Triple ban pour les Bulls !

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Triple ban pour les Bulls !
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Les Bulls ont les nerfs solides. Et Derrick Rose. Comme lors des deux premières manches à domicile remportées sur le fil, Chicago a en effet attendu les toutes dernières secondes pour arracher le match 3 de sa série face aux Pacers, la franchise de l'Illinois l'emportant 84-88 en Indiana pour désormais mener 3-0 et leur nouvelle icône faisant oublier sa maladresse d'un soir en inscrivant le panier de la victoire.

Les Bulls ont les nerfs solides. Et Derrick Rose. Comme lors des deux premières manches à domicile remportées sur le fil, Chicago a en effet attendu les toutes dernières secondes pour arracher le match 3 de sa série face aux Pacers, la franchise de l'Illinois l'emportant 84-88 en Indiana pour désormais mener 3-0 et leur nouvelle icône faisant oublier sa maladresse d'un soir en inscrivant le panier de la victoire. Et soudain, Derrick Rose a surgi ! Maladroit comme jamais, incapable d'inscrire le moindre panier depuis la pause et obligé de s'en remettre aux lancers pour faire enfler la marque, le meneur des Bulls a retrouvé le chemin du panier au meilleur moment. A 18 secondes de la fin. Il était alors temps en effet d'entretenir sa légende de futur MVP de la Ligue et d'inscrire le panier de la victoire. Car s'il a une fois encore terminé meilleur marqueur de la rencontre avec ses 23 points, et ce en dépit d'un piètre 4 sur 18 aux tirs, c'est bien cette ultime pénétration et ce layup inscrit main gauche malgré trois défenseurs qui allait faire la différence. Et lui valoir, en plus des habituels «MVP ! MVP !» des fans des Bulls venus en nombre au Conseco Fieldhouse, les félicitations de tous ses partenaires. "Leur défense ne l'a pas laissé respirer. Il a certes été moins en réussite que lors des deux premiers matches, mais il a encore été monstrueux en inscrivant ce panier. Il ne doute jamais et ça nous donne confiance", expliqua ainsi un Kyle Korver également à son avantage avec 10 de ses 12 points inscrits dans le dernier quart. Une confiance également entretenue désormais par trois succès décrochés à chaque fois dans les ultimes secondes. Double-double pour Joakim Noah Car s'ils ont cette fois mené l'essentiel de la rencontre, s'évitant ainsi de devoir finir sur un 16-1 dans les trois dernières minutes pour renverser une situation compromise comme lors du premier match, les hommes de Tom Thibodeau n'ont jamais réussi à créer le moindre écart. Après avoir tenté une échappée au début du deuxième acte, leur avance culminant alors à six unités, Chicago pouvait déjà être heureux de regagner les vestiaires sur la même ligne que leurs hôtes, puis d'attaquer le quatrième acte avec une petite longueur d'avance. Cette fois en effet, les Bulls ne pouvaient pas compter sur leur habituelle domination à l'intérieur pour faire oublier leur maladresse. Non content de faire jeu égal au rebond (42-42), c'est au contraire Indiana qui se montrait à son avantage près du cercle, inscrivant notamment 38 points dans la peinture contre seulement 16 pour les visiteurs. La faute au déchet de Derrick Rose dans ses pénétrations et à la faillite de Carlos Boozer, limité à 4 points à 2 sur 10 aux tirs. Joakim Noah avait beau y aller de son habituel double-double avec 11 points et 10 rebonds, c'est finalement à longue-distance que les Bulls ont dessiné leur victoire. Limités, comme leurs hôtes, à 38% de réussite collective, les joueurs de l'Illinois ont finalement été plus adroits derrière l'arc, rendant un joli 9 sur 20 à trois points tandis que les Pacers calaient à 1 sur 10. Mentions spéciales à Keith Bogans qui a enquillé ses trois tentatives et à Luol Deng, meilleur homme du match avec ses 21 points, 6 rebonds et 6 passes. Danny Granger aurait d'ailleurs pu mériter cette distinction, mais s'il a également inscrit 21 points à 10 sur 21 aux tirs, il a une fois encore été incapable de se montrer décisif dans les ultimes secondes et a notamment manqué le tir primé de la victoire après le nouvel exploit de Derrick Rose. De quoi aviver les regrets, Indiana se retrouvant en effet mené 3-0 sans n'avoir jamais démérité, ni être parvenu à se sublimer dans le money-time. Samedi, il sera déjà l'heure d'éviter un sweep forcément cruel...