Traille dans le vif...

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Traille dans le vif...
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Tout au long de cette VIIe Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. Si les Bleus cherchent à positiver malgré le revers face aux All Blacks (37-17), il en est un, Damien Traille, pour ne pas le citer, qui victime du coaching précoce de Lièvremont, cache mal son amertume. Mermoz répond aux provocations de Smith, les Boks font forte impression sur Lièvremont et Palisson postule pour les Tonga.

Tout au long de cette VIIe Coupe du monde, notre site vous fait vivre au plus près de l'équipe de France. Tout ce qu'il faut savoir de l'actualité tricolore est à suivre au quotidien dans le Journal des Bleus. Si les Bleus cherchent à positiver malgré le revers face aux All Blacks (37-17), il en est un, Damien Traille, pour ne pas le citer, qui victime du coaching précoce de Lièvremont, cache mal son amertume. Mermoz répond aux provocations de Smith, les Boks font forte impression sur Lièvremont et Palisson postule pour les Tonga. Trois remplacements d'un coup d'un seul à la pause : une rareté en équipe de France, sous l'ère Lièvremont, qui samedi, à l'Eden Park, à l'issue d'une première période conclue sur le score déjà sans appel de 19 à 3 et trois essais à rien, aura été fatale à trois Tricolores, Luc Ducalcon, Louis Picamoles et Damien Traille. Si le pilier castrais, de par son statut de doublure au sein du groupe, restera muet, les deux autres sacrifiés de la pause n'auront pas caché leurs états d'âme devant ce qu'il convient d'apprécier comme un coaching sanction de la part de Marc Lièvremont. Si Picamoles, tout en regrettant cette décision, gardait une certaine mesure et préférait s'en prendre à lui-même (voir Picamoles: "Je suis énervé..."), l'arrière Damien Traille, pourtant auteur d'une première période très difficile, ne cachait pas son incompréhension. Joueur le plus capé du groupe France en Nouvelle-Zélande, le Biarrot, du haut de ses 85 sélections, affichait même sa colère: "J'ai les boules, lâchait-il, à chaud, mâchoire serrée. Quand on est sorti à la mi-temps et qu'on n'a pas d'explication, c'est dur. Je considère ça comme une sanction. C'est la première fois qu'on me sort à la pause et quand on est compétiteur, c'est compliqué. Pour la confiance, ce n'est pas évident non plus." Il tentait bien de donner le change, mais le coeur, à l'évidence, n'y était pas: "Je suis un compétiteur, j'ai déjà reçu des claques et je vais me relever." Durant la semaine, Traille avait rappelé qu'il avait accepté sans broncher que le sélectionneur le fixe à l'arrière pour ce Mondial. Son désaveu semble le toucher d'autant plus: "J'ai joué partout et nulle part dans cette équipe. Il y a un manque de repères, un problème de confiance individuelle et d'automatismes. Par exemple, pendant le match, on annule une combinaison et, finalement, on la joue. Résultat, je suis mal placé sur l'action." Les mots employés ne sont pas neutres, ils dénoncent un malaise. Mais déjà Traille tente de rectifier le tir, conscient qu'il joue un jeu dangereux: "Mais c'est le staff qui décide, nous, on s'adapte." Plus tant que ça, à l'évidence... Mermoz et l'avocat Smith S'il s'est autorisé "une petite part d'égoïsme", selon ses propres termes, sur le premier des deux essais français inscrits samedi, à l'Eden Park, face aux All Blacks (37-17), Maxime Mermoz a pu faire connaissance à cette occasion avec l'une des figures de l'équipe néo-zélandaise, le trois-quarts centre Conrad Smith, qui n'a visiblement guère apprécié le plongeon du Catalan dans l'en-but néo-zélandais et lui a signifié: "Ça l'énervait peut-être de voir que j'étais content, explique Mermoz. Dès le début, il rigolait parce qu'on n'était pas à cinq mètres sur les mêlées d'après lui, Je pense que c'est dans son tempérament. C'est sûrement son côté avocat... (Conrad Smith est diplômé d'une école de droit, ndlr)". Lièvremont a goûté les Boks Invité dimanche, en conférence de presse, à désigner les formations qui depuis le coup d'envoi de cette Coupe du monde l'avait marqué de manière positive, Marc Lièvremont a avoué avoir été séduit par les trois premières sorties des champions du monde sud-africains: "J'ai trouvé ces Sud-Africains contre les Fidjiens, puis contre les Namibiens, impressionnants, très impressionnants même." Quoi de neuf, Doc' ? "Alexis est compétitif." Marc Lièvremont, le sélectionneur du XV de France, l'a annoncé ce dimanche, Alexis Palisson, seul Tricolore (à l'exception de Jean-Marc Doussain, appelé de dernière minute, ndlr) sans temps de jeu depuis l'arrivée des Bleus en Nouvelle-Zélande en raison d'une déchirure au psoas, contractée dès les premiers jours, postule pour le dernier match de poules face aux Tonga, dimanche, à Wellington. Une chance existe de voir le pilier Nicolas Mas intégrer la feuille de match, même si la prudence est de mise: "Il est certain qu'on ne prendra pas le moindre risque, à savoir lui faire reprendre l'entraînement deux jours avant le match." Quant à François Trinh-Duc, proche du KO face aux Blacks, "il était secoué, on a échangé après, ça allait...", a précisé le coach, réfutant la perte de connaissance de son ouvreur: "Il y a une distinction entre une perte de connaissance et une perte de mémoire de quelques minutes." VENDREDI: Quelle réponse des Bleus au haka ?