Tsonga, ça dépend de lui

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Tsonga, ça dépend de lui
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Récent quart de finaliste à l'US Open, Jo-Wilfried Tsonga n'a pas eu le temps de souffler et a rejoint ses coéquipiers de l'équipe de France dès dimanche avant de s'envoler pour Cordoue où se jouera ce week-end la demi-finale de Coupe Davis face à l'Espagne. Le Manceau, n°1 tricolore, devra montrer sur le terrain et face à David Ferrer qu'il est bien le leader du clan tricolore.

Récent quart de finaliste à l'US Open, Jo-Wilfried Tsonga n'a pas eu le temps de souffler et a rejoint ses coéquipiers de l'équipe de France dès dimanche avant de s'envoler pour Cordoue où se jouera ce week-end la demi-finale de Coupe Davis face à l'Espagne. Le Manceau, n°1 tricolore, devra montrer sur le terrain et face à David Ferrer qu'il est bien le leader du clan tricolore. Propulsé numéro un de l'équipe de France en l'absence de Gaël Monfils, Jo-Wilfried Tsonga endosse de sacrées responsabilités pour la demi-finale de Coupe Davis en Espagne le week-end prochain. S'il est considéré comme un leader naturel chez les Bleus, il devra d'autant plus le démontrer face à l'armada espagnole sur la terre battue de Cordoue. Son bilan dans les matches à enjeux est flatteur avec cinq victoires en simple et deux autres en double, mais le Manceau n'a pas affronté des joueurs de la trempe de David Ferrer et Rafael Nadal, les deux Espagnols préposés aux simples ce week-end. Face au n°5 mondial, qu'il devrait rencontrer vendredi, Tsonga reste sur une victoire en trois manches en huitièmes de finale de Wimbledon en juillet dernier (6-3, 6-4, 7-6). Mais un an auparavant, il n'avait pas vraiment existé sur la terre battue de Rome (défaite 6-4, 6-1). Le match contre Ferrer, infatigable combattant du fond du court, capable de tout ramener inlassablement, prend un caractère décisif pour l'issue de la rencontre si l'on considère que Nadal pourrait apporter les deux points de ses deux simples. Si un exploit contre le Majorquin n'est pas à exclure, les Bleus menés 2-0 dès le vendredi soir auraient bien du mal à inverser le sort de cette demi-finale. Contre Ferrer, Tsonga jouerait donc déjà l'avenir de son équipe. A l'entraînement dès dimanche à Cordoue Guy Forget l'a bien compris en ciblant prioritairement une victoire contre le n°2 espagnol et en double. "Le point du double, on se doit de le gagner car autant si Rafael Nadal joue sur terre battue, il est injouable, autant le point du double, on doit le gagner si on veut avoir des chances de s'imposer et essayer de battre le numéro 2 qui est David Ferrer, a détaillé le capitaine de l'équipe de France. Gaël l'a déjà fait par le passé, Jo également sur une autre surface. A nous de battre leur numéro 2 sur terre battue. Après, si quelqu'un arrive à faire un exploit et battre Nadal sur terre, là, vraiment, la portée serait énorme." L'ancien n°1 mondial n'a perdu qu'un match en simple en Coupe Davis, lors de sa grande première dans la compétition en 2004 face à Jiri Novak. Une autre époque. Battu en quarts de finale de l'US Open par Roger Federer jeudi dernier, Tsonga a rejoint des coéquipiers dimanche, après un détour par son domicile de Genève pour attraper ses affaires de terre battue, pour ensuite s'envoler avec la délégation tricolore. Malgré la fatigue et le stress accumulés ces deux dernières semaines à New York, le Manceau a voulu s'imprégner rapidement de l'ambiance Coupe Davis par une première séance d'entraînement au coeur de la plaza de toros de los Califas. Un signe tangible de son implication et de sa motivation à quelques jours de tenter l'exploit de sortir les Espagnols chez eux, ce que personne n'a réussi à faire depuis 1999...