Tremblay n'a pas tenu

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Tremblay n'a pas tenu
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Battu au match aller (28-30), Tremblay n'est pas passé loin de l'exploit vendredi à Cologne, lors de sa finale retour de la Coupe des Coupes, face à Gummersbach. Après avoir mené une large partie du match, et après avoir compté jusqu'à six buts d'avance en milieu de seconde période, les Franciliens ont craqué sur la fin, pour finalement terminer sur un match nul (26-26).

Battu au match aller (28-30), Tremblay n'est pas passé loin de l'exploit vendredi à Cologne, lors de sa finale retour de la Coupe des Coupes, face à Gummersbach. Après avoir mené une large partie du match, et après avoir compté jusqu'à six buts d'avance en milieu de seconde période, les Franciliens ont craqué sur la fin, pour finalement terminer sur un match nul (26-26). On ne sait pas si les regrets tremblaysiens seront éternels, mais ils seront certainement difficiles à effacer. Battu de deux buts à domicile au match aller, Tremblay est en effet passé tout prêt de l'exploit, vendredi, en obtenant le match nul face à Gummersbach (26-26). Mais le résultat brut ne parle pas. Car ce match retour, la troupe de Stéphane Imbratta semblait l'avoir bien en main, prête à devenir la troisième équipe française à remporter une coupe européenne, après l'OM-Vitrolles en 1993 (Coupe des Coupes), et Montpellier en 2003 (Ligue des champions). Au lieu de cela, le club allemand conserve un trophée acquis l'an passé. Remontés comme des coucous suisses, les partenaires de Romain Guillard ont en effet attaqué le match pied au plancher, prêts à répondre au défi physique imposé par Gummersbach. Après quinze minutes passées à se jauger (5-5, 15e), les Tremblaysiens passent alors la surmultipliée, notamment grâce à une grosse défense, et à quelques contre-attaques assassines (11-7, 25e). Guillard gère parfaitement son affaire en attaque, et Pocuca est encore bien en place dans son but (15-10, 30e). A la pause, le navire semble donc bien embarqué, prêt à résister aux vagues adverses. Comme prévu, les Allemands reviennent motivés du vestiaire et imposent une défense étagée et agressive qui gêne considérablement les offensives dyonisiennes (14-16, 37e). Mais l'ardeur des coéquipiers de Geoffroy Krantz ne dure qu'un temps, et Guillard (9 buts au final) et Ostetag (5 buts) s'en donnent à coeur joie (21-15, 43e). Six buts, un gouffre. Pas assez pour résister à l'ultime assaut allemand, lancé à dix minutes du terme, porté par la ferveur de la Köln Arena. Bingo pète alors un plomb et se fait exclure (51e), et entraîne tout l'édifice tremblaysien avec lui (26-26, 60e). Une attitude sans doute indigne de son statut d'international. Mais l'heure n'est pas au bilan. Juste à la déception.