Trouver le juste milieu

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Trouver le juste milieu
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Les Bleus ne parviennent toujours pas à créer du liant au milieu de terrain, secteur de jeu le plus impuissant mardi lors du match amical contre la Belgique (0-0). Marvin Martin et, à un degré moindre, Yohan Cabaye, ont notamment confirmé qu'il était moins aisé de débuter que d'entrer en cours de jeu. A un peu plus de six mois de l'Euro, les joueurs ne s'alarment pas. Mais les progrès, petit à petit, vont devenir urgents.

Les Bleus ne parviennent toujours pas à créer du liant au milieu de terrain, secteur de jeu le plus impuissant mardi lors du match amical contre la Belgique (0-0). Marvin Martin et, à un degré moindre, Yohan Cabaye, ont notamment confirmé qu'il était moins aisé de débuter que d'entrer en cours de jeu. A un peu plus de six mois de l'Euro, les joueurs ne s'alarment pas. Mais les progrès, petit à petit, vont devenir urgents. S'il y a bien un enseignement à tirer du match amical contre la Belgique, il est gros comme le nez au milieu de la figure: malgré 16 matches sans défaite, les Bleus tâtonnent, et nul ne sait de quelle manière cette équipe saura réagir à l'opposition d'une grande équipe européenne. Si les défenseurs, et notamment Mamadou Sakho, ont plutôt marqué des points mardi, ce n'est pas vraiment le cas des milieux de terrain. Et plus exactement de Yohan Cabaye et de Marvin Martin. Alors que l'entrée du Sochalien s'était avérée décisive face aux Etats-Unis - avec une passe transformée en but par Remy - celui-ci peine à passer le cap des titularisations. Laurent Blanc avait prévenu lundi, et force est de constater que le sélectionneur a été conforté dans son idée, même s'il aurait sans doute préféré se tromper. Plutôt lucide à l'issue de la rencontre, Martin ne s'est pas caché et savait qu'il n'avait pas totalement répondu aux attentes. "Au niveau défensif c'était pas mal, mais offensivement j'aurais pu faire un peu mieux. Ça manquait un peu de mouvement et j'aurais dû être plus disponible. En première période, je redescendais un peu bas pour essayer de toucher un maximum de ballons. En seconde période, j'ai essayé de jouer plus haut et d'être le plus disponible possible. J'aurais pu faire mieux, mais c'est un collectif." Certes, ce n'est pas l'affaire d'un seul joueur, mais c'est justement le problème de l'équipe de France. Personne n'est capable, en démarrant le match, de prendre les commandes et d'orienter le jeu, par ses déplacements autant que par ses passes. Même Samir Nasri, quand il est là, n'y parvient pas pour le moment. Ribéry: "C'est intéressant" Bien sûr, la prestation en demi-teinte des milieux français mardi se justifie aussi par la tactique très au point de la Belgique, qui n'a que très rarement laissé le moindre espace dans sa moitié de terrain. "Il reste du temps jusqu'à l'Euro 2012, indiquait pour sa part Cabaye, un peu plus en vue que Martin car dévolu aussi à la récupération. Il va falloir profiter du moindre instant qu'on aura pour bien travailler ensemble. On a des joueurs qui peuvent mettre un peu de folie. Mais là, c'était compliqué. La Belgique était bien regroupée. Il faut se servir de joueurs comme Ribéry pour progresser dans ce domaine-là." Le Munichois, justement, s'est montré un peu plus en jambes que face aux Américains, mais ce n'était pas non plus la panacée. Toujours pas... "En 4-3-3, comme ça, on se trouve mieux en jeu court, il y a plus de joueurs au milieu de terrain et de mouvements, c'est intéressant, voulait se persuader l'ancien Marseillais. Je sais qu'il y a encore beaucoup de choses à travailler, mais on progresse." Après tout, à l'Euro, certains adversaires feront certainement plus le jeu que la Belgique ou les Etats-Unis, et le milieu français n'aura alors pas du tout le même rôle. Dans ce registre plus défensif, au moins, il y a de la satisfaction, à l'image de l'entrée en jeu convaincante de Maxime Gonalons: "Quand je suis entré sur le terrain, j'ai essayé de faire du mieux possible et je suis plutôt satisfait ce que j'ai réalisé, se réjouissait le Lyonnais, du haut de ses deux sélections. Ce n'est pas facile d'entrer dans un match comme celui-là, il y a beaucoup de rythme et il faut trouver le second souffle. J'ai essayé de bien gérer mes premiers ballons pour me mettre en confiance." Tant mieux pour lui. Et tant mieux pour les Bleus aussi, dans le secteur de la récupération, en vue de matches où les hommes de Blanc devront évoluer plus bas. Mais il est évidemment primordial, au niveau international, de dépasser le simple stade de la contre-attaque.