Tsonga, fini de rigoler

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Tsonga, fini de rigoler
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Après avoir battu des adversaires largement à sa portée, comme Daniel Brands ce samedi en demi-finales (6-2, 7-6), Jo-Wilfried Tsonga s'attaque aux choses sérieuses dimanche avec une finale à disputer contre Juan Martin Del Potro à Vienne. Le Manceau n'a jamais battu l'Argentin en trois confrontations. Il n'aura donc pas le droit à l'erreur s'il veut décrocher son deuxième titre de la saison.

Après avoir battu des adversaires largement à sa portée, comme Daniel Brands ce samedi en demi-finales (6-2, 7-6), Jo-Wilfried Tsonga s'attaque aux choses sérieuses dimanche avec une finale à disputer contre Juan Martin Del Potro à Vienne. Le Manceau n'a jamais battu l'Argentin en trois confrontations. Il n'aura donc pas le droit à l'erreur s'il veut décrocher son deuxième titre de la saison. 100, c'est le classement moyen des joueurs que Jo-Wilfried Tsonga a battus pour se hisser en finale du tournoi de Vienne. Après Jarkko Nieminen (73e) et Xavier Malisse (48e), le n°1 français a dominé ce samedi le qualifié allemand Daniel Brands, 179e à l'ATP, en deux manches (6-2, 7-6). Logique. Ce sera une autre affaire dimanche en finale contre Juan Martin Del Potro, 15e mondial et ancien n°4, qui a fait plier le grand serveur sud-africain Kevin Anderson (6-4, 3-6, 6-4) un peu plus tôt dans l'après-midi. Et pour corser un peu plus le tout, Tsonga n'a jamais trouvé la solution pour contrer l'Argentin en trois confrontations. La dernière en date remonte à Roland-Garros 2009, en huitièmes de finale, et un succès en quatre manches du futur lauréat de l'US Open. Après une année 2010 plombée par sa blessure au poignet, Del Potro retrouve peu à peu son meilleur niveau cette saison, déjà agrémentée de deux nouveaux titres (Delray Beach et Estoril). Tsonga, lui, en a remporté un, le sixième de sa carrière, à Metz il y a tout juste un mois. Mais pour en décrocher un nouveau, il lui faudra montrer de meilleures dispositions que celles entrevues depuis le début de la semaine en Autriche. Poussif, parfois en dilettante, le Manceau a sorti l'argument du manque de matches pour expliquer ces retards à l'allumage aux deux premiers tours. Contre Brands, c'est l'inverse qui s'est produit avec un premier set vite bouclé avant de piétiner dans le deuxième. A Roland-Garros en 2010, Tsonga avait déjà croisé la route de l'Allemand. Un souvenir rude puisqu'il avait lutté pendant cinq manches pour franchir l'obstacle. Son coup d'accélérateur dans le jeu décisif, avec le retour d'une bonne première balle, lui a évité de jouer un nouveau match en trois sets après ceux disputés contre Nieminen et Malisse. Tsonga se contenterait volontiers d'un tel scénario contre Del Potro dimanche.