Traille: "Ce n'est pas à mon âge..."

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Traille: "Ce n'est pas à mon âge..."
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Qualifié de joueur protée du XV de France, tout à la fois capable d'évoluer à l'ouverture, à l'arrière ou au centre, Damien Traille change une troisième fois de poste en trois matches pour faire son retour en premier centre. Le Biarrot s'en accommode, persuadé que cette polyvalence l'a plus servi que l'inverse. Et se réjouit d'être associé à Aurélien Rougerie contre l'Irlande.

Qualifié de joueur protée du XV de France, tout à la fois capable d'évoluer à l'ouverture, à l'arrière ou au centre, Damien Traille change une troisième fois de poste en trois matches pour faire son retour en premier centre. Le Biarrot s'en accommode, persuadé que cette polyvalence l'a plus servi que l'inverse. Et se réjouit d'être associé à Aurélien Rougerie contre l'Irlande. On vous a vu à l'ouverture contre l'Australie, à l'arrière contre l'Ecosse. Vous serez au centre contre l'Irlande. Et à l'aile face à l'Angleterre ? Ça va faire trop tard... Je suis trop vieux (sourire). Au centre, c'est peut-être là où je suis le plus à l'aise, du moins où j'ai joué le plus souvent, que ce soit en club ou en équipe de France. Après, les repères, ce sont toujours les mêmes. Les lancements sont les mêmes. Il n'y a pas de grand chamboulement par rapport à tout ça. Plus qu'un trois-quarts, Marc Lièvremont vous qualifie de cinq-huitièmes... Oui, dans le jeu au pied, je vais être capable de suppléer François (Trinh-Duc) sur les lancements du jeu, dans l'occupation. On va pouvoir se répartir les tâches. Mais ce n'est pas prévu qu'on change de place avec François. Aujourd'hui, François remplit totalement le rôle, on n'a pas besoin d'alterner. Pour le sélectionneur, vous êtes actuellement en forme, aussi bien dans la tête que dans votre corps. Vous confirmez ? Ça n'a rien à voir... Je suis beaucoup mieux qu'en novembre. Le moral vient aussi du physique. Et en novembre, j'étais arrivé sans être prêt physiquement et c'était difficile pour moi de tout gérer, que ce soit ce nouveau poste ou ma condition physique. Aujourd'hui, avec deux mois de compétition en plus, c'est beaucoup plus facile de s'exprimer et d'oser. "Je n'ai jamais fermé la porte à quoi que ce soit" Il a ajouté qu'il était content quand vous jouiez... C'est bien qu'il dise ça. J'espère qu'il ne dira pas le contraire bientôt (sourire). Je suis satisfait qu'on me fasse confiance aussi en premier centre. En voyant la liste, je ne pensais pas rejouer au centre, sachant qu'il y avait de quatre centres appelés. Je « profite » de la blessure de Max (Mermoz), pour qui je suis désolé parce que ce n'est jamais évident ces périodes, je suis déjà passé par là. Aujourd'hui, je suis de retour au premier centre. J'avais dit : « 10 contre l'Australie, 15 contre l'Ecosse, et peut-être 20 ou 21 contre l'Irlande ». Finalement, je redescends. On me chambre pas mal par rapport à ça. Faites-vous contre mauvaise fortune bon coeur de cette polyvalence ? Ça serait dommage de râler par rapport à ça. J'ai la chance de jouer et que l'on me fasse confiance. Donc, je suis épanoui comme si c'était l'une de mes premières sélections. J'ai envie de prendre du plaisir. Ce n'est pas maintenant que je vais me fixer à un poste. Si j'avais dû le faire, j'aurais dû le faire bien avant. Cette polyvalence a été bénéfique, elle m'a permis de jouer souvent. Donc aujourd'hui, à 31 ans, ce n'est pas maintenant que je vais dire : « je veux jouer là ». Vous aviez exprimé de vous fixer à l'ouverture en club en début de saison... Non, j'ai dit que je voulais jouer plus souvent en 10. Mais je n'ai jamais fermé la porte à quoi que ce soit. Heureusement d'ailleurs... Dimanche, vous serez aligné au centre avec Aurélien Rougerie, un ancien ailier... Oui. C'est pas mal pour les repères... Plus sérieusement, ça fait un moment qu'Aurélien joue au centre, ce n'est pas une nouveauté pour lui. Et puis, tant qu'on est imprégné du style de jeu, on s'adapte à sa place sur le terrain. Aurélien apporte beaucoup, tant offensivement que défensivement. C'est quelqu'un de rassurant, quelqu'un qui a l'expérience des grands rendez-vous. C'est un homme important dans une ligne de trois-quarts. Et je pense que nous sommes complémentaires. On peut alterner le jeu, utiliser son pied gauche, un atout essentiel dans une ligne. Et puis, il a cette formation d'ailier qui lui permet d'attaquer la ligne et de prendre les intervalles. Vous avez connu des problèmes défensifs face à l'Ecosse. Dans ce contexte, n'est-ce pas problématique de présenter face à l'Irlande une paire de centre toute neuve face à un tandem expérimenté ? Le système de défense, que ce soit un joueur ou un autre, reste le même. Après c'est l'implication, l'application, l'agressivité qu'on va y mettre. Après, les automatismes viennent de la communication qu'on aura entre nous, on doit se faire confiance.