Triaud: "La question ne se pose pas"

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Triaud: "La question ne se pose pas"
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Jean Tigana et Bordeaux, ce n'est pas (encore) fini. Au surlendemain de l'élimination de Bordeaux à Angers en 16e de finale de la Coupe de France (1-0), le président Jean-Louis Triaud a déclaré lundi, à propos d'un éventuel départ de son entraîneur: "Il a encore 18 mois de contrat avec Bordeaux. La question ne se pose pas." Le technicien des Girondins doit cependant trouver des solutions d'urgence avant la venue de Nice à Chaban-Delmas...

Jean Tigana et Bordeaux, ce n'est pas (encore) fini. Au surlendemain de l'élimination de Bordeaux à Angers en 16e de finale de la Coupe de France (1-0), le président Jean-Louis Triaud a déclaré lundi, à propos d'un éventuel départ de son entraîneur: "Il a encore 18 mois de contrat avec Bordeaux. La question ne se pose pas." Le technicien des Girondins doit cependant trouver des solutions d'urgence avant la venue de Nice à Chaban-Delmas... Un sursis d'une semaine, voire plus pour Jean Tigana ? Au surlendemain de l'élimination de Bordeaux en 16e de finale de la Coupe de France à Angers (1-0), la question de l'avenir de l'ancien international reste posée du côté du Haillan qui a connu dimanche des débordements, avec des tags sur le centre d'entraînement réclamant la démission de l'intéressé, ce qui a conduit le club à réagir via un communiqué appelant au calme: "Le Club comme ses supporters déplorent les résultats de l'équipe. On comprend qu'ils manifestent leur déception sans pour autant accepter toutes formes de violence ou de vandalisme. Ces agissements ne peuvent être le fait d'authentiques fidèles." Lundi, alors que des rumeurs circulent déjà quant à d'éventuels successeurs (les anciens de la maison, Ricardo, Rolland Courbis, Elie Baup, Michel Pavon, ou tout ce que le marché compte d'entraîneurs libres...), Jean-Louis Triaud, pressé de questions au Haillan, a fini par éteindre, au moins provisoirement, l'incendie, en répondant, à propos d'un éventuel licenciement de Tigana: "Jean Tigana est aux Girondins de Bordeaux. Il a un an et demi de contrat, et la question ne se pose pas de le remplacer", a-t-il confié à l'agence Reuters. Et le président bordelais de revenir sur le discours qu'il venait de tenir aux joueurs: "J'ai demandé comment on ne peut pas battre une équipe classée 15e en Ligue 2 et qui n'a gagné cette saison que six matches. On a voulu provoquer la communication puisque c'est un groupe qui a pas mal d'inaptitudes en ce domaine". Triaud: "J'attends des victoires" Reste qu'on peut se demander si ce discours ne cache pas une manière pour les dirigeants girondins de se donner du temps, histoire de faire le tour des éventuels prétendants à la succession de Jean Tigana, dans la mesure où il semble clair que le message de l'entraîneur girondin ne passe pas au sein d'un groupe qui a vécu ces derniers temps pas mal de soubresauts, entre malaise plus que perceptible du capitaine Alou Diarra et déclarations tapageuses dans la presse de l'attaquant nigérien Moussa Maazou, prié par la suite de s'excuser publiquement. Bordeaux va mal, son jeu collectif est proche du néant, son entraîneur "abattu", comme il l'a reconnu après le revers à Angers, bref, à moins d'un miracle ou d'une vraie prise de conscience collective matérialisée par des résultats immédiats, difficile d'imaginer que l'avenir des Girondins passe par Jean Tigana... Jean-Louis Triaud prévient d'ailleurs: "J'attends des victoires car il n'y a pas de fatalité à accepter les mauvais résultats et que c'est un groupe qui a un potentiel bien supérieur à ce qu'il montre". Autant dire que tout autre résultat dimanche qu'une victoire sera cette fois synonyme de couperet.