Trinh-Duc, deux mois plus tard...

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Trinh-Duc, deux mois plus tard...
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Privé de son ouvreur international pendant deux mois, Montpellier récupère enfin François Trinh-Duc à l'heure d'ouvrir la phase retour du Top 14 mercredi soir face à Biarritz. Le n°10 du MHR, remis d'une déchirure aux ischio-jambiers qui lui a, entre autres, coûté les tests d'automne du XV de France, a faim de compétition. Ça tombe bien, le début d'année sera sans doute décisif pour le club héraultais, surprenant deuxième du championnat de France à l'aube de la 14e journée.

Privé de son ouvreur international pendant deux mois, Montpellier récupère enfin François Trinh-Duc à l'heure d'ouvrir la phase retour du Top 14 mercredi soir face à Biarritz. Le n°10 du MHR, remis d'une déchirure aux ischio-jambiers qui lui a, entre autres, coûté les tests d'automne du XV de France, a faim de compétition. Ça tombe bien, le début d'année sera sans doute décisif pour le club héraultais, surprenant deuxième du championnat de France à l'aube de la 14e journée. Si l'on peut s'exprimer ainsi, François Trinh-Duc s'est peut-être blessé au « meilleur » moment de la saison. Le demi d'ouverture de Montpellier, touché aux muscles ischio-jambiers de la cuisse droite à Bayonne le 30 octobre, a évité, pendant ses deux mois d'indisponibilité, la terrible défaite du XV de France devant l'Australie au Stade de France (16-59) lors du troisième et dernier test-match d'une tournée d'automne qu'il a suivi en spectateur. Pour ce qui est de son club, l'ouvreur international n'a manqué que deux matches de Top 14 dans une période où la Coupe d'Europe s'est invitée au calendrier. Pas inscrit pour le Challenge européen, au même titre qu'une petite dizaine de ses coéquipiers, Trinh-Duc n'a donc manqué à ses partenaires de club que le temps de deux matches, pour un bilan d'une victoire face à Brive et d'une défaite à Toulon. Son retour était néanmoins très attendu du côté de Montpellier qui pourra donc compter sur la vista de son n°10 mercredi face à Biarritz lors du coup d'envoi de la seconde moitié du championnat. Meilleur marqueur des siens lors de la phase aller, avec 63 points répartis en trois essais, six transformations, neuf pénalités et trois drops, l'Héraultais a été, au même titre que Ouedraogo, Gorgodze et Nagusa, l'un des grands artisans du début de saison tonitruant du MHR. Deuxième à mi-championnat, l'équipe dirigée depuis six mois par le duo Galthié-Béchu, préposée l'été dernier à lutter pour le maintien, va désormais devoir confirmer, ce qui ne sera pas le plus simple d'autant plus qu'elle sera attendue un petit peu partout. La bonne période pour briller Le rôle des joueurs cadres, dont fait partie depuis longtemps à Montpellier un Trinh-Duc qui n'a pourtant que 24 ans, sera encore plus primordial lors de la période charnière qui va s'ouvrir avec la réception du BO. Après les Basques, contre lesquels ils avaient manqué le point de bonus défensif d'un rien à l'aller (22-30), les Montpelliérains devront en découdre avec le Racing-Métro, Perpignan, Toulouse et Clermont. Mi-février, il sera donc temps de dresser un bilan au soir de la 18e journée, et si la formation héraultaise sort indemne de cette série infernale, durant laquelle elle avait gagné trois matches sur cinq en début de saison, alors la sensation sera devenue confirmation et une première qualification pour la phase finale envisageable. Une qualification pour jouer la H-Cup, voilà une ambition désormais à la mesure de Trinh-Duc et ses coéquipiers. En fin de contrat en juin, et courtisé, le joueur formé au Pic Saint-Loup pourrait hésiter au moment de décider de son avenir si son club de coeur ne franchissait pas un palier au terme de la saison. Aujourd'hui tout sourit, d'autant que le demi d'ouverture s'éclate dans un style de jeu beaucoup plus aéré que les années précédentes. Si elle possède la meilleure défense du Top 14, Montpellier est devenue une équipe très joueuse, deuxième au classement des essais derrière les feu-follets toulousains, sous la houlette de Fabien Galthié et d'Eric Béchu. Dans ce schéma, le joueur français aux origines vietnamiennes, impatient de regoûter à la compétition, peut affirmer ses qualités de percussion et de passeur, sans oublier de perfectionner un jeu au pied parfois encore balbutiant. Tout ce dont le public du stade Yves-du-Manoir a hâte de retrouver mercredi soir en guise de cadeau de Noël.