Triaud : "maintenant, il faut réagir"

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Triaud : "maintenant, il faut réagir"
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LIGUE 1 - Le président bordelais n'est pas amer après l'élimination de son club par Lyon.

LIGUE 1 - Le président bordelais n'est pas amer après l'élimination de son club par Lyon. Interrogé jeudi soir dans Europe 1 Foot sur le sentiment qui l'habitait au lendemain de l'élimination en demi-finales de la Ligue des champions par Lyon (1-3, 1-0), le président bordelais Jean-Louis Triaud a joué le contre-pied. "Il y a d'abord la satisfaction d'avoir gagné ce match retour et un peu de frustration pour l'élimination de la compétition. Si Bordeaux s'était qualifié, ça n'aurait pas été injuste, mais les barres transversales étaient lyonnaises." Pour les Girondins et leur président, qui restaient sur trois défaites consécutives, cette victoire face à l'OL, même s'il n'y a pas la qualification au bout, a été plutôt rassurante dans le contenu. "C'était un match important pour se redonner confiance. Ce qui aurait été épouvantable, c'est d'avoir mené 2-0 et d'en prendre un à la 90e. On n'a jamais été en position de se qualifier, donc c'est moins difficile à encaisser." "En Championnat, on avait peut-être trop de points d'avance" De fait, le président Triaud a d'ores et déjà appelé à soutenir l'OL en demi-finales. "Lyon reste un beau vainqueur, ils ont su gérer. Ce qu'on ne saura jamais, c'est comment aurait été l'équipe de Lyon au retour avec un score de 3-2 à l'aller... Sur l'expérience, c'est incontestable, ils ont été supérieurs, mais l'écart sur les deux matches, ça reste un but. L'expérience a prévalu sur l'avantage de recevoir au match retour. Mais, je vous le répète, je suis ravi que Lyon soit qualifié. Des erreurs, il y en a." Et parmi ces erreurs, le président des Girondins garde en tête le penalty accordé à l'OL à l'aller mais également l'arbitrage, mercredi soir, de l'Espagnol M. Mallenco. "L'arbitre, basque je crois, nous avait déjà expulsé un joueur contre l'AS Rome, la saison dernière (en phase de poules, 2-0 ndlr). Là, il aurait pu mettre deux cartons jaunes (à Aly Cissokho)." Plus que sur cette double confrontation face à Lyon, Jean-Louis Triaud digère plus difficilement les mauvais résultats enregistrés à domicile par les Marine et Blanc en championnat cette saison (défaites face à Valenciennes, Auxerre et Monaco, matches nuls contre Boulogne et Montpellier, ndlr) et ce "relâchement" qui a pu être celui des joueurs après la trêve. "On avait peut-être trop de points d'avance. On ne va pas dire que les joueurs se sont vus trop beaux, mais probablement qu'ils se sont relâchés. C'était trop facile. Dans l'adversité, on n'a pas su réagir, parce qu'on n'avait pas l'habitude d'être contrarié sur le terrain. (...) Maintenant, il faut réagir et je crois qu'on a les moyens de réagir." Ecoutez l'interview de Jean-Louis Triaud sur Europe 1: Concernant l'avenir, Jean-Louis Triaud préfère évoquer le match à Paris, samedi (21h00), "très important" selon lui, plutôt que les transferts à venir au sein de l'effectif bordelais, à commencer par Marouane Chamakh. Le président craint-il une démobilisation de son joueur, annoncé à Arsenal ? "Marouane, vous le mettez sur un terrain, et il va se donner à fond, même pour un match amical." La future destination de Laurent Blanc pose-t-elle un problème ? "Avec Laurent, c'est très simple, c'est un sujet qu'on n'aborde jamais. Il a signé un contrat avec les Girondins." Guillaume Hoarau serait-il un bon remplaçant de Marouane Chamakh ? "Il faut s'adresser à Laurent Blanc. Et je crois que Hoarau, sa clause libératoire est trop faible." Ironique, le président bordelais continue à l'être, en dépit du risque de tout perdre cette saison. "Par rapport aux objectifs de la saison, on n'a rien perdu, au contraire, on a gagné. (...) En Ligue des champions, personne ne nous voyait aller en huitièmes avec le groupe qu'on avait. En Coupe de la Ligue, on est allé en finale. La Coupe de France, c'est peut-être notre seul échec (éliminé à domicile en huitièmes de finale par Monaco, ndlr). Car en Championnat, jusqu'à nouvel ordre, on est dans la course pour le podium. Si on gagne notre match en retard (au Mans, le 14 avril ndlr), on sera au même niveau que Marseille." Mais avant Le Mans, il y a le Parc, pour un match charnière dans la saison des Girondins.