Tsonga, ça déménage

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Tsonga, ça déménage
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Trois sur trois pour Jo-Wilfried Tsonga. Comme lors de ses deux premiers tours à l'US Open, le Manceau s'est qualifié sans laisser filer le moindre set. Samedi soir, le n°2 Tricolore a dominé nettement Fernando Verdasco (6-3, 7-5, 6-4), tête de série n°19. Très solide, Tsonga rejoint les huitièmes de finale, et va maintenant s'attaquer à l'épouvantail Mardy Fish.

Trois sur trois pour Jo-Wilfried Tsonga. Comme lors de ses deux premiers tours à l'US Open, le Manceau s'est qualifié sans laisser filer le moindre set. Samedi soir, le n°2 Tricolore a dominé nettement Fernando Verdasco (6-3, 7-5, 6-4), tête de série n°19. Très solide, Tsonga rejoint les huitièmes de finale, et va maintenant s'attaquer à l'épouvantail Mardy Fish. Si certains Français bien connus ont choisi de quitter New York, Jo-Wilfried Tsonga a décidé de prolonger son séjour dans la Big Apple. Il faut dire que le Manceau se sent un petit peu comme chez lui sur les courts de Flushing Meadows. Trois victoires en trois sets, un peu moins de six heures de jeu total, et voilà le n°2 Tricolore en huitièmes de finale de l'US Open pour la deuxième fois de sa carrière. A voir le niveau de jeu affiché par Tsonga contre Fernando Verdasco, étouffé 6-3, 7-5, 6-4, on se dit que le Sarthois peut voir loin, pour peu que le physique tienne. S'il n'est que 12e au classement ATP (10e si le tournoi s'arrêtait maintenant), Tsonga vaut beaucoup mieux lorsqu'il est en pleine possession de ses moyens. Roger Federer a payé pour le voir à Wimbledon et à Montréal, là c'est Fernando Verdasco qui a essuyé la tempête. On attendra pour (re)parler d'ouragan, mais Tsonga, économe contre Lu puis costaud contre Bubka, a déclenché la foudre à plusieurs reprises contre Verdasco. Au service, le Français a fait parler sa puissance (près de 200 km/h de moyenne en première balle), en atteignant des vitesses (plus de 220 km/h) qui aurait pu décoiffer l'Espagnol, si cela avait été possible. Verdasco n'avait jamais perdu contre Tsonga, leur seule confrontation datant du mémorable Open d'Australie 2009, mais il n'avait pas les armes pour lutter avec un Jo qui va crescendo depuis le début du tournoi. Lundi, ce sera Fish "J'ai fait un super match et, quelque part, je m'y attendais un peu. J'avais fait un bon deuxième tour et je me doutais qu'en lâchant les chevaux, ça pouvait être sympa", a confié le Français après coup. Auteur de 33 coups gagnants, Tsonga a douché les derniers espoirs de Verdasco quand il le fallait, en débreakant immédiatement dans le troisième set quand l'Espagnol avait enfin pris les devants. "Pour battre Fernando, il fallait que je sois au top et je l'ai été. J'ai très bien géré le score, je n'ai pas couru inutilement, je n'ai pas perdu d'énergie. Je travaille beaucoup sur mon attitude. Je ne me sentais pas imbattable c'est d'ailleurs pour cela que j'ai été parfait. C'est en étant posé que je joue mon meilleur tennis. Je suis bien mais je sais que j'ai un adversaire coriace qui se profile." Un certain Mardy Fish. C'est le hic avec Tsonga. S'il est désormais tout proche du Top 8 dans la course au Masters (à 20 points d'Almagro, éliminé), le Sarthois continue de payer sa blessure en fin de saison dernière. Hiérarchie ATP oblige, le Français doit se coltiner un gros morceau dès les huitièmes. A Wimbledon, il avait hérité de Ferrer, morceau plutôt digeste sur gazon. A New York, Tsonga se retrouve contre le meilleur joueur de l'été sur le ciment américiain, d'ores et déjà vainqueur des US Open Series. "Il a été en finale pratiquement sur chaque tournoi sur lequel il s'est engagé (Atlanta, Los Angeles, Montréal), a observé Tsonga, prudent. C'est un super joueur, agressif, qui volleye bien. Ce sera sur un grand court et ça risque d'être la foire avec les gens qui mangeront leur pop-corn et feront du bruit. Mais j'essaierai de m'adapter." D'autant plus vrai que, curieusement, les deux joueurs ne se sont encore jamais affrontés sur le circuit ATP. Rendez-vous lundi soir pour la première.