Trinh-Duc: "Ce n'est pas volé"

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Trinh-Duc: "Ce n'est pas volé"
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Ses entraîneurs, à l'image d'Eric Béchu, n'en finissent plus de s'extasier devant sa capacité à élever son niveau de jeu au cours de ces phases finales. En dépit d'un carton jaune sévère en seconde période, François Trinh-Duc a encore marqué de son empreinte la qualification historique de Montpellier aux dépens du Racing (26-25) pour la première finale du Top 14 dans l'historie du club héraultais. L'ouvreur des Bleus s'affirme encore un peu plus.

Ses entraîneurs, à l'image d'Eric Béchu, n'en finissent plus de s'extasier devant sa capacité à élever son niveau de jeu au cours de ces phases finales. En dépit d'un carton jaune sévère en seconde période, François Trinh-Duc a encore marqué de son empreinte la qualification historique de Montpellier aux dépens du Racing (26-25) pour la première finale du Top 14 dans l'historie du club héraultais. L'ouvreur des Bleus s'affirme encore un peu plus. François, est-ce que vous réalisez vraiment la portée de votre performance ? On essaye de profiter du moment et de réaliser, mais ce n'est pas vraiment pas facile parce qu'on n'a jamais connu ça. Peut-être qu'on réalisera demain (dimanche) au réveil... Toute la saison, on a eu des rebondissements sur tous les matches, aujourd'hui encore. On était fébriles au début du match, fébriles quand on avait de l'avance ; on n'a pas l'habitude de gérer ce genre de situation. Au final, c'est gagné, on a tout donné. Vous sentez qu'un formidable engouement est en train de prendre autour du rugby et de votre équipe à Montpellier ? Oui, il n'y a qu'à voir le public qui était présent pour nous et pour ce match à Marseille, même si c'est à côté. On espère qu'ils seront toujours aussi solidaires pour venir nous voir à Paris, aussi supporters derrière nous pour nous soutenir dans les bons, mais aussi comme dans les moments plus difficiles. "Il ne fallait pas gamberger" Dans quel état d'esprit étiez-vous personnellement à l'heure de jouer cette première demi-finale dans votre jeune carrière ? J'ai connu des matches plus tendu, plus stressé. On n'avait rien à perdre, le public était pour nous. Je faisais confiance à mes avants, à notre jeu qu'il suffisait de développer pour se lâcher et jouer naturellement. Dites-nous ce qui s'est passé dans le groupe quand le Racing reprend l'avantage dans cette fin de match échevelée... C'est compliqué, on prend cet essai, on perd de deux points, mais on récupère bien le renvoi. On n'a rien à perdre, donc on joue tout et on récupère cette pénalité sur laquelle notre buteur (Bustos Moyano) ne tremble pas. C'est une machine, vu la physionomie du match, je pense que ce n'est pas volé. Sur votre carton jaune, votre équipe concède un nouvel essai: c'est un terrible sentiment d'impuissance à cet instant ? C'est surtout d'avoir lâché mes coéquipiers, qui ont été solidaires, mais qui malgré tout prennent un essai. C'est compliqué, mais il ne fallait pas gamberger, je savais que j'allais rentrer et qu'il restait un peu de temps, presque vingt ou vingt-cinq minutes. Il fallait essayer de redonner du dynamisme et de l'enthousiasme, ne pas baisser la tête après cet essai. Il faudra faire attention à la discipline... On fait beaucoup de fautes, notamment en début de match, on est trop fébriles, un peu stressé, en finale, ça ne pardonnera pas ; il faudra régler ce problème de discipline. Trop d'envie peut-être... Toulouse vous attend désormais en finale : que vous a inspiré la performance du Stade en demi-finale face à Clermont ? Le Toulouse des grands soirs. Des points faibles ? Non, comme ça, je n'en vois pas. On a une semaine pour l'étudier. Leur charnière? A la fois jeune et expérimentée avec David, ce n'est pas leur point faible.