Tsonga: "Il était sage d'arrêter"

  • A
  • A
Tsonga: "Il était sage d'arrêter"
Partagez sur :

Handicapé par un bras droit douloureux, Jo-Wilfried Tsonga a dû abandonner alors qu'il était mené 6-4, 3-0 par Novak Djokovic en demi-finale du Masters 1000 de Montréal. Face au n°1 mondial, toujours aussi impressionnant, le Français n'avait pas démérité lors du 1er set. Il espère désormais être rétabli pour le Masters 1000 de Cincinnati.

Handicapé par un bras droit douloureux, Jo-Wilfried Tsonga a dû abandonner alors qu'il était mené 6-4, 3-0 par Novak Djokovic en demi-finale du Masters 1000 de Montréal. Face au n°1 mondial, toujours aussi impressionnant, le Français n'avait pas démérité lors du 1er set. Il espère désormais être rétabli pour le Masters 1000 de Cincinnati. Jo-Wilfried, quelle est la raison de votre abandon ? J'ai mal au bras depuis deux ou trois jours, au biceps. A 1-0 au deuxième set, c'est devenu très difficile de bien frapper la balle et suffisamment fort. C'est pourquoi j'ai pris cette décision. Je joue beaucoup en ce moment, avec le double en plus du simple, et du coup, mon bras s'est beaucoup fatigué. Il était donc sage d'arrêter, car il n'y avait aucun espoir que je gagne ce match avec un bras dans cet état là. Est-ce inquiétant à court terme ? Pour la semaine prochaine ? Je préfèrerais bien sûr ne rien avoir, et avoir pu finir ce match. Mais j'ai immédiatement fait une échographie et je n'ai pas de déchirure, rien, seulement de la fatigue. Autrement dit, c'est une contracture, qui nécessite du repos avant le début de Cincinnati. C'est un peu inquiétant car il y a la possibilité de ne pas avoir totalement récupéré avant le début de Cincinnati. Mais ce n'est pas suffisamment grave pour m'arrêter complètement. Y a-t-il un traitement particulier ? Oui, de la glace, des anti-inflammatoires et prendre soin de mon bras. Vous aviez pourtant joué à un niveau très élevé au premier set. Je me sentais bien, je jouais bien. Il ne m'a pas manqué grand-chose pour gagner ce premier set. J'avais l'expérience de jouer contre Novak, et je savais que si je n'étais pas à 100%, je n'avais aucune chance de gagner. J'ai joué à un niveau élevé mais je pense que je peux être encore plus solide sur certains points. Je ne suis pas loin, je dois continuer à travailler. Pourquoi avoir tout de même joué en double vendredi soir (avec Stanislas Wawrinka) ? J'avais mal, mais quand je m'engage à faire quelque chose, je me donne à fond. Le simple est important pour moi, mais si je joue en double, c'est pour le jouer jusqu'au bout. Bien sûr, quand je ne peux plus, je ne peux plus, et contre Novak, ça n'était pas possible pour moi de continuer. "Il n'a pas de faille" Jusqu'à votre abandon, Novak Djokovic jouait de manière formidable. Est-il surhumain ? Il joue très très bien. Ce qu'il fait est incroyable, mais il n'est pas surhumain. Ce n'est pas ça. Il fait tout mieux que les autres. Il ne frappe pas plus fort, ni plus tôt. Mais il est toujours là, il bouge extrêmement bien. C'est épuisant. Il n'a pas les meilleurs retours du circuit, mais il retourne toujours bien, c'est sa régularité qui fait sa force. Il n'a pas de faille. Si ce match avait été une demi-finale de Grand Chelem, auriez-vous aussi abandonné ? Oui. J'aurais été à 6-3, 3-0, sans pouvoir frapper la balle et je n'aurais eu aucune chance de gagner, comme aujourd'hui. Vous parlez de trois jours. N'avez-vous pas senti la douleur, ne vous a-t-elle pas empêché de jouer ? Je sens cette douleur depuis trois jours, mais elle s'est intensifiée progressivement, avec les heures passées sur le court. Je n'ai pas la prétention de battre Novak sans mon bras (rires) ! Beaucoup de spectateurs ont sifflé lorsque vous avez abandonné. Comprenez-vous cette réaction ? Je pense que c'est une bonne chose qu'ils aient sifflé car cela montre qu'ils appréciaient le spectacle, c'est tout (sourire). Ils étaient déçus parce qu'ils en voulaient encore. Pour moi, c'était un compliment.