Trio royal dans le désert

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Trio royal dans le désert
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Non contents de pouvoir compter sur la présence de Tiger Woods, moyennant un dessous de table conséquent, les organisateurs du Dubaï Desert Classic ont eu la riche idée d'associer lors des deux premiers tours l'ancien n°1 mondial avec les deux hommes qui les précèdent aujourd'hui dans la hiérarchie : Lee Westwood et Martin Kaymer. Huit Français seront aux premières loges de ce spectacle.

Non contents de pouvoir compter sur la présence de Tiger Woods, moyennant un dessous de table conséquent, les organisateurs du Dubaï Desert Classic ont eu la riche idée d'associer lors des deux premiers tours l'ancien n°1 mondial avec les deux hommes qui les précèdent aujourd'hui dans la hiérarchie : Lee Westwood et Martin Kaymer. Huit Français seront aux premières loges de ce spectacle. Son projet ne se résume plus qu'à une seule obsession : gagner. Alors qu'il avait fait de Dubaï le cadre d'un investissement pharaonique d'un milliard de dollars au milieu des années 2000 pour la construction d'un parcours, d'une académie de golf, de 320 villas et d'un hôtel, Tiger Woods est de retour aux Emirats Arabes Unis, toujours attiré par une prime de présence généreuse (estimée à un million de dollars), avec des ambitions plus simples. Passé à côté il y a deux semaines à Torrey Pines lors de son tournoi de reprise (44e, son pire début de saison depuis son passage chez les pros), l'Américain espère retrouver le haut du tableau sur un autre parcours qu'il apprécie pour y avoir gagné à deux reprises, en 2006 et 2008. Les sceptiques sont toujours aussi nombreux. "C'est en progression. Je mets les pièces en place. J'ai vu de bonnes choses lors de mes précédents tournois que je n'avais pas vues au practice. J'ai pu les identifier, travailler dessus et je me sens mieux aujourd'hui", répond le Tigre, persuadé de pouvoir revenir à son meilleur niveau. "J'ai l'impression d'être encore capable de gagner. J'ai déjà connu des périodes de deux ans ou d'un an et demi sans rien faire. Je ne suis pas si vieux. Je pense avoir encore quelques belles années devant moi. Et je n'ai pas toujours gagné. J'ai probablement perdu plus de tournois que j'en ai gagnés. Mais chaque semaine l'objectif est le même et ça n'a jamais changé : gagner." Dubuisson en chef de file Rien de mieux que de partager ses deux premiers tours avec les deux hommes qui le devancent aujourd'hui dans la hiérarchie mondiale, Lee Westwood et Martin Kaymer, pour s'étalonner. Les trois premiers mondiaux dans une même partie, une première sur le circuit européen depuis 17 ans qui ne laisse pas insensible Woods. "C'est excitant", s'exclame-t-il. "C'est un tirage fantastique pour le tournoi et les spectateurs, renchérit l'Anglais. On veut rendre notre sport le plus attractif et le plus clinquant possible. C'est le meilleur moyen pour y arriver. Surtout si nous jouons bien tous les trois." Ce qui est loin d'être gagné... Car l'Américain n'est pas le seul à se chercher en ce début d'année, le n°1 mondial ayant raté la semaine dernière au Qatar son premier cut en un an tandis que l'Allemand ne prenait de son côté que la 28e place. De quoi ouvrir l'appétit des prétendants, de Rory McIlroy à Miguel Angel Jimenez, le tenant du titre, en passant par les Italiens Edoardo Molinari et Matteo Manassero ou encore le Danois Thomas Björn, vainqueur la semaine dernière à Doha. Côté français, ils seront huit aux premières loges, Thomas Levet, Raphaël Jacquelin, Christian Cévaër, Romain Wattel, Grégory Bourdy, Grégory Havret, Jean-Baptiste Gonnet et Victor Dubuisson qui reste sur un Top 10 au Qatar.