Tsonga: "Je ne suis pas surpris"

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Tsonga: "Je ne suis pas surpris"
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Agressif à outrance, Jo-Wilfried Tsonga a dominé jeudi soir Roger Federer (7-6, 4-6, 6-1), en huitièmes de finale du Masters 1000 de Montréal. Une deuxième victoire de rang face au numéro trois mondial pour Tsonga après celle obtenue en quarts de finale de Wimbledon. Heureux de sa prestation, le Manceau se penche déjà sur son quart de finale face à l'Espagnol Nicolas Almagro.

Agressif à outrance, Jo-Wilfried Tsonga a dominé jeudi soir Roger Federer (7-6, 4-6, 6-1), en huitièmes de finale du Masters 1000 de Montréal. Une deuxième victoire de rang face au numéro trois mondial pour Tsonga après celle obtenue en quarts de finale de Wimbledon. Heureux de sa prestation, le Manceau se penche déjà sur son quart de finale face à l'Espagnol Nicolas Almagro. Félicitations Jo-Wilfried, vous avez battu Roger Federer et avec la manière. Oui, avec la manière. Ce soir (jeudi soir), j'ai fait un super match. Je suis très content de ma prestation. J'ai été très agressif dès les premiers points, je suis très bien entré dans la partie. Je sors vainqueur, je suis en quarts de finale où je vais avoir l'occasion de jouer contre un joueur moins bien classé que Roger et donc avoir la possibilité de me qualifier en demi-finale. Jo-Wilfried, sur vos trois victoires contre Roger, est-ce la plus maitrisée ? Oui, je le pense. C'est celle durant laquelle j'ai le mieux joué. J'ai vraiment bien joué ce soir, en me montrant opportuniste, en ne laissant pas passer beaucoup d'occasions. J'ai breaké avant lui, je suis content d'avoir gagné. Le tableau était difficile avec Federer en huitièmes de finale. Je suis en quarts et je vais me reposer pour bien jouer demain. J'espère faire un bon match. Est-ce que cela a été difficile psychologiquement, quelques mois après votre exploit à Wimbledon contre lui, de se dire: il va falloir remettre ça, tenter de le battre à nouveau ? Pas du tout, c'était plus pour moi une rampe de lancement. Depuis plusieurs semaines, plusieurs mois, j'ai mis des choses en place à l'entraînement et, aujourd'hui, ça paie. Je sens bien que ce n'est que le début et qu'il me reste des belles choses à vivre sur le terrain. J'espère que ça va continuer. Vous avez ramené Federer à la réalité. Vous a-t-il paru moins impressionnant ? Non. Tous les joueurs progressent de plus en plus et la compétition est de plus en plus dure. Aujourd'hui, aucun joueur n'est à l'abri. Rafa a perdu, Murray aussi. Il n'y a que Djokovic qui est au-dessus des autres. Ces dernières semaines, les tableaux étaient très ouverts. Cela doit donner des idées ? Oui, je me prépare. Je progresse tous les jours. Je ne suis pas surpris de mon niveau de jeu. "Plus fort que le Tsonga de 2008" Que doit-on faire mentalement pour jouer contre Federer ? Y a-t-il des moments clés où il faut vraiment croire en soi ? Roger a trouvé que vous étiez vraiment en confiance en ce moment. En jouant contre les meilleurs joueurs, à force, on finit par apprendre à contrôler ces moments importants. Il n'y a rien à travailler en particulier. Si les meilleurs sont à ce niveau, ce n'est pas par hasard. Ils savent rester concentrés, ils ne perdent jamais de vue leur but. Dans le deuxième set, j'ai perdu mon service et je me suis dit qu'il était inutile de courir comme un fou sur tous les points. J'ai décidé de jouer mon jeu, d'être agressif, et je pense que cela l'a un peu perturbé. Vous êtes-vous inspiré de Federer ? Pas spécialement. J'ai appris de tous les joueurs mieux classés que moi contre qui j'ai joué. Le jour où je cesserai d'apprendre, j'arrêterai le tennis. Avez-vous senti par moments que vous aviez besoin de surjouer ou avez-vous le sentiment d'avoir joué à votre niveau ? Je n'ai pas surjoué ni pris de risques inconsidérés. Je n'ai pas fait d'aces sur seconde balle ni des frappes de très très loin, ni même des montées en «caleçons» comme je le fais de temps en temps. J'ai juste été solide et j'ai essayé d'imprimer mon jeu tout au long du match. Votre revers semble être devenu un coup important de votre jeu, il a magnifiquement bien fonctionné contre Federer. Depuis quelques mois, j'ai beaucoup amélioré mon revers. On parle de mon coup droit, de mon service, mais je ne fais que très peu de fautes sur mon revers et j'arrive à surprendre l'adversaire. Il complète mon jeu. Il me permet de tenir de longs échanges s'il le faut. Je pense que le Tsonga de ce soir (jeudi soir) est plus fort que le Tsonga de 2008. Pensez-vous avoir un avantage psychologique sur Almagro (il l'a battu quatre fois en autant de rencontres), votre adversaire en quarts ? Non. Il y a toujours un moment où la série est susceptible de s'arrêter. C'est vrai que c'est un joueur contre lequel je me suis toujours imposé mais je vais arriver le couteau entre les dents et me montrer humble en même temps. Je vais prendre le match avec beaucoup de sérieux, j'espère que d'ici là j'aurais bien récupéré.