Tsonga: "J'adore Bercy"

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Tsonga: "J'adore Bercy"
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N°1 français et tout près de se qualifier pour le Masters de Londres, Jo-Wilfried Tsonga entre en lice mardi dans le Masters 1000 de Paris-Bercy contre l'Espagnol Garcia-Lopez. Le Manceau s'est confié sur le site officiel de l'épreuve parisienne à la veille de disputer "un tournoi à part" et explique que l'idée de stopper sa carrière lui "a traversé l'esprit". Mais il veut réaliser un "grand Bercy" pour achever sa saison.

N°1 français et tout près de se qualifier pour le Masters de Londres, Jo-Wilfried Tsonga entre en lice mardi dans le Masters 1000 de Paris-Bercy contre l'Espagnol Garcia-Lopez. Le Manceau s'est confié sur le site officiel de l'épreuve parisienne à la veille de disputer "un tournoi à part" et explique que l'idée de stopper sa carrière lui "a traversé l'esprit". Mais il veut réaliser un "grand Bercy" pour achever sa saison. Vainqueur du tournoi en 2008, Jo-Wilfried Tsonga revient toujours avec grand plaisir à Paris-Bercy. Le n°1 français, qui aime le combat et faire le show, a noué une relation particulière avec le dernier Masters 1000 de la saison. "C'est un tournoi à part. Je l'adore. Il me donne des frissons, reconnaît le Manceau, interrogé par RMC. Je sais que j'en aurai mardi au moment d'entrer sur le terrain. J'ai passé beaucoup de bons moments ici. J'espère en vivre d'autres." Son premier rendez-vous est programmé ce mardi à partir de 19h30 sur le court central face à l'Espagnol Guillermo Garcia-Lopez, un adversaire qu'il a battu en début de saison à Doha. Absent au POPB l'an dernier en raison d'une blessure qui l'avait aussi privé de la finale de la Coupe Davis en Serbie, Tsonga est d'autant plus impatient de retrouver le court central, sur lequel il a "rêvé de jouer, d'avoir le droit au spot de lumière en entrant sur le court. C'est magique. C'est un rêve de gosse qui se réalise à chaque fois". De sa victoire en 2008, après un parcours épatant (victoires sur Djokovic, Roddick, Blake et Nalbandian), il garde des souvenirs impérissables: "C'était tellement extraordinaire en 2008 que je ne me gênerai pas pour revivre un tel moment. J'ai beaucoup d'amis ici. Ma famille était présente. C'était extraordinaire de pouvoir partager cela avec toutes ces personnes. La victoire à Bercy m'a conforté dans l'idée que j'étais capable de rivaliser avec les meilleurs. Je me suis dit aussi que j'étais capable de remporter, un jour, un tournoi du Grand Chelem." "L'idée d'arrêter m'est passée par la tête" En confiance ces dernières semaines, avec deux titres de plus à son palmarès (Metz et Vienne), Tsonga n'a plus qu'un pas à faire pour disputer le Masters de Londres (il est actuellement 7e à la Race). Pourtant, l'idée d'arrêter le tennis lui a traversé l'esprit il y a quelques mois. "C'est vrai. Ça m'est passé par la tête à un moment où ça allait moins bien, concède le Manceau. Ma plus grande richesse est d'être libre. De pouvoir faire ce que je veux. Je ne me sentais pas très bien. L'idée d'arrêter m'est passée par la tête mais, en réfléchissant bien, je me suis rendu compte que j'avais des choses à régler dans mon tennis, et surtout avec moi-même." Il a alors choisi de se séparer en avril dernier d'Eric Winogradsky, son coach depuis plus de sept ans, pour se prendre en mains, seul. Critiqué pour ce choix risqué, Tsonga réalise en réponse une excellente deuxième partie de saison, marquée par une demi-finale à Wimbledon notamment. Dans les bilans post-Roland-Garros, il est le joueur qui a pris le plus de points derrière le fameux "big four" (Djokovic, Nadal, Murray et Federer). "Je suis un homme de défis. Lorsque les médias m'en ont mis plein la tête, cela m'a permis de rebondir. Et de montrer à tout le monde que j'ai fait les bons choix. Ça m'a responsabilisé et permis de m'investir davantage. Je me connais mieux", appuie Tsonga, déterminé. Et d'ajouter: "Le contrat est donc rempli. Mais j'aimerais mettre une cerise sur le gâteau en faisant un grand Bercy."