niveau de jeu actuel lui permettrait pourtant de viser plus haut. Roger Federer l'avait d'ailleurs bien souligné en conférence de presse et craignait son premier match à Rome. Le Français tient bien la cadence physiquement ces dernières semaines, frappe fort au service et s'appuie sur un coup droit performant sur terre battue. Malheureusement, rien de tout cela n'a réellement fonctionné sur le court illuminé du Foro Italico. Tout juste a-t-il fait jeu égal avec le n°3 mondial le temps d'une demi-heure, la première, avant de perdre le fil. Moins percutant sur son engagement, Tsonga n'a pas trouvé de solutions sur le service du Suisse en ne convertissant aucune de ses sept balles de break. Federer craignait aussi son premier match à Rome en raison de courbatures ressenties à la poitrine et au dos après le tournoi de Madrid. Un diagnostic qui avait un temps fait craindre un éventuel forfait du n°3 mondial, soucieux d'être en pleine forme à Roland-Garros. Pas de mauvaise surprise pour les organisateurs du Masters 1000 italien, Federer est là et bien là. Certes moins aérien que lors du premier set de sa demi-finale contre Nadal le week-end dernier, mais efficace autant que faire se peut. Malgré quelques petits soucis pour conclure la rencontre, le Bâlois n'a pas vraiment été inquiété. Peut-être le sera-t-il davantage contre Richard Gasquet jeudi, son prochain adversaire en huitièmes de finale.