Tsonga, la récompense finale

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Tsonga, la récompense finale
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Jo-Wilfried Tsonga est en finale du Masters de Londres. Le Français a dominé ce samedi Tomas Berdych en deux manches en demi-finales (6-3, 7-5) pour s'offrir le droit d'affronter Roger Federer, vainqueur sortant, dimanche. Plus solide que le Tchèque, il n'a jamais semblé lâcher le contrôle de la partie. Une confiance qui peut l'amener à décrocher le plus grand titre de sa carrière.

Jo-Wilfried Tsonga est en finale du Masters de Londres. Le Français a dominé ce samedi Tomas Berdych en deux manches en demi-finales (6-3, 7-5) pour s'offrir le droit d'affronter Roger Federer, vainqueur sortant, dimanche. Plus solide que le Tchèque, il n'a jamais semblé lâcher le contrôle de la partie. Une confiance qui peut l'amener à décrocher le plus grand titre de sa carrière. Dix ans après Sébastien Grosjean, Jo-Wilfried Tsonga est le deuxième Français à se hisser en finale du Masters depuis la création de l'épreuve en 1970. Et il peut devenir le premier représentant tricolore à soulever le trophée s'il s'impose dimanche face à Roger Federer. Ce serait une juste récompense après un automne très réussi pour le Manceau, vainqueur de deux tournois (Metz et Vienne) et finaliste du Masters 1000 de Paris-Bercy, déjà contre le Suisse il y a deux semaines. En confiance depuis son arrivée à Londres et sur la lancée de son beau succès devant Rafael Nadal jeudi, il s'est défait avec beaucoup de sérieux de Tomas Berdych en deux manches (6-3, 7-5). Le voilà à une marche de décrocher le plus grand titre de sa carrière. Depuis le début de saison en indoor, Tsonga présente derrière Federer l'un des meilleurs bilans des joueurs du circuit (19 victoires et cinq défaites). Logique alors de retrouver ses deux hommes en finale du Masters pour leur troisième affrontement en l'espace de quinze jours. Au POPB, le Français avait raté son entame de match et laissé filer le Suisse vers la victoire, avant de le bousculer dimanche dernier lors du premier match de poules. Sa confiance actuelle, doublée de principes de jeu bien en place et d'une excellente qualité de balle, peut-être la meilleure de sa carrière, il a dans sa raquette toutes les chances de dominer le Suisse. Même si l'expérience de l'ancien n°1 mondial sera un atout considérable à l'heure d'entrer sur le court. Cinq fois titré au Masters, Federer n'a perdu qu'une fois en finale, en 2005 contre David Nalbandian, un joueur en pleine réussite à l'époque. Tsonga: "Je vais lâcher les chevaux et essayer d'aller chercher la victoire" La comparaison entre l'Argentin et le Tsonga version 2011 semble d'ailleurs judicieuse. Irréprochable dans l'attitude, concentré sur son objectif et solide dans la plupart des compartiments du jeu, le n°1 français a contrôlé la partie de bout en bout, ne laissant pas la moindre brèche à Berdych. Pas même lorsqu'il lâchait pour la première fois son service, alors qu'il avait un break d'avance dans le deuxième set. "Ce n'était pas un très beau match, on n'était pas très bon tous les deux, très tendus. Je suis juste super heureux d'avoir gagné ce match, a-t-il pourtant concédé après la rencontre devant la caméra d'Orange Sport. Ce soir, j'ai surtout pensé que j'allais me qualifier pour la finale, mais je n'étais pas serein. J'ai fait un peu dans ma culotte, mais ça fait partie du jeu." Il n'en a pas donné l'impression et c'est sans doute le témoignage d'un joueur sûr de sa force. Le contrôle de ses émotions lui a permis d'affronter une première alerte dans le premier set et les deux balles de break de Berdych (2-2). Mais solide sur sa mise en jeu, il écartait le danger avant de breaker le Tchèque dans le jeu suivant et s'envoler vers le gain de la première manche (6-3). En profitant des fautes directes adverses, le Français pensait avoir fait le plus dur en prenant le service de Berdych dans le fameux septième jeu (4-3), avant de se rendre la tâche plus compliquée en relançant le n°7 mondial. Pas pour longtemps puisqu'il breakait à nouveau avant de claquer un dernier ace sur la balle de match (7-5). "Demain (dimanche), je vais lâcher les chevaux et essayer d'aller chercher la victoire. Même si je n'ai pas bien joué, je bats quand même Berdych, s'est-il enthousiasmé. Si demain j'arrive à élever mon niveau de jeu, je ne suis pas à l'abri de remporter le titre." Federer est désormais le seul à pouvoir l'en empêcher.