Traille: "Je serai à 100 %"

  • A
  • A
Traille: "Je serai à 100 %"
Partagez sur :

Absent des terrains depuis de longues semaines en raison d'une déchirure sous un pied, qui l'a une fois encore privé de la fin de saison, Damien Traille est réapparu en ce début de semaine, à Marcoussis, pour y sacrifier à son premier stage de préparation à la Coupe du monde. Le Biarrot affirme qu'il sera fin prêt pour le coup d'envoi de la préparation fin juin.

Absent des terrains depuis de longues semaines en raison d'une déchirure sous un pied, qui l'a une fois encore privé de la fin de saison, Damien Traille est réapparu en ce début de semaine, à Marcoussis, pour y sacrifier à son premier stage de préparation à la Coupe du monde. Le Biarrot affirme qu'il sera fin prêt pour le coup d'envoi de la préparation fin juin. Damien, êtes-vous aujourd'hui à 100% après votre blessure ? 100%, non. Mais j'ai repris la course il y a quinze jours, j'ai fait un travail de musculation du bas. C'est une bonne reprise, je serai à 100% pour le début de la préparation. Votre blessure est désormais oubliée ? Oubliée, non, il y a toujours quelques douleurs qui sont là. Mais de retrouver le terrain, trottiner, courir, participer avec les autres, c'est déjà que la blessure est assez lointaine et ça présage d'un bon avenir. Etait-ce un moment compliqué pour vous ? Un moment compliqué, oui, sachant que ça fait deux ans de suite que je rate les fins de saison. Je rate les meilleurs moments entre guillemets. Tout au long de ma carrière, j'ai toujours voulu m'entraîner, je ne me suis pas assez écouté. Aujourd'hui, je paye toutes ces bêtises que j'ai pu faire auparavant. Il y a des fois où je me suis entraîné alors que j'étais blessé. Cela passait parce que j'étais plus jeune et que je récupérais plus vite. Aujourd'hui, je les cumule un peu. J'espère que c'est maintenant le passé toute ces blessures et que je vais pouvoir faire une bonne préparation pour la Coupe du Monde et pour après, la suite de la saison avec le club. "Pas question dans un groupe de faire des clans" Sébastien Chabal n'a pas été retenu pour la Coupe du Monde (voir par ailleurs), c'est votre coéquipier biarrot Raphaël Lakafia qui prend sa place. Est-il demandeur de conseils, est-ce que vous lui en donnez ? Oui, bien sûr. On essaie de l'aider, il se posait pas mal de questions avant de monter à Marcoussis. On l'a appelé, on l'a rassuré. Il s'est mis un peu de pression la veille, il nous a dit qu'il n'avait pas très bien dormi. C'est tout nouveau, ça lui fait bizarre. On essaie de le mettre dans les meilleures conditions. Ces jours de stage vont lui faire du bien, ça va lui permettre de se mettre dans l'ambiance, même si tout le groupe n'est pas là. Ca va le mettre un petit peu dans le bain avant le début de la préparation, où ce serait beaucoup plus difficile, et physiquement, et tout autour, avec la pression qu'il y aura. Raphaël nous a dit qu'il n'y avait pas eu d'accueil particulier qui lui avait été réservé ? On ne peut pas le faire en comité restreint. Mais s'il demande à être bizuté, on peut le faire (sourire). C'est vrai qu'on n'y a pas pensé, à faire un petit comité pour voir si on fait un petit bizutage pour les nouveaux. C'est important dans un groupe d'avoir une bonne ambiance en dehors du terrain, cela se ressent automatiquement après sur le terrain. On va passer pas mal de temps ensemble, il faut que l'on soit solidaire entre nous. Une Coupe du Monde, c'est une aventure exceptionnelle, il faut la vivre, et ne pas la subir. Passer encore trois mois de plus avec des Biarrots, ce n'est pas un peu beaucoup pour vous ? Avec certains, oui, peut-être (sourire). Mais là on va être six sur trente deux, on va donc être une minorité. Cela va faire du bien de se retrouver aussi quelques fois entre nous et de partager aussi avec les autres, parce qu'il n'est pas question dans un groupe de faire des clans. Quel est votre premier souvenir en Coupe du Monde ? Ça date, c'était en 2003 ! En tant que spectateur, s'il y a une image, c'est la victoire de la France contre les Blacks. C'était un match exceptionnel, on se rappelle toujours de ça. Pour moi personnellement, l'arrivée là-bas en Australie, avec tout l'engouement qu'il y avait autour, la première entrée sur la pelouse. Une Coupe du Monde, c'est fabuleux à vivre, j'ai eu la chance d'en jouer plusieurs et ceux qui vont vivre leur première, il faut en profiter au maximum. C'est ce qui se fait de mieux cette compétition et comme j'ai dit, il faut la vivre, profiter pleinement et ne pas subir l'évènement. "Quelque chose de grand à faire en Nouvelle-Zélande" Qu'est-ce qu'il vous reste de 2003 ? De la déception. Personnellement, ça n'avait pas été une très bonne Coupe du Monde, parce que j'avais joué entre guillemets les matches de seconds couteaux. Mais c'est toujours un honneur de faire partie du groupe du XV de France pour jouer une Coupe du Monde, ça restera toujours gravé dans la carrière d'un sportif. Et 2007 ? En 2007, il y a eu des bons moments avec la victoire contre les Blacks et des moins bons avec la défaite contre les Anglais. C'est toujours pareil, les aventures, il y a toujours des victoires et des défaites. Mais on espère que sur celle là, il y aura plus de victoires que de défaites. Ce match à Cardiff où vous éliminez les Blacks, il va rester ? Oui, bien sûr, c'est un match qui va rester. Eliminer les Blacks en quart de finale de la Coupe du Monde, ce n'est pas rien. C'était à Cardiff, on aurait bien aimé le partager en France, mais le quart de finale a voulu que ça se joue là-bas. On espère revivre des grands moments, notamment en Nouvelle-Zélande dans quelques mois. Qu'est-ce qu'il manque à l'Equipe de France pour décrocher un titre mondial ? La constance dans les résultats. On l'a prouvé, quand on est sérieux, appliqués, l'Equipe de France peut battre n'importe qui. Et quand elle a décidé de faire chacun des siennes, on est capable du pire, de prendre cinquante, voire plus, contre les Australiens, de perdre en Italie. C'est un petit peu le mal français, la constance des résultats. Justement, là on va avoir deux mois de préparation entre nous où l'on va se créer un groupe avec tout le staff, tous les dirigeants pour vivre cette aventure, et je pense qu'il y a quelque chose de grand à faire en Nouvelle-Zélande.